Chitry

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Chitry le Fort
Église Saint-Valérien de Chitry.
Église Saint-Valérien de Chitry.
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Chablis
Intercommunalité Communauté de l’Auxerrois
Maire Jean-Yves Krantz
Code postal 89530
Code commune 89108
Démographie
Population
municipale
359 hab. (2010)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 46″ N 3° 42′ 01″ E / 47.7628, 3.700347° 45′ 46″ Nord
       3° 42′ 01″ Est
/ 47.7628, 3.7003
  
Altitude Min. 169 m — Max. 346 m
Superficie 15,2 km2
Localisation

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Chitry le Fort

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Chitry le Fort

Chitry est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne. Chitry fait partie de l'agglomération d'Auxerre, c'est une commune membre de la Communauté de l’Auxerrois

Sommaire

Géographie [modifier]

Chitry se trouve entre Saint-Bris-le-Vineux et Courgis .

Histoire [modifier]

En 1549, les deux parties du village, formant deux fiefs séparés s'appelaient Chitry-Dessus et Chitry-Dessous. Ces deux dénominations indiquaient que, du Xe au XIIIe siècle, Chitry était divisé en deux parties, en raison de deux seigneuries distinctes et parfois rivales. La première, côté sud de la rue principale, la partie haute, relevait du comté de Tonnerre, en Champagne et la seconde, côté nord, la partie basse, comprenant l'église fortifiée, relevait du comté d'Auxerre, en Bourgogne. La grande rue était la ligne de séparation des deux provinces.

Blason de Chitry le Fort

Le blason de Chitry a été choisi comme étant l'écusson représentant les armoiries de la famille de Choiseul, un membre de cette famille était seigneur de Chitry en 1505. « D'azur à la croix d'or, cantonnée de 18 billettes de même, 5 dans les cantons du chef et 4 dans ceux de pointe ». Pour donner plus d'intérêt à la commune, on remplaça les 5 billettes du canton droit du chef par une effigie de l'église.

Petite anecdote sur la mairie : La mairie et les écoles ont été construites sur pilotis en 1868 car, à cette époque, il y avait un marais à cet endroit.

Moyen Age [modifier]

La terre de Chitry appartient au XIIIe siècle à une branche de la famille des Barres (1275 Jean des Barres et son neveu Gui). Les de Maisey (Jean en 1346) ; de Mello, de Saint-Bris, leur succèdent (Dreu en 1369). Les archives communales détiennent un lot exceptionnel de documents concernant la communauté villageoise durant la guerre de Cent Ans. C'est ainsi qu'on voit les habitants se cotiser durant la première phase de cette guerre pour fortifier leur église. L'initiative contrariant la politique de "Terre Brûlée" du Dauphin, les habitants sont amenés à accepter que la Couronne désigne le capitaine de leur moutier qu'ils avaient pris l'habitude de désigner directement[1]. L'église comportera jusqu'à trois tours. Il n'en subsiste que deux, dont une tour massive en forme de donjon. Au milieu du XVIIe siècle, la famille de Lambert, des marquis de Saint-Bris, acquiert la seigneurie de Chitry[2].

Un village coupé en deux pour le plus grand bien de tous [modifier]

La rue centrale du village sert de limite à deux circonscriptions fiscales : celle de Tonnerre et celle d'Auxerre. Elles mêmes perpétuaient une division féodale. Autant dire que lors des visites des "rats de cave", les tonneaux passaient d'un côté à l'autre de la rue. Ce mouvement de tangage souterrain peut expliquer la fortune des marchands de vin locaux.

Renaissance [modifier]

Comme beaucoup de villages icaunais, Chitry est fortifié en 1538, avec des murailles.

En 1509, le Pape accorde cent jours d'indulgence à ceux qui visiteront l'église Saint-Valérien à l'occasion de certaines fêtes.

Les Choiseul tiennent la seigneurie : Alix de Choiseul veuve de Nicolas de Choiseul seigneur de Praslain en 1548 ; George en 1575 ; Ferry de Choiseul maréchal des camps et armées du Roi en 1623 ; Madeleine de Choiseul veuve de Jean Mallet comte de Dubrée en 1646. Mais d'autres lots sont à Jean de Crespy (la moitié en 1575 et 1602)

L'ère de Lambert [modifier]

En 1646 et 1647, Jean de Lambert, marquis de Saint-Bris et maréchal des camps et armées du Roi achète la baronnie au sieur de Vatimont de Praslain, de Choiseul et à la veuve de Jean Mallet. Le sort de Chitry devient lié à celui de sa puissante voisine.

Les familles de Chitry [modifier]

Le commerce du vin permet aux fils du village de se rendre à Paris et de s'y faire immatriculer bourgeois de Paris. Ce statut procure des avantages pour y introduire des productions venues de province. La réussite profite aux plus hardis. Les Poan deviennent marchand de vin privilégiés suivant la Cour dès le début du XVIIe siècle. Par la suite les Guénier (venus de Saint-Cyr-les-Colons, passés à Quennes et Saint-Bris)[3], les Campenon (venus de Saint-Bris et repartis à Tonnerre)[4] brilleront dans le monde étroit des marchands commissionnaires de vin.

