Cheval de Riwoché

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Cheval de Riwoché
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Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Drapeau du Tibet Tibet
Caractéristiques
Robe Louvet avec des marques primitives
Tête Massive

Le cheval de Riwoché est une race chevaline archaïque découverte par l'explorateur et écrivain Michel Peissel en 1995 dans une vallée du Kham, au Tibet[1].

Découverte[modifier | modifier le code]

Le troupeau a été découvert en 1995 dans une vallée isolée du Kham, longue de 27 kilomètres et située au delà d'un col de 5000 mètres d'altitude. Les spécimens ont été localisés par une équipe menée par l'ethnologue français Michel Peissel, au cours d'une expédition destinée à étudier un autre groupe de chevaux découverts en 1993 par Peissel ; le Cheval de Nangchen.

N'ayant pu acquérir des spécimens de ces animaux à cause du prix exorbitant demandé par les habitants, l'équipe repartit en empruntant un autre chemin, via le Xian de Riwoqê, un district administratif de la région autonome du Tibet en Chine. C'est pendant ce retour que Peissel aperçut un groupe de chevaux domestiques de race apparemment inconnue, dans une vallée isolée.

Ces chevaux, en effet inconnus du reste du monde, étaient utilisés par le peuple des Bön-po pour la monte et le trait.

Peissel et son équipe purent obtenir des prélèvements sanguins en vue de tests ADN.

Description et hypothèses[modifier | modifier le code]

Peissel décrit ce cheval comme un « fossile vivant » en le comparant aux chevaux de certaines peintures rupestres[2]. Il ressemble au Cheval de Przewalski découvert en 1881, par l'explorateur russe Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski en Dzoungarie, dans les montagnes qui bordent le désert de Gobi. Le Riwoché possède une silhouette anguleuse, une tête massive, une crinière hérissée et une robe louvet avec des marques primitives. Il pourrait être un chaînon manquant dans l’évolution du cheval.

Le peuple Bon-po capture ces chevaux pour les mettre au travail.

Un psychologue équestre britannique, Dr. Ignasi Casas, a émis l'hypothèse que cette espèce pourrait être une population relique des anciens chevaux sauvages, du fait qu'elle ait vécu en isolement complet des autres espèces pendant très longtemps.

Selon d'autres hypothèses, ce serait un chaînon manquant entre les espèces sauvages et les espèces domestiquées[3]. Mais les tests n'ont pas révélé de variances génétiques avec d'autres chevaux[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]