Chloral

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Chloral
Chloral
Identification
Nom UICPA Trichloroéthanal
No CAS 75-87-6
No EINECS 200-911-5
Propriétés chimiques
Formule brute C2HCl3O  [Isomères]
CCl3CHO
Masse molaire[1] 147,388 ± 0,008 g/mol
C 16,3 %, H 0,68 %, Cl 72,16 %, O 10,86 %,
Propriétés physiques
fusion −57,5 °C
ébullition 97,8 °C
Masse volumique 1 512 kg·m-3
Pression de vapeur saturante 5 200 Pa (20 °C)
Précautions
SIMDUT[2]

Produit non classifié
Classification du CIRC
Groupe 3 : Inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme[3]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le chloral est un composé chimique organique découvert en 1832 par Justus von Liebig (1803-1873).

Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

  • Noms : Chloral, trichloracétaldéhyde ou trichloroéthanal.
  • Formule semi-développée : voir figure 1.
  • Masse molaire = 147,39 g/mol

Ne pas confondre chloral et chloroforme CHCl3.

Préparation[modifier | modifier le code]

Le chloral est obtenu par la réaction du dichlore sur l'éthanol selon la réaction chimique suivante : 
4 Cl_2 + H_3C-CH_2-OH \longrightarrow Cl_3-C-CHO + 5 HCl

Le nom chloral tire son origine des premières syllabes des mots chlore et aldéhyde, le chloral appartenant au groupe fonctionnel des aldéhydes.

Propriétés physiques[modifier | modifier le code]

C'est un liquide d'apparence huileuse et lourde.

  • Masse volumique = 1,91 g/cm3 (1,541 g/cm3 à °C)
  • Température de fusion = −57 °C
  • Température d'ébullition = 97 °C

Le chloral est soluble dans l'éthanol et l'éthoxyéthane (éther éthylique).

Dérivé[modifier | modifier le code]

L'hydrate de chloral est utilisé en thérapeutique depuis de nombreuses années comme sédatif, hypnotique ou analgésique. En pharmacie, la posologie est de 50 à 75 mg·kg-1 de masse corporelle en une seule dose.[réf. souhaitée] Pour le fabriquer, il suffit de d'ajouter de l'eau au chloral et il réagira pour donner de l'hydrate de chloral. Réaction:

Cl3C-CH=O + H20 réagira pour donner du Cl3C2H(OH)2

Risques pour la santé[modifier | modifier le code]

Modèle 3D
  • Son odeur est piquante et a un effet irritant pour les yeux, pouvant provoquer une conjonctivite.
  • Neurotoxique pour les centres bulbo-protubérantiels dans le cerveau.
  • Seulement 10 g de chloral peuvent tuer un être humain. [réf. souhaitée]
  • Le chloral attaque le cerveau en provoquant l'hébétude, la confusion, puis des convulsions musculaires ressemblant aux chorées.
  • Le chloral provoque des léthargies ou des insomnies.
  • Le chloral provoque aussi des maux de tête terribles.
  • Il est nocif pour les organes uro-génitaux et la peau.
  • Le chloral a des effets mutagènes et cancérigènes chez l'animal.
  • Gastrite irritative pouvant entraîner des vomissements

Dérivé chimique : hydrate de chloral[modifier | modifier le code]

Figure 2 : Structure chimique de l'hydrate de chloral.
  • L'hydrate de chloral est connu sous la dénomination 2,2,2-trichloroéthan-1,1-diol, trichloracétaldéhyde monohydrate. Il s'agit d'un mélange des deux molécules (figure 2).

Propriétés pharmacologiques de l'hydrate de chloral[modifier | modifier le code]

Une étude de l'INSERM démontre dès 1971 que le cancer peut être évité dans 93 % des cas.[réf. nécessaire] Cette déclaration s'appuie sur les découvertes du docteur André GERNEZ, médecin français cancérologue et physiopathologiste.[réf. nécessaire]

De nouvelles données toxicologiques ont récemment confirmé l'effet mutagène et cancérigène de l'hydrate de chloral chez l'animal. Bien qu'aucune pathologie tumorale secondaire à son administration n'ait été rapportée à ce jour chez l'homme, ces résultats expérimentaux imposent la prudence. En conséquence, l'Afssaps a pris la décision de contre-indiquer l'hydrate de chloral en administration chronique, sans pour autant l'interdire en prise unique dans certaines situations où il paraît présenter un intérêt majeur. http://ansm.sante.fr/S-informer/Informations-de-securite-Lettres-aux-professionnels-de-sante/Conditions-d-utilisation-de-l-hydrate-de-chloral

Références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. « Chloral » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  3. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, « Evaluations Globales de la Cancérogénicité pour l'Homme, Groupe 3 : Inclassables quant à leur cancérogénicité pour l'Homme », sur http://monographs.iarc.fr, CIRC,‎ (consulté le 22 août 2009)