Chien de Saint-Hubert
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Portrait d'un chien de Saint-Hubert
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| Espèce | chien (Canis lupus familiaris) | ||
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| Région d’origine | |||
| Région | |||
| Caractéristiques | |||
| Taille | 58 à 69 cm | ||
| Poids | 36 à 50 kg | ||
| Poil | Lisse, court et serré. | ||
| Robe | Noire et feu, foie et feu ou roux. | ||
| Tête | Crâne en dôme, avec la peau lâche. | ||
| Yeux | En forme de losange, de couleur noisette ou brun foncé. | ||
| Oreilles | Tombantes, longues, papillotées. | ||
| Queue | Longue et épaisse | ||
| Caractère | Sensible, affectueux, noble et digne | ||
| Nomenclature FCI | |||
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Le chien de Saint-Hubert est une race de chien de chasse. La Fédération cynologique internationale attribue son origine à la ville de Saint-Hubert en Belgique.
Sommaire |
Histoire [modifier]
On raconte qu'au VIIIe siècle, Saint Hubert lui-même aurait élevé les ancêtres de ce chien pour la chasse à courre ; Hubert était originaire de Guyenne. Mais c'est Gaston Phébus qui, le premier, dans son Livre de chasse, dépeint un chien ayant les caractéristiques du Saint-Hubert.
Selon la légende de Saint Hubert[1], Dieu lui apparut un jour entre les bois du cerf qu'il poursuivait. Il changea alors radicalement de vie. Après sa mort, les moines auraient conservé la race. Ils offraient chaque année au roi de France six exemplaires parmi les plus beaux pour la vénerie royale. De par leurs qualités, ces chiens de Saint-Hubert étaient utilisés pour mettre l'animal sur pied (les rapprocheurs). Ils furent toutefois délaissés par les veneurs qui préférèrent des races « nouvelles » plus rapides et dirent du Saint-Hubert « qu'ils sont meilleurs aux traits (en laisse) que découplés (à la poursuite de l'animal) ».
Le chien de Saint-Hubert serait arrivé en Angleterre avec Guillaume le Conquérant. On raconte également qu'à la même époque existait une race de Saint-Hubert blanc, donc les spécimens prirent le nom de "talbot" outre-Manche.
Le chien de Saint-Hubert a quasiment disparu en France après la Révolution. Son retour en France au XIXe siècle s'est effectué à partir des chiens d'outre-Manche. Le Saint-Hubert connut alors une nouvelle ère dans les meutes de Napoléon III. Le renouveau de la race à cette époque doit beaucoup à Le Couteulx de Canteleu.
Saint Hubert est fêté le 3 novembre, date à laquelle une bénédiction traditionnelle des chiens a lieu à Tervuren, où il est mort.
Caractère [modifier]
Chien très réservé et ne connaissant qu'un seul maître, il est aussi très sensible, aux compliments comme aux reproches, de nature affectueuse, plein de noblesse et de dignité. Comme beaucoup de chiens destinés à chasser à l'odorat, il devient temporairement sourd quand il flaire une piste.
Utilisation [modifier]
Mis à part la chasse au gros gibier qui est son domaine privilégié (cerf, chevreuil, sanglier), il déploie ses qualités de limier de rapprocheur, de chien de pied. Depuis la nuit des temps, il a été utilisé comme chien de recherche. Les moines de l'abbaye de Saint-Hubert dans les Ardennes l'utilisaient pour retrouver les pèlerins égarés. Il s'est retrouvé expatrié aux États-Unis et en Angleterre avec les nobles qui fuyaient la révolution.
Aux États-Unis, il a été utilisé pour rechercher les esclaves noirs en fuite et les indiens séminoles avant d'être utilisé dans les pénitenciers pour retrouver les prisonniers évadés, puis devenir le chien policier de recherche et de sauvetage au flair infaillible valable en droit devant les tribunaux. Depuis peu grâce à l'acharnement de certains éleveurs, il a fait son entrée dans la gendarmerie française et dans les polices belge, suisse et allemande. De nombreuses affaires ont déjà été élucidées grâce à sa capacité à distinguer des odeurs vieilles de plusieurs jours[2].
Aujourd'hui, c'est principalement par son utilisation à la chasse qu'est préservé le patrimoine génétique de cette race qui est à l'origine d'un grand nombre de races de chiens du sixième groupe. En France, le nombre de chasseurs-utilisateurs est stable. Mais le nombre de propriétaires utilisateurs qui le font travailler (professionnels du monde entier) est en nette progression. Il est maintenant présent au Kenya et Congo dans la réserve des Virunga pour traquer les braconniers et protéger les éléphants et rhinocéros, ce qui est un bien pour la race, pour la recherche de bons géniteurs parfois à des milliers de kilomètres pour éviter la consanguinité, conformes au standard et capables de travailler, et par les soins qu'il nécessite (alimentation haut de gamme). En France le nombre faible de naissances le différencie des autres races (Grand Bleu de Gascogne, Gascon-saintongeois…)
Au Royaume-Uni, le Saint-Hubert (Bloodhound) est aujourd'hui utilisé fréquemment par des équipages de "Clean-Boot". Sport de loisirs, dérivé de la chasse à courre qui consiste à faire "pister" un ou deux coureurs par une meute (pack). Tous les Saint-Hubert conformes aux standards de bonne morphologie, et surtout ceux qui ont une bonne vivacité, due à la sélection sur des sujets ayant ces caractéristiques (têtus, obstinés comme le dit le standard), avec un bon entraînement identique à un sportif de haut niveau, seront de très bon chiens de chasse. De nombreux pays européens l'utilisent pour la chasse du gros gibier avec succès.
Saint-Hubert célèbres [modifier]
- Les personnages de Disney suivants sont des Saint-Hubert : Pluto qui est le chien de Mickey Mouse, César dans La Belle et le Clochard et Rouky dans Rox et Rouky.
- Le chien d’Yves Montand dans La Folie des grandeurs.
Notes et références [modifier]
- La personne du saint n'est en rien liée au 'chien de Saint-Hubert'. Cette race de chien provient bien de l'abbaye de Saint-Hubert qui cependant n'a pas été fondée par l'évêque de Liège. L'abbaye bénédictine de Saint-Pierre en Ardenne (à Andage) prit le nom de Saint-Hubert lorsque des reliques du saint y furent apportées et vénérées
- [PDF] Le Bloodhound - Le Saint-Hubert, sur www.saint-hubert-bloodhound.fr. Consulté le 25 janvier 2008.