Chironex fleckeri

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La cuboméduse d'Australie (Chironex fleckeri) aussi appelée « piqueur marin », « guêpe de mer » ou encore « main de la mort »[1] est une cuboméduse (méduses de la classe des cubozoa) de la famille des Chirodropidae, qui vit dans les moyennes profondeurs, dans les eaux du littoral australien et du sud-est asiatique. Elle est la méduse la plus venimeuse connue à ce jour.

Cycle de vie[modifier | modifier le code]

Panneau indiquant la présence de cuboméduses dans les eaux, situé en Australie (Queensland)

Comme toutes les méduses, Chironex fleckeri débutent leur vie en tant que planula, puis passent par le stade du polype. La forme pélagique (méduse) est la forme reproductive.

L'espèce est présente tout le long de la moitié nord de la cote australienne[2]. Les adultes se reproduisent dans la grande barrière de corail, avec la fin de l’été. Les planulas se transforment en polypes l’automne et au printemps en suivant les jeunes méduses, gagnent le large. Le corps adulte (cubique) de la cuboméduse peut être aussi gros qu’une pastèque, et elle possède 60 tentacules longs d’environ 4 mètres, pour 6 mm d’épaisseur.

Elle se nourrit de petits poissons et de crevettes roses, dont la zone d’habitat principal se trouve justement être les plages touristiques (plus fréquemment dans le Queensland et le Territoire du nord). On ne la croise habituellement pas sur la Grande barrière de corail.

Son principal prédateur est la tortue. Contre elle, la seule arme de la cuboméduse est sa vision. Elle possède en effet 4 « grappes » de 6 yeux qui lui permettent de former des images. On ne sait toutefois pas encore comment elles sont capables de traiter ces informations[3].

La méduse la plus venimeuse[modifier | modifier le code]

Les cuboméduses ont tué environ 70 personnes pendant les 100 dernières années[4]. Ses piqûres sont extrêmement douloureuses et son venin est capable de tuer un humain en quelques minutes.

Naturellement, les cuboméduses ne tuent pas intentionnellement les humains. Au contraire, la cuboméduse n'ayant aucune envie de s'attaquer à plus gros qu'elle, il a été constaté à maintes reprises qu'elle tente d'éviter un obstacle de taille dès qu'elle le détecte. Dans les cas de piqûres constatés, ce sont des baigneurs qui sont entrés involontairement en contact avec elle car elle est transparente, mais ses tentacules mesurent plusieurs mètres de long. La protection la plus efficace en 2007 consiste en filets spéciaux le long des plages, mais qui n'arrêtent pas d'autres méduses plus petites et très irritantes[2].

Leurs nématocystes comportent un cil sensible chimiquement au contact avec une substance qui se trouve sur les poissons, les crustacés et les humains. Ils comportent à l'intérieur une fine et longue pointe. Dès qu'ils se déclenchent, cette pointe est retournée, son intérieur devenant son extérieur, elle est projetée en 600 nanosecondes, et injecte son venin directement dans la circulation sanguine[2]. La petite taille des filaments urticants a pour conséquence qu’une simple tenue de protection suffit pour se prémunir des piqûres.

Le venin s’attaque en même temps au système nerveux, au cœur et à la peau[5], et en cas de mort, le cœur reste en état contracté[2].

Un tentacule contient des millions de nématocystes, le venin pénètre donc sur une très large surface (on estime qu’il faut un contact minimum sur 3 mètres de tentacules pour délivrer une dose létale). Notons qu’un sérum antivenimeux très efficace existe, mais il n'agit qu'en 15 minutes alors que le venin peut tuer en 5 minutes[2].

Une piqûre de cette sorte de méduse peut tuer un adulte en quelques minutes, malgré tout une fillette australienne de 10 ans, Rachael Shardlow, a survécu à la piqûre dans la rivière Calliope, près de Gladstone, dans le Queensland en décembre 2009.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Certains Cubozoaires ont acquis des yeux, au nombre de 24, avec des pupilles, des cristallins et des rétines, de façon totalement indépendante d'un point de vue évolutif[réf. nécessaire].

Références culturelles[modifier | modifier le code]

La cuboméduse apparaît dans le film Sept vies avec Will Smith, sorti en 2008, où elle joue un rôle majeur dans le dénouement du film. La version en DVD propose un bonus entièrement consacré à Chironex fleckeri.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.surfcastingairport.fr/viewtopic.php?f=73&t=5073
  2. a, b, c, d et e Super méduse, Documentaire français réalisé par Pascal Cuissot, Frédéric Lossignol, 2007, épisode 3/5, 60 min.
  3. La cuboméduse d'Australie, un tueur sous-marin (traduction française libre de l'article "A killer down under (Australia’s Box Jellyfish)", William HAMNER,NATIONAL GEOGRAPHIC Vol. 186, no 2 – août 1994
  4. Williamson J. A., Fenner P. J., Burnett J. W., Rifkin J. (1996). Saving Australia and University of New South Wales Press Ltd, Sydney.
  5. La cuboméduse d'Australie, un tueur sous-marin

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Genre Chironex[modifier | modifier le code]

Espèce Chironex fleckeri[modifier | modifier le code]