Chenoise

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Chenoise
Monument commémoratif aux martyrs de deux guerres
Monument commémoratif aux martyrs de deux guerres
Blason de Chenoise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Canton de Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Jean-Claude Cackaert
2014-2020
Code postal 77160
Code commune 77109
Démographie
Gentilé Chenoisiens
Population
municipale
1 289 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 57″ N 3° 11′ 44″ E / 48.6158, 3.1956 ()48° 36′ 57″ Nord 3° 11′ 44″ Est / 48.6158, 3.1956 ()  
Altitude Min. 119 m – Max. 169 m
Superficie 35,85 km2
Localisation

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Chenoise

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Chenoise

Chenoise est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chenoisiens. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 1 289 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Chenoise se trouve au nord de la communauté de communes de la Gerbe, à laquelle elle appartient. Elle se situe à 10 km au nord-ouest de Provins, à 55 km au sud sud-est de Marne-la-Vallée (Val d'Europe) et à 80 km au sud-est de Paris. Son étymologie provient de l’anthroponyme Canesius. Toponymie : Parrochia de Genesia - Canesia - Chanoise - Chenesia.

Les hameaux et écarts incluent : La Croix de Chenoise - Limoreau - La Mercy - L'Etang-des-Parts - La Mignonerie - Les Chapelles-d'en-Haut - Les Chapelles - Haut-Fosse - Jouy-L'abbaye - Les Bordes - Comble - Beauvais - Le Grand Boissy - Le Moulin - La Brosse - Beauchêne - Le Fay - Saint-Antoine - Poste-Sud - Les Ronceaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Champ du village.

Située au-dessus du pavillon d'entrée de la ferme-château, une girouette représente une girafe menée par un homme. L'animal a effectivement fait une étape à Chenoise en 1827, en remontant vers Paris. La girouette commémore cet événement. Cet animal vécut pendant 18 ans au début du XIXe siècle dans la ménagerie du Jardin des plantes à Paris. Elle fut la première girafe en France, et la troisième en Europe, la première étant la Girafe Médicis, acquise par Laurent de Médicis à Florence en 1486. Cette girafe fut offerte à Charles X par le vice-roi d'Égypte, Méhémet Ali. Celui-ci l'avait lui-même reçu en cadeau de Mouker Bey, un seigneur du Soudan ; l'idée de l'offrir à la France vient de Bernardino Drovetti, consul de France en Égypte.

Née en 1825 d'après les calculs de l'époque, elle débarqua à Marseille le 14 novembre 1826 et fut conduite à Paris à pied à partir du printemps 1827. Au cours de ce voyage elle était accompagnée par Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Jardin des plantes, ainsi que par une ribambelle de chèvres dont elle buvait le lait, une escorte de gendarmes à cheval, et un chariot à bagages. Arrivée le 30 juin, elle fut pendant trois ans une des principales attractions de la capitale (au cours de l'été 1827 elle reçut 600 000 visiteurs). Elle est à l'origine de nombreuses illustrations et objets au décor dit « à la girafe ». Elle a également inspiré un couple de personnages typiques du Carnaval de Paris : La girafe et son cornac. Narcisse-Achille de Salvandy lui a donné fictivement la parole en juillet et août 1827 dans deux pamphlets politiques intitulés Lettre de la girafe au pacha d'Égypte. Honoré de Balzac a fait de même en septembre 1827 avec le Discours de la girafe au chef des six Osages, ainsi que Charles Nodier avec Tablettes de la girafe du Jardin des plantes dans Scènes de la vie privée et publique des animaux. Après sa mort le 12 janvier 1845, elle a été naturalisée, et fait désormais partie de la collection zoologique du Muséum d'histoire naturelle de La Rochelle.

