Cheval à vapeur de Brunton
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Cheval à vapeur de Brunton
Le Voyageur mécanique de Brunton.
| Exploitant(s) | Crich limeworks |
|---|---|
| Type | locomotive à vapeur |
| Concepteur | William Brunton |
| Construction | ~ 1813 |
| Disposition des essieux | ooJ |
|---|---|
| Voie | en L |
| Pression de la chaudière | 0.30 MPa |
| Cylindres | 1 latéral |
| Alésage × course | Ø152 * 650 mm |
| Masse en service | 2.29 t |
| Vitesse maximale | ~ 5 km/h |
| Exploitant(s) | Newbottle colliery |
|---|---|
| Type | locomotive à vapeur |
| Construction | 1814 |
| Retrait | 31 juillet 1815 (explosion) |
| Cylindres | 2 horizontaux ? |
|---|---|
| Masse en service | 5.08 t |
| Vitesse maximale | 4 km/h |
Le Cheval à vapeur ou Voyageur mécanique de William Brunton (1777–1851) est un des premiers prototypes de locomotive à vapeur. Construite à l'initiative de la Butterley Company de Derbyshire pour leurs chaulières de Crich, elle chercha à résoudre le problème de l'adhérence sur une voie ferrée présentant des rampes de 2 %, non pas par une voie à crémaillère comme la Salamanca de 1812 mais ni plus ni moins que par la marche. Ce concept a été breveté par William Brunton en mai 1813.
Elle dispose de deux jambes mécaniques terminées par des semelles prenant appui sur les rails à l'arrière de la machine et qui la poussent à près de 5 km/h. L'une des jambes est poussée par le piston et l'autre lui couplée par une roue crantée implantée sur le dessus de la chaudière[1].
La même année, Puffing Billy validait le principe d'adhérence de la roue en fer sur le rail métallique, pour des voies de faible déclivité, montrant ainsi que la masse de la locomotive est un critère essentiel de sa capacité à fournir une certaine puissance au crochet, même si cela implique la construction de voie capables de résister au passage de véhicules de plusieurs dizaines de tonnes.
Un deuxième prototype plus puissant a été construit en 1814 pour les houillères de Newbottle, Durham. Cette machine tracta des charges à 4 km/h et sur des rampes de 3 % mais son explosion le 31 juillet 1815, qui provoqua la mort de 13 personnes, mit un terme à cette approche technologique qui relevait de toute façon de l'impasse, puisqu'il lui était impossible de fournir les vitesses élevées et la puissance au crochet dont seraient bientôt capables les machines à simple adhérence.