Chen Quanguo

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Dans ce nom chinois, le nom de famille, Chen, précède le nom personnel.

Chen Quanguo, né en 1955 dans la province du Henan, est un ancien militaire et un homme politique chinois[1]. Il a adhéré au Parti communiste chinois (PCC) en 1973.

En août 2011, il a remplacé Zhang Qingli à la tête du PCC pour la région autonome du Tibet. Auparavant il était gouverneur de la province septentrionale du Hebei[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Cet ancien militaire est né dans la province du Henan. Il a occupé la fonction de secrétaire adjoint du PCC pour le Hebei en 2009 puis a été gouverneur de cette province en 2010 [3].

Alors que 20 Tibétains se sont immolés au Tibet depuis mars 2011, Chen Quanguo a limogé trois responsables locaux en indiquant « Le combat contre la clique du dalaï est une lutte difficile, sur le long terme, parfois très engagée »[4].

Selon plusieurs sources, dont l'ONG Reporters sans frontières, Chen Quanguo a renforcé le contrôle des moyens de communication et plus particulièrement sur les téléphones portables et Internet[5],[6],[7]. Selon l'écrivaine chinoise d'origine tibétaine Tsering Woeser, en 2012 Chen Quanguo a indiqué à propos du « Projet Tibet-Xinjiang » qu’il fallait « développer la mise en œuvre du réseau du Tibet et les avantages d’avoir un véritable système d’enregistrement de l’identité pour les téléphones mobiles, améliorer le contrôle des informations sur Internet pour construire un système de prévention et de contrôle de l’air, du sol et de l’internet par osmose inverse, et veiller de manière efficace à ce que partout sur l’immense territoire de la région, qui compte 1,2 million de kilomètres carrés, l’on puisse entendre et voir l’image et la voix du Comité central du PCC, et que l’on ne puisse ni entendre, ni voir l’image et la voix des forces hostiles et de la clique du Dalaï-Lama, afin de garantir la sécurité absolue dans les domaines de l’idéologie et de la culture »[8].

En août 2014, le parti communiste chinois, par la voix de Chen Quanguo, promeut les mariages mixtes entre les Chinois tibétains et les Chinois Han. Tsering Woeser, elle-même fille d'une mère tibétaine et d'un père issu de l'union d'un Han et d'une Tibétaine, considère qu'il s'agit de noyer l’identité tibétaine dans la culture chinoise Han. Chen Quanguo a demandé aux fonctionnaires « d’agir comme des marieurs » afin que « soient ainsi reconnues la Grande Patrie, la culture chinoise et la voie du socialisme »[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Chen Quanguo becomes new Party chief of Tibet
  2. L'Expresse : La Chine nomme un nouveau chef du PC au Tibet
  3. French China : Le nouveau secrétaire du Comité du PCC pour le Tibet appelle à accélérer le développement régional
  4. Trois responsables limogés au Tibet, Le Figaro, AFP, 9 février 2012.
  5. Reporters sans frontières, Le Tibet toujours plus coupé du monde, mars 2012.
  6. Ben Blanchard et Pierre Sérisier, La Chine veut étouffer la voix du dalaï lama au Tibet, Challenges, 2 novembre 2013 « Le gouvernement entend pour cela confisquer les récepteurs satellite illégaux, accroître son contrôle sur le web et s'assurer que tous les utilisateurs de téléphones et d'internet sont enregistrés sous leur véritable nom. »
  7. Chine: une Tibétaine s'immole par le feu La Presse.ca, 4 mars 2012, « Le chef du Parti communiste chinois pour le Tibet, Chen Quanguo, a donné l'ordre de renforcer les contrôles sur l'internet et les téléphones portables pendant cette période, selon les médias officiels chinois. »
  8. Tsering Woeser, Le projet Tibet-Xinjiang : « Écrasez la voix de l’ennemi », juin 2012.
  9. Pékin promeut les mariages entre Hans et Tibétains pour « parachever l’unité du Tibet », Église d'Asie, 19 août 2014, « Pour les uns il s’agit de « parfaire l’unité du Tibet », pour les autres, d’une nouvelle tentative d’assimilation des Tibétains, cette fois par le mariage avec les Chinois hans venus coloniser la région. Les consignes du Parti communiste chinois au Tibet, publiées au début du mois d’août, ont déclenché l’indignation des associations de défense des droits de l’homme, qui dénoncent une nouvelle phase dans la politique de sinisation de Pékin. »

Lien externe[modifier | modifier le code]