Chevilly (Loiret)

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Chevilly
La mairie
La mairie
Blason de Chevilly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Artenay
Maire
Mandat
Bernard Texier
2014-2020
Code postal 45520
Code commune 45093
Démographie
Gentilé Chevillois, Chevilloises[1]
Population
municipale
2 571 hab. (2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 47″ N 1° 52′ 29″ E / 48.0297222222, 1.8747222222248° 01′ 47″ Nord 1° 52′ 29″ Est / 48.0297222222, 1.87472222222  
Altitude Min. 117 m – Max. 138 m
Superficie 41,76 km2
Localisation

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Chevilly
Liens
Site web www.chevilly.fr

Chevilly est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune a pour origine le toponyme gallo-romain Seviliacum[2].

Chevilly s'est appelée Andeglou jusqu'en 1766, avant de prendre le nom du principal fief et du château du même nom[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située aux confins de la Beauce et de la forêt d'Orléans ; ainsi son territoire est partagé entre les grandes cultures et les massifs forestiers. Elle est composée d'un bourg s'étirant le long de l'ancienne route nationale 20, et de hameaux et fermes dispersés dans la plaine.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Croix-Briquet, Saint-Barthélémy, La Mardelle et Les Chapelles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Chevilly et des communes limitrophes

Histoire[2][modifier | modifier le code]

La réalisation de l'autoroute A19 est à l'origine d'une campagne de diagnostics archéologiques, réalisés par les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, qui a permis de localiser des sites d'époque gauloise à La Pièce Chameul[3] et au Clocher d'Ambron[4]. Le premier site remonte aux IIIe et IIe siècles av. J.-C.. Le second, plus ancien, remonte au moins à la fin du premier âge du Fer ou hallstatt final.[réf. souhaitée]

En 1186, la paroisse d'Andeglou et la seigneurie de Chevilly appartenaient au chapitre cathédral de Sainte-Croix d'Orléans. Ce dernier les vendit ensuite à des seigneurs laïcs sous la suzeraineté du Duc d'Orléans. Ainsi se succédèrent Jean de Parmes en 1339, Pierre Pinet en 1445 et Bernard puis Aimé Rousselet en 1545.

En 1631, la seigneurie de Chevilly revient à Nicolas Mascot, chanoine de Sainte-Croix d'Orléans, puis à un confrère, Amable Choque. Ce dernier légua ses terres à Nicolas Hatte, écuyer et conseiller du Roi.

En 1753, les terres de Chevilly sont vendues à Étienne de Silhouette, conseiller du Roi puis contrôleur général des finances de Louis XV.

Jean-François Perrin de Cypierre, Intendant de la Généralité d'Orléans, acquit ensuite le domaine, et obtint l'érection de la seigneurie de Chevilly en baronnie en 1764. En 1766, au terme d'un arrêt du Conseil d'État, il obtint également que la paroisse d'Andeglou prenne le nom de la jeune baronnie de Chevilly. Il fit également raser l'église Saint-Germain-d'Andeglou et la chapelle Saint-Barthélémy en 1787, pour ne conserver que celle du château seigneurial construite en 1631 par Nicolas Mascot.

Par la suite, le bourg d'Andeglou, sans église et situé à distance de la grande route de Paris à Toulouse, tomba en déshérence, et le bourg de Langennerie, relais de poste sur la grande route, devint le chef-lieu de la paroisse puis de la commune. C'est ce dernier qui constitue actuellement le bourg de Chevilly. Le vieux cimetière d'Andeglou a peu à peu disparu sous un bois, près duquel une croix établie en 1883 rappelle son existence.

Une nouvelle église paroissiale et une nouvelle mairie ont été élevés dans le bourg en 1838. Cette dernière brûla en 1908 et fut reconstruite l'année suivante. Le village des Chapelles reçu, pour sa part, une nouvelle église en 1867.

Le chemin de fer arriva en 1843 à Chevilly avec l'ouverture de la gare et de la ligne de la Compagnie du Paris-Orléans.

Pendant la Guerre de 1870, le château de Chevilly fut tour à tour de quartier général des Bavarois et des Français.

