Chlorure de strontium

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chlorure de strontium
Chlorure de strontium
Identification
No CAS 10476-85-4
No EINECS 233-971-6
SMILES
InChI
Apparence cristaux blancs cubiques hygroscopiques
Propriétés chimiques
Formule brute Cl2SrSrCl2
Masse molaire[1] 158,53 ± 0,01 g/mol
Cl 44,73 %, Sr 55,27 %,
Propriétés physiques
fusion 874 °C
ébullition 1 250 °C
Solubilité 54.7 g/100g eau à 25 °C
Masse volumique 3,052
Cristallographie
Symbole de Pearson cF12\, [2]
Classe cristalline ou groupe d’espace Fm3m (n°225) [2]
Strukturbericht C1[2]
Structure type CaF2 [2]
Précautions
Directive 67/548/EEC
Irritant
Xi


SIMDUT[3]

Produit non contrôlé
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le chlorure de strontium (SrCl2) est un sel de strontium et du chlorure. C'est un sel classique, formant une solution aqueuse neutre. Comme tous les composés de strontium, lors de sa combustion ce sel émet une flamme de couleur rouge vif, et donc utilisée pour les feux d'artifice pour obtenir cette couleur. Ses propriétés chimiques sont intermédiaires entre celles du chlorure de baryum, qui est plus toxique, et le chlorure de calcium.

Préparation[modifier | modifier le code]

Le chlorure de strontium peut être préparé en traitant l'hydroxyde de strontium ou de carbonate de strontium avec de l'acide chlorhydrique.

Sr(OH)2 + 2 HCl → SrCl2 + 2 H2O

ou

SrCO3 + 2 HCl → SrCl2 + H2O + CO2

La cristallisation dans une solution aqueuse froide donne l'hexahydrate, SrCl2·6H2O. La déshydratation de ce sel se fait par étapes, en commençant au-dessus de 61 °C et la déshydratation complète survient à 320 °C[4].

Structure[modifier | modifier le code]

Représentation de la solubilité dans l'eau en fonction de la température.

Le solide adopte une structure rutile déformée. Dans sa phase gazeuse, la molécule SrCl2 est non-linéaire avec un angle Cl-Sr-Cl de 130° environ. Ceci est une exception à la théorie VSEPR qui prédit une structure linéaire. Des calculs ab initio ont été cités pour proposer que les contributions des orbitales d au-dessous de la couche de valence sont responsables[5]. Une autre proposition est que la polarisation du noyau d'électrons de l'atome de strontium provoque une distorsion de la densité électronique de base qui interagit avec les liens Sr-Cl[6].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le chlorure de strontium est le précurseur d'autres composés de strontium, tels que le chromate de strontium jaune, qui est utilisé comme un inhibiteur de corrosion pour l'aluminium. Les processus de précipitations sont analogues à ceux des sulfates de isostructuraux[4] :

SrCl2 + Na2CrO4 → SrCrO4 + 2 NaCl

Le chlorure de strontium est souvent utilisé comme colorant rouge dans la pyrotechnie. Il est employé en petites quantités dans la fabrication du verre et la métallurgie.

L'isotope radioactif du strontium 89, utilisé pour le traitement des douleurs métastatiques des os par radiothérapie métabolique, est habituellement administré sous forme de chlorure de strontium. Les aquariums d'eau de mer nécessitent de petites quantités de chlorure de strontium, qui est consommé dans la production de l'exosquelette de certains planctons.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. a, b, c et d « The Fluorite (C1) Structure », sur http://cst-www.nrl.navy.mil/ (consulté le 17 décembre 2009)
  3. « Chlorure de strontium » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  4. a et b J. Paul MacMillan, Jai Won Park, Rolf Gerstenberg, Heinz Wagner, Karl Köhler, Peter Wallbrecht "Strontium and Strontium Compounds" in Ullmann's Encyclopedia of Industrial Chemistry, 2005, Wiley-VCH: Weinheim. DOI 10.1002/14356007.a25 321
  5. Ab initio model potential study of the equilibrium geometry of alkaline earth dihalides: MX2 (M=Mg, Ca, Sr, Ba; X=F, Cl, Br, I) Seijo L.,Barandiarán Z J. Chem. Phys. 94, 3762 (1991) DOI:10.1063/1.459748
  6. Ion model and equilibrium configuration of the gaseous alkaline-earth dihalides Guido M. and Gigli G. J. Chem. Phys. 65, 1397 (1976); DOI:10.1063/1.433247