Choc (médecine)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir État de choc.
Choc
Classification et ressources externes
CIM-10 many incl. R57
CIM-9 785
DiseasesDB 12013
MedlinePlus 000039
eMedicine emerg/531  med/285emerg/533
MeSH D012769
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En médecine, le choc est défini par un apport insuffisant de sang riche en oxygène aux cellules du corps. Il peut évoluer vers le collapsus cardiovasculaire, puis la mort.

Définition clinique chez l'homme[modifier | modifier le code]

C'est la survenue d'une pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg (ou d'une diminution de 30 % de la pression artérielle systolique chez l'hypertendu), persistant malgré un remplissage vasculaire en l'absence de signes d'insuffisance gauche.

Clinique[modifier | modifier le code]

Les signes à rechercher sont :

Signes de gravité :

Biologie :

On distingue parfois quatre degrés d'état de choc[1].

Degrés d'état de choc pour un adulte de 70 kg
Degré I II III IV
Perte de sanga 0-15 %
< 750 mℓ
15-30 %
750 mℓ-1,5 ℓ
30-40 %
1,5-2 ℓ
> 40 %
> 2 ℓ
Fréquence cardiaque (/min) < 100 100-120 120-140 > 140
Pouls radial bien frappé filant filant non perçu
Temps de recoloration capilaire normal prolongé prolongé prolongé ou absent
Émission d'urine > 30 mℓ/h 20-30 mℓ/h 5-20 mℓ/h négligeable
Fonction cérébrale normal/
légèrement anxieux
anxieux/
effrayé
hostile
anxieux/
confus
confus/
inconscient
a - pour un choc hypovolémique

Causes[modifier | modifier le code]

Les causes de choc sont diverses. On distingue trois grandes familles :

Prise en charge[modifier | modifier le code]

Une hospitalisation urgente en unité de soins intensifs ou en réanimation s'impose.

Un traitement de la cause est indispensable chaque fois qu'elle est identifiée.

Dans tous les cas, il faut assurer une oxygénation suffisante, par apport d'oxygène par sonde nasale, par masque ou par intubation trachéale. La surveillance de cette oxygénation peut être difficile par saturomètre devant la vasoconstriction.

Un remplissage vasculaire correct doit être assuré, imposant la mise en place d'une perfusion intraveineuse. Si le choc est de type cardiogénique, un remplissage trop rapide peut néanmoins se compliquer d'un œdème pulmonaire.

L'utilisation de médicaments vasopresseurs (c'est-à-dire provoquant une vasoconstriction artérielle et artériolaire]]) peut être nécessaire. La noradrénaline en perfusion continue est le médicament de choix[2], avec un effet alpha mimétique prédominant (vasocontriction) associé à un effet bêta-mimétique (augmentation de la contractilité cardiaque). La dopamine était utilisé également dans le même but mais s'est avérée être inférieur à la noradrénaline en termes de mortalité, tant dans les chocs septiques[3] que cardiogéniques[4]. l'adrénaline est plus puissante que la noradrénaline mais avec plus d'effets secondaires et est réservé aux chocs réfractaires à cette dernière[2].

Si le choc est cardiogénique, la mise sous dobutamine permet de jouer essentiellement sur le muscle cardiaque et sa contraction (inotrope positif).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [BATLS (Confédération interalliée des officiers médicaux de réserve)] ; [BATLS (Boekje Pienter)] [PDF] ; p. 188-189
  2. a et b Vincent JL, De Backer D, Circulatory shock, N Engl J Med, 2013;369:1726-1734
  3. De Backer D, Aldecoa C, Njimi H, Vincent JL, Dopamine versus norepinephrine in the treatment of septic shock: a meta-analysis, Crit Care Med, 2012;40:725-730
  4. De Backer D, Biston P, Devriendt J et al. Comparison of dopamine and norepinephrine in the treatment of shock, N Engl J Med, 2010;362:779-789