Le 1er janvier 1965, la commune voisine de Creuzy fut démembrée et sa moitié orientale rattachée à Chevilly (villages et fermes de Creuzy, Chameul et de La Croix-Briquet).

Entre 1969 et 1978, Chevilly a été le théâtre des essais de l'Aérotrain de l'ingénieur Jean Bertin. La voie en béton et la gare de Chevilly subsistent encore de nos jours.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chevilly

Les armes de Chevilly se blasonnent ainsi :

Taillé : au premier d'azur à l'arbre arraché d'or, au second de gueules à la gerbe de blé d'or ; à la cotice en barre de sinople brochant sur la partition[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2008 Philippe Paillet RPR agriculteur, conseiller général du canton d'Artenay
2008 2014 André Terrasse   ingénieur agronome
2014 en cours Bernard Texier    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Curry Rivel (Royaume-Uni)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Chevilly_(Loiret).

En 2011, la commune comptait 2 571 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 106 1 058 1 118 1 231 1 281 1 387 1 459 1 397 1 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 394 1 424 1 499 1 424 1 443 1 409 1 441 1 464 1 407
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 311 1 265 1 256 1 143 1 093 1 131 1 092 1 240 1 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 325 1 456 2 073 2 626 2 485 2 382 2 406 2 410 2 571
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Chevilly du XVIIe siècle, transformé par l'architecte Jean-Benoît-Vincent Barré pour Jean-François Perrin de Cypierre, intendant de la généralité d'Orléans, et son épouse, Florimonde Parat de Montgeron. La façade sur le parc est ornée d'un ordre dorique. La chapelle fut classée monument historique le 23 février 1965[8]. Le château est agrémenté de jardins[9] ;
  • Le château de Cossolle ;
  • L'église Saint-Germain, de style néo-classique et dont la première pierre fut posée le 25 juin 1838[10] ;
  • Le clocher d'Ambron a fait l'objet d'un diagnostic archéologique. Il a permis la découverte d'un site gaulois de la Tène D1a. Il s'agit d'un enclos fossoyé aperçu en partie seulement, sur trois hectares. Cette installation agro-pastorale a fourni des éléments datants (poteries) et des restes de faune domestique (bœufs, porcs, chevaux). Le site présente trois phases d'occupation : deux fosses datées de la fin du premier Âge du Fer ou hallstatt final ; un enclos formé de fossés rectilignes avec un profil en V à fond plat au centre d'un système parcellaire. Les structures découvertes sont essentiellement en creux et destinées au stockage de céréales. L'une d'elle atteint 16 m³, des fossés de palissade délimitent les différents espaces interne de cet habitat. La découverte de fragments d'amphores DresselA, les tessons de poterie permettent d'attribuer une datation de l'occupation vers la fin du second siècle avant notre ère, vers -120 ; une enceinte fossoyée ovalaire, avec un bâtiment de neuf mètres sur six avace l'extrémité est en abside. La découverte de fragments de céramiques permet une attribution chronologique à la période augustéenne ;
  • La pièce de Chameul est un habitat de la fin de l'Âge du Fer. Il combine une nécropole d'une quarantaine de tombes remontant aux IIIe et IIe siècles av. J.-C. et un habitat rural aristocratique celtique. Celui-ci a révélé des amphores à vin importées de Grèce et d'Italie ainsi qu'une lame de faux du troisième siècle avant notre ère ;
  • Le viaduc de l'aérotrain
  • La gare de Chevilly
  • La statue de Notre Dame des Champs

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilés des communes du Loiret
  2. a, b et c Maurice Pignard-Peguet, Dictionnaire historique et biographique illustré du Loiret, Les éditions de la Tour Gile, 1917.
  3. La Pièce Chameul : fouilles de David Josset.
  4. Le Clocher d'Ambron : diagnostic archéologique de Marie-Claude Bakkal-Lagarde.
  5. Gaso. Consultation : 19 janvier 2010.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. « Le château de Chevilly », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Le jardin d'agrément et parc du château de Chevilly », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Site personnel sur la commune

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]