Administration [modifier]

Curés :

  • 1404 Jean Guiot, chanoine de Sens et de Saint-Martin de Champeaux-en-Brie (+1404), baptisé à Dormelles
  • 1543 Jehan Delorme, prieur curé et par ailleurs curé de Saint-Père d'Auxerre
  • 1594 François Faudenier
  • 1659 Germain Marcilly (+1659)
  • 1729 Pandevant
  • 1760-1779 Edme Simon


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jean-Yves Krantz    
1898 1907 Achille Petit    
1815   Ambroise Raoul    
1808 1815 Pierre-Jacques Aubron    
    Jean-Baptiste Billon    
1790   Richer    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Source: Site du conseil général de l'Yonne[5]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 359 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
586 576 614 612 693 703 706 721 662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
657 667 690 644 638 625 656 600 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
572 583 515 408 405 372 354 329 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
351 297 308 372 329 334 340 359 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[6] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

L'église étant « fortifiée », c'est de là que vient le suffixe le Fort car la vraie dénomination est Chitry-le-Fort. La longue nef étroite date du XIIIe siècle. Au siècle suivant, on a ajouté un bas-côté dans la partie droite du chœur et fortifié l'église en la flanquant successivement de quatre tours précédées d'un fossé profond.

La tour qui couvre le chevet de l'église est la plus remarquable, une sorte de donjon circulaire, surmonté d'un étage faisant saillie à sa base, supporté par des mâchicoulis de bois et reposant sur des corbeaux en pierre.

Deux tours sont aujourd'hui bien conservées : le donjon et le pied carré (celui-ci penche un peu). La troisième, la tour aux Chats, a été rabattue à hauteur des gouttières de l'église. Quant à la quatrième, elle a été démolie depuis longtemps.

La tour carrée du clocher s'élève au-dessus du portail. Il y avait deux cloches : la grosse, Valérienne, et une moins puissante, Jeanne. Puis en 1914, on ajouta trois petites cloches appelées Ding-Dong ou vulgairement les dindons. Cette dernière année, Valérienne se fêla et il fallut attendre plus de 23 ans pour la refondre en 1937. Elle pèsera 1 500 kg.

Au cours d'un orage, le 11 juillet 1941, la foudre tomba sur le clocher et l'embrasa immédiatement. La toiture fut détruite complètement. Au contact de l'eau froide, Jeanne, brûlante, se fêla ainsi que deux Ding-Dong devenant inutilisables. En 1951, on installa la charpente pour deux cloches mais on y posa seulement la grosse intacte. Ce n'est qu'en 1968 que la petite fut refondue. Elle pèsera 614 kg puis elle rejoignit sa grande sœur Valérienne à la satisfaction des bienfaiteurs et de tous les paroissiens. La sonnerie fut électrifiée en 1968. En 1650, un enfant est tué par la chute d'un battant de cloche.

L'église Saint-Valérien a été classée monument historique en 1905.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Jules Droin (1839+1924). Docteur en médecine originaire de Courgis. Issu d'une famille anticléricale (son père médecin était un ancien séminariste), il devient médecin à l'hôpital d'Auxerre. Il exige et obtient le départ des religieuses qui servent à l'hôpital et charge une procession religieuse avec sa calèche. Pour autant, au moment de décéder, il se fait appliquer un fer à cheval rougi au feu sur le ventre pour la douleur le maintienne en vie en attendant l'arrivée du curé qui devait l'extrémiser. Epoux d'Anne Jeanne Alexandrine Guénier qui possède le domaine de Branloir.

Vignoble [modifier]

Articles détaillés : AOC Saint-Bris et Bourgogne chitry (AOC).

Autres [modifier]

  • Prix du Village remarquable du vignoble à l’occasion du Concours des villes, villages et maisons fleuris. Une distinction remise par le jury régional le 23 octobre 2008 à Quétigny (Côte d’Or), en récompense « des efforts de la commune associant la mise en valeur de son patrimoine et son activité viti-vinicole à un fleurissement de qualité.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Etienne Meunier. Les églises et les bourgs fortifiés du Sénonais et des pays de l'Yonne. fascicule 33 de la Société archéologique de Sens, 1990 (1992)
  2. Achille Petit. Notes historiques sur la commune de Chitry. Auxerre, 1907
  3. Etienne Meunier. Généalogie de la famille Guénier, de Saint-Bris-le-Vineux; Bulletin de la société généalogique de l'Yonne, 1982
  4. Etienne Meunier. La famille Campenon, de Saint-Bris, Chitry, Paris et Tonnerre. Cahiers de la Société généalogique de l'Yonne, n° 10, 1994
  5. Site du Conseil Général de l'Yonne, consulté le 9 février 2012
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]