Chiara Margarita Cozzolani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Chiara Margarita Cozzolani (27 novembre 1602 – vers 1676-1678), est une compositrice, chanteuse et religieuse bénédictine[1]. Elle passa sa vie d'adulte cloîtrée dans le couvent de Santa Radegonda, à Milan, où elle devint abbesse et arrêta de composer. Plus d'une douzaine de femmes cloîtrées ont publié de la musique sacrée durant le XVIIe siècle en Italie[2].

Née Margarita Cozzolani au sein d'une riche famille de Milan, elle entra au couvent et prononça ses vœux en 1620. Elle ajouta Chiara comme nom de nonne[3].

Elle a publié quatre recueils musicaux, dont trois consacrés à des madrigaux entre 1640 et 1650[4], qui est la date de ses Vêpres, probablement le plus connu de ses ouvrages. Sa première publication, Primavera di fiori musicali est perdue[3].

Dans le couvent de Santa Radegonda, les nonnes chantaient lors des principales fêtes religieuses, ce qui était suivi avec beaucoup d'attention par le monde extérieur. Comme abbesse de Santa Regonda, Cozzolani défendit la musique chantée par les nonnes, mise en cause par l'archevêque Alfonso Litta, qui voulait réformer le couvent en limitant la pratique de la musique et les autres contacts avec le monde extérieur. Les scrupules de l'archevêque ne durent pas être calmés par le compte rendu extatique de Filippo Picinelli, dans Ateneo dei letterati milanesi (Milan, 1670), qui trouvait que « les nonnes de Santa Regonda sont douées de si rares et de si exquis talents musicaux, qu'elles sont connues pour être les meilleures chanteuses d'Italie. Elles portent les vêtements des Cassinese[5] de sainte Bénédicte, mais elles apparaissent pour tous les auditeurs comme des cygnes blancs et mélodieux, qui emplissent le cœur de merveilles, Parmi ces sœurs, Donna Chiara Margarita Cozzolani mérite les plus grands éloges, Chiara pour son nom mais bien plus encore pour ses mérites, et Margarita[6] pour la rare et excellente noblesse de son inspiration... ».

Donna Chiara Margarita Cozzolani disparait des registres du couvent après 1676. La première édition intégrale de ses motets de une à cinq voix et basse continue date de 1998[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Primavera di fiori musicali. 1 à 4 voix et basse continue (Milan 1640, disparu) ;
  • Concerti sacri. 2 à 4 voix et basse continue (Venise 1642) ;
  • Scherzi di sacra melodia. 1 voix et basse continue (Venise 1648, disparu) ;
  • Salmi à otto voci concertati. 2 à 8 voix et basse continue (Venise 1650) ;
  • No, no no che mare. Aria (disparue).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carter, Tim. Cozzolani, Chiara Margarita. The Oxford Companion to Music. Ed. Alison Latham. Oxford Music Online. 11 février 2011.
  2. Chiara Margarita Cozzolani
  3. a et b Robert L. Kendrick. Cozzolani, Chiara Margarita. Grove Music Online. Oxford Music Online. 10 février 2011.
  4. Robert L. Kendrick. Préface de l'édition des motets de Chiara Margarita Cozzolani, page IX, A-R editions, inc.
  5. Les habits dans cet ordre étaient noirs.
  6. Chiara, blanc pur et margarita, une perle (relevé par Chris Whent, WBAI's Here Of A Sunday Morning).
  7. Recent research in the music of the baroque era.

Liens externes[modifier | modifier le code]