Chikly

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36° 48′ 59″ N 10° 13′ 02″ E / 36.816268, 10.217317 ()

Chikly, Chikli ou Chekly (شكلي) est un îlot situé dans la partie nord du lac de Tunis et connu pour abriter le Fort Santiago de Chikly, ancienne citadelle romaine reconstruite par le gouverneur espagnol de La Goulette, Luys Perès de Varga, entre 1546 et 1550[1].

Vue aérienne de Chikly en 2010
Vue de la cour du Fort Santiago de Chikly

D'autres travaux sont effectués en 1574 sous la direction de Don Juan Zamoguerra mais la construction est détruite durant la même année après l'arrivée des Ottomans Sinan Pacha et Uludj Ali. Restauré en 1660 par le dey de Tunis Hadj Mustapha Laz (1653-1665)[2] et transformé en lazaret sous le règne de Hammouda Pacha[3], le fort est complètement abandonné en 1830 et se dégrade dès lors fortement.

Au début du XXe siècle, l'île de Chikly est utilisée comme « chambre sanitaire » ou lieu de quarantaine pour les navires revenant d'Extrême-Orient par le canal de Suez. Les ports de Ghar El Melh et La Goulette étaient également utilisés comme chambres sanitaires depuis le VIIe siècle.

Déclaré patrimoine culturel national en décembre 1993, il est propriété du ministère de la Culture tunisien. À ce jour, le fort est en cours de restauration, dans le cadre de la coopération tuniso-espagnole, par des équipes de l'Institut national du patrimoine et de l'Université de Madrid. Des travaux de déblaiement et de nettoyage ont lieu en 1994 suivis par des fouilles archéologiques menées dès 1995. Elles y ont notamment mises à jour des tableaux de mosaïques remontant aux périodes byzantine et romaine (IVe siècle et Ve siècle).

Le cinéaste tunisien Albert Samama-Chikli y organisait parfois des fêtes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Les Cahiers de Tunisie. Volume 19, éd. Institut des hautes études, Tunis, 1971, p. 216
  2. Les Cahiers de Tunisie. Volume 19, p. 217
  3. Hédi Slim, Ammar Mahjoubi, Khaled Belkhodja et Abdelmajid Ennabli, Histoire générale de la Tunisie, tome III « Les temps modernes », éd. Sud Éditions, Tunis, 2007, p. 87
  4. (fr) [PDF] Férid Boughedir, « La communauté juive dans le cinéma tunisien », Confluences Méditerranée, n°10, printemps 1994, p. 140