Dans son livre publié en 1998, Michael Allin l'appelle Zarafa, nom qu'il présente comme la transcription d'un mot arabe signifiant à la fois « girafe » et « charmante » (en fait, deux mots distincts mais se transcrivant de la même manière) ; néanmoins, ce nom n'est pas attesté du vivant de la girafe[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Fascé d’argent et de sable de huit pièces au chef d’azur chargé d’un besant d’or, au cyclamor, mouvant du chef pour moitié, rayonnant de dix-sept et deux demies pièces ployées et dextrogyres, soutenu de cinq flammes renversées ordonnées en arc, le tout brochant du même accompagné, en pointe, d’une tour brochante d’or ouverte du champ, ajourée et maçonnée de sable, donjonnée de trois tourelles aussi d’or maçonnées aussi de sable, celle du milieu plus haute.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1813 Étienne Veillat    
1813 1818 Pierre Jean Baptiste Ernest Buchère De L'épinois   Propriétaire
1818 1831 François Minost   Cultivateur
1831 1834 Claude Nicolas Gilquin    
1834 1838 Louis Etienne Lecuyer   Fermier
1838 1864 Jean Pierre Denis Vignier   Cultivateur
1865   Alexandre Bouvrain   Cultivateur
1870 1871 Victor Napoléon Benard   Cultivateur, maire par intérim
1871   Louis Achille Pierrot   propriétaire
1874 1876 Victor Napoléon Benard    
1876 1881 Auguste Larousse   Cultivateur
1881   Alexandre Bouvrain   Cultivateur
1905   Paul Ernest Bourbonneux   Cultivateur
1908   Arthur Bridou   instituteur Retraité
1919   Gaston Louis Alexandre Bouvrain    
1937   Jules Hussob    
1947 1965 Louis Bégis    
1965 1971 Jean MarieRobitaille   docteur en médecine
1971   Maurice Moreau    
2001 en cours Jean-Claude Lauret   assureur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 289 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
829 794 762 818 903 980 1 039 1 042 1 131
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 152 1 110 1 177 1 138 1 088 1 056 1 020 1 026 988
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
985 973 924 822 840 845 827 809 749
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
658 709 762 925 1 108 1 200 1 231 1 240 1 266
2011 - - - - - - - -
1 289 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Milon de Bréban (croisé) seigneur de Chenoise possède le château en 1180.
  • Philippe de Castille(1567-1650), marquis de Chenoise, fondateur du couvent de la Mercy
  • Philippe de Castille (1607-1627) fils de Philippe de Castille(1567-1650)[4].
  • Le château de Chenoise fut la demeure de la famille de Castille. L'église contient encore le cénotaphe de Jehan de Castille, mort le 14 août 1667, marquis de Chenoise.
  • Pierre du Chatel et Milon de Naud fondateurs de l'abbaye de Jouy en 1124.
  • l'Abbé Alfred Bonno (1841-1921), curé de Chenoise de 1891 à 1899.archéologue éclairé
  • Buchère de L'Epinois Pierre Jean Baptiste Ernest(1779-1848), maire de Chenoise en janvier 1813, maire de Provins de 1822 à 1828, fils de Jean Baptiste Ernest de Buchère (1751-1794), chevalier de l'Épinois qui fut guillotiné pour avoir voulu en compagnie du général Dillon, sauver Louis XVII (le dauphin) de la prison du temple[5].
  • Le Lieutenant des Pompiers de Paris, Roger Aubert (°1903) et le sous-lieutenant Bernard Vannier, tous deux résistants, furent fusillés par les allemands qui leur avaient fait creuser leur tombe, le 23 août 1944 dans le parc du château.
  • Les demoiselles de Bellegarde (Adèle[6] et Aurore), héroïnes de la révolution, Adèle servit de modèle au peintre Jacques-Louis David pour Les Sabines.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pavillon d'entrée de l'ancien château de Chenoise.
  • Église Saint-Loup (évêque de Troyes) du XIIe, XIIIe et XVe siècle. Ancien prieuré-cure de l'ordre de Saint-Augustin, l'église est mentionnée dans les archives en 1160 comme dépendance de la collégiale de Saint-Quiriace (Provins). La construction de la nef à deux travées remonte à cette époque, mais les ogives en lambris datent du XVe siècle. La tour-clocher, flanquée d'une tourelle à meurtrières, est haute de 34 mètres[1].
Église Saint-Loup
Église Saint-Loup
  • Sentier de grande randonnée GR 11
  • Abbaye cistercienne Notre-Dame de Jouy
  • Forêt de Jouy (1 632 hectares), dont "Le chêne de Montauban" environ 350 ans, gouffre de "la fontaine Godeau".
  • Lavoir des Bordes
  • L'étang rue de la foret existait déjà en 1784 (plan d'intendance, archives du 77 en ligne)
  • Ferme pédagogique de la Mercy
  • Ferme-Château : Le château médiéval n'existe plus. écroulé avant la Révolution sûrement à cause du fantasque marquis d'Hervilly qui aimait trop les portes et fenêtres. Il subsiste un long bâtiment XVIIe (1650-1667) en grès et brique encadré de pavillons (IMH) ; bâtiments de communs, dont une grange aux dîmes présentant une salle voûtée à 2 nefs, surmontée d'une grande salle couverte en charpente (propriété privée)[7].

Abbaye cistercienne[modifier | modifier le code]

À la lisière de la forêt domaniale de Jouy, au lieu-dit Jouy l'Abbaye, restent les vestiges d'une ancienne abbaye de l'ordre cistercien. Seul subsiste le chevet plat percé de deux étages de baies et orné d'une archivolte supportée par des colonnettes à chapiteaux. MH 1992. Propriété privée.

