Chiquita Brands International

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Chiquita Brands International, L.L.C.

alt=Description de l'image Chiquita logo.svg.
Création 1899
Forme juridique Public
Action NYSE : CQB
Slogan I love banana
Siège social Drapeau des États-Unis Charlotte (Caroline du Nord) (États-Unis)
Direction Edward F. Lonergan
Activité Industrie agroalimentaire
Effectif 25 000 (2013)
Site web www.chiquita.com
Chiffre d’affaires en augmentation 4,663 milliards de dollars USD (2007)
Résultat net en augmentation - 49 millions de dollars USD (2007)

Chiquita Brands International est une entreprise du secteur de l'agroalimentaire et un des plus grands producteurs de bananes au monde. En dehors des bananes, Chiquita Brands International commercialise aussi des ananas, des fruitsnacks, des salades de fruits toutes prêtes et des fruits secs. Elle est active dans plus de 70 pays, dont le Costa Rica et le Guatemala. En 2008, elle a encore des intérêts dans les pays suivants en Amérique latine : Colombie, Costa Rica, Cuba, Guatemala, Honduras et Panama.

Historique[modifier | modifier le code]

United Fruit Company[modifier | modifier le code]

Article détaillé : United Fruit Company.

L'entreprise a été créée le 30 mars 1889 à Boston, dans le Massachusetts aux États-Unis sous le nom de United Fruit Company (UFC). En 1954, Chiquita Brands International devient la plus importante entreprise de bananes au monde, avec 33 % du marché mondial contre 22 % pour Dole. Elle reprend ainsi une place qu'elle avait auparavant[1].

Chiquita[modifier | modifier le code]

A la base nommée United Fruit Company (UFC), l'entreprise change de nom pour la Chiquita Brands International en 1989, reprenant ainsi le nom de la mascotte de l'UFC. Ce changement de nom fait suite à la volonté de donner une nouvelle image à la marque dans le but de rassurer les investisseurs et les consommateurs suite à la série de scandales liés à la corruption, l'exploitation humaine et le trafic d'influence.

Au début de 1995, elle s'allie à la Rainforest Alliance, une organisation non gouvernementale internationale vouée à la protection des forêts tropicales, afin d'améliorer la sécurité et les pratiques environnementales dans ses plantations. En 1997, 104 km2 de la compagnie sont certifiés par la Rainforest Alliance, signifiant que ceux-ci respectent les exigences environnementales et sociales de l'ONG.

En 2001, Chiquita Brands International déclare faillite. Dès 2002, dans une tentative de redressement, elle adopte un nouveau code de conduite suivant le standard minimal requis par la Social Accountability International sur les droits humains et les droits du travail. Après une rencontre avec les membres de la Fédération internationale du travail (International Labor Federation) et la COLSIBA, un syndicat de travailleurs bananiers d'Amérique latine, l'entreprise accepte un rehaussement des conditions de travail de ses employés.

En janvier 2005, Chiquita Brands International affirme que l'ensemble de ses plantations sont maintenant certifiées par la Rainforest Alliance et la International Labor Standard, garantissant ainsi des conditions de travail et des normes environnementales minimales.

En mars 2007, elle est condamnée par la justice américaine au versement d'une amende de 18,8 millions d'euros pour avoir financé à hauteur de 1,7 million de dollars des groupes paramilitaires d'extrême droite colombiens en les utilisant comme tueurs à gage contre les leaders syndicalistes (même pratique que Coca-Cola), en particulier les Autodéfenses unies de Colombie (AUC), inscrits sur la liste des « organisations terroristes étrangères » du ministère des Affaires étrangères des États-Unis[2]. Une bonne partie de ces fonds a transité à travers les milices CONVIVIR, créées par un décret du gouvernement dans les années 1990[3].

En mai 2007, l'association Peuples Solidaires, met en lumière de graves atteintes aux droits fondamentaux des travailleurs au Costa Rica, dans les plantations de Chiquita, la mise en péril de leur santé par l'utilisation imprudente de pesticide (nématicide). La société est aussi accusée, par la coordination des syndicats bananiers du Costa Rica, d'avoir recours à des services de sécurité privés pour intimider les travailleurs[4].

Le directeur général de l'entreprise participa à l'émission Undercover Boss.

En mars 2014, Chiquita annonce sa fusion avec Fyffes pour 526 millions de dollars, les actionnaires de Chiquita détenant 50,7 % de la nouvelle entreprise et ceux de Fyffes 49,3 %[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) UNCTAD - Major developments and recent trends in international banana marketing structures, page 10
  2. Sergio Gómez Maseri, « Les mauvaises fréquentations des firmes étrangères », Courrier international, n° 855, 22 mars 2007, p. 23. Initialement publié dans El Tiempo. Michel Taille, « Colombie : la banane Chiquita s'est payé les paras », Libération, vendredi 16 mars 2007.
  3. (en) Documentas implicate Colombian government in Chiquita terror scandal, National Security Archive Electronic Briefing Book No. 217
  4. Peuples solidaires
  5. Chiquita buys Fyffes to create world's biggest banana supplier, Reuters, 10 mars 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]