Au début du XIIe siècle existait un prieuré de moines. L'emplacement semblait propice à la fondation d'une abbaye.

Deux seigneurs du lieu, Pierre du Château et Million de Naud, acceptent de céder les terres pour la fondation. Le comte de Champagne Hugues Ier, ami de Bernard de Clairvaux, promet son aide pour la construction d'un monastère. Le 15 août 1124, naît l'abbaye cistercienne de Jouy, 23e abbaye de Citeaux et 8e fille de l'abbaye de Pontigny.

L'église mesurait 74 mètres de longueur sur 20 de largeur. Elle était disposée en forme de croix latine. La nef à collatéraux, précédée d'un porche, se terminait par un transept sur chaque bras duquel ouvraient des chapelles. Suivant une disposition du style cistercien, le chevet était ajouré de trois fenêtres étroites et allongées. Elle fut achevée en 1224 et vendue comme bien national à la Révolution française[8].

Elle renfermait des tombeaux dont les principaux ont été dessinés par François Roger de Gaignières. Au milieu du sanctuaire, devant la maître-autel, la tombe en cuivre émaillé et martelé de Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges, le représentant en gisant dans ses ornements pontificaux. D'autres dalles gravées se trouvaient dans le chœur et dans le cloître[9].

Événements[modifier | modifier le code]

Chenoise participe à la fête intercommunale de la G.E.R.B.E., la fête du pain, le troisième dimanche de mai.
La fête de la Saint-Jean et la fête de la musique sont célébrées chaque année, le week-end le plus proche du 21 juin

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association L.C.D - Chenoise
  • Association d'aide aux victimes de discriminations sur Chenoise et l'ensemble du pays.

Légendes[modifier | modifier le code]

  • La légende du manoir Clarois est la plus connue dans le village depuis 1836. L'histoire d'une femme égorgée et dont le corps fut retrouvé au petit matin flottant à la surface de l'étang se trouvant à proximité. L'assassin ne fut jamais arrêté, mais la légende raconte qu'elle hante le manoir et qu'on peu parfois entendre ses cris de douleurs les nuits sans lune.
  • Selon certains écrits du frère Gérard de Provins la forêt de chenoise aurait été le lieu où beaucoup de templiers se seraient rassemblés afin d'échapper à la grande rafle de 1307.On dit qu ils y auraient changé de nom et de religion afin de redevenir des personnes comme les autres.
  • Cette forêt aurait été le centre du "grand changement"

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b conseil général de Seine-et-Marne & Wikipedia
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Epitaphe de Philippe de Castille à Meaux Les restes mortels de Philippe de Castille reposent en ce lieu. Ce jeune homme connut une gloire éphémère, en effet, il mourut avant d’avoir atteint sa 21e année. Il fut associé à l’ordre équestre de Malte ; il prit part à l’attaque de Leucade et fut blessée à la jambe par une balle de plomb en franchissant des fortifications. En 1625, il fut inscrit par le roi Louis parmi les treize plus vaillants. Il porta aussi secours à l’Ile de Ré assiégée par les Anglais. Enfin, n’écoutant pas ses parents, il franchit les Alpes et alla trouver les vénitiens qui préparait la guerre, il prit la tête d’une troupe de mille fantassins et autant de cavaliers, c’est à ce moment là qu’il contracta un mal à la poitrine et dû rentrer à Paris, mais rien ne le guérit et il mourut à l’âge de 20 ans 3 mois et 7 jours le 4 mai 1627. Ses parents éplorés élevèrent ce monument à leur fils aimé. Ce monument en marbre blanc se trouvait d’abord dans l’église du couvent de la Merci à Chenoise près de Provins. Alexandre Lenoir acheta cette statue à un épicier de Melun pendant la révolution et la transféra à la cathédrale Saint-Etienne de Meaux en 1817 source = petit-patrimoine.com
  5. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe. Band 16. Bureau de la publication, Paris 1859, p. 165.
  6. Adélaïde Noyel de Bellegarde (1772 - Les Marches (Savoie) † 7 janvier 1830 - Paris, inhumée au cimetière du Père-Lachaise (11e division)), dite « Adèle de Bellegarde », dame de Chenoise. Sur l'œuvre de Jacques-Louis David, Les Sabines, elle donne ses traits à Hersilie, à genoux, les bras en croix, au centre de la toile, s'interposant entre son époux Romulus à droite, qui s'apprête à lancer son javelot contre Tatius le père d'Hersilie, qui se protège avec son bouclier « Adélaïde Victoire Noyel de Bellegarde », dame de Chenoise, dite « Adèle de Bellegarde », sur roglo.eu (consulté le 6 août 2011)
  7. atome77.com
  8. Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Provins. Année 1964
  9. Geotges Pillement.Les environs de Paris inconnus.Grasset. 1961