Chemin de fer de l’Est chinois

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Les voies principales du chemin de fer de l’Est chinois (Manzhouli à Harbin à Suifenhe et sa branche sud (Harbin à Dalian) ; après 1905, la plus grande partie de cette dernière (de Changchun à Dalian) devient les chemins de fer de Mandchourie du Sud, d'administration japonaise

Le chemin de fer de l’Est chinois (en russe : Китайско-Восточная железная дорога, К.В.Ж.Д. dans sa forme abrégée) était un tronçon ferroviaire du Transsibérien de 2 536 kilomètres traversant la Mandchourie et administré par la société russe éponyme. La ligne fut mise en service en 1903 et reliait les villes russes de Tchita et Grodekovo (aujourd'hui Pogranitchnaïa). Elle desservait plusieurs villes mandchoues dont Kharbine où fut installé le centre administratif de la compagnie. La construction en 1903 dans l'Extrême-Orient russe du tronçon Grodekovo-Oussouriisk finalisa le tracé du Transsibérien et permit pour la première fois de relier Vladivostok au reste de la Russie via la Mandchourie. La partie sud du chemin de fer, connue sous le nom de chemin de fer sud-mandchourien, devint un enjeu et un lieu de dispute entre les puissances, notamment lors des guerres russo-japonaise de 1905 et sino-japonaise de 1937 à 1945.

Le projet (1892 - 1897)[modifier | modifier le code]

Construction de la ligne (1897 - 1903)[modifier | modifier le code]

Mise en service et exploitation (1903 - 1917)[modifier | modifier le code]

Le pont du chemin de fer de l'Est chinois à Harbin, sur la rivière Songhua, gardé par des Cosaques durant la guerre russo-japonaise en 1905


Guerre civile russe (1917-1922)[modifier | modifier le code]

En novembre 1917, soit moins d'un mois après la prise de pouvoir bolchevique, le Sovnarkom démet le général Khorvat de ses fonctions et transmet la direction du chemin de fer au soviet de Kharbine. L'ensemble de la ligne passe alors officiellement sous contrôle bolchevique. En décembre, avec l'aide de gardes blancs et de troupes chinoises, le général Khorvat renverse le soviet de Kharbine et reprend la maîtrise du chemin de fer. Il fonde à Kharbine un gouvernement provisoire russe et transforme le siège de la compagnie en bastion de résistance anti-bolchevique[1]. Fin décembre, plusieurs gares situées à l'ouest de la ligne et étant sous contrôle bolchevique sont attaquées. L'ataman Semenov s'empare de la gare de Mandchouli, désarme la garnison rouge et la renvoie en Russie suivie, dans un wagon à bestiaux, par les membres du soviet local. Semenov et Ungern-Sternberg s'établissent en Mandchourie occidentale le long du chemin de fer où ils organisent une petite armée[2]. A l'autre extrémité de la ligne, l'ataman Kalmikov s'implante avec des cosaques à Pogranitchnaïa.

En mars 1918, le prince Koudatchev et les actionnaires du chemin de fer demandent à l'amiral Koltchak de se joindre au bureau directeur de la compagnie. Koltchak, qui souhaitait rejoindre le front occidental et combattre aux côtés des Alliés, accepte à contre-coeur la proposition sur insistance du War Office[3]. Mi-avril 1918, Koltchak rencontre le prince Koudatchev à Pékin et accepte le poste de "membre militaire" au conseil d'administration du chemin de fer. Quelques jours plus tard, le général Khorvat, l'industriel Poutilov et plusieurs représentants de la Banque russo-asiatique, qui détenaient l'essentiel des actions de la compagnie, arrivent à Pékin. Ensemble, ils se mettent d'accord sur la réorganisation de la compagnie et le retour à l'ordre dans la région du chemin de fer. La nomination de Koltchak au poste de commandant en chef des forces russes dans la région du chemin de fer est officialisée le 26 avril 1918[4].

Administration soviétique (1922 - 1950)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Chinese Eastern line: history of construction and operation
  2. Peter Fleming, Le destin de l'amiral Koltchak, pages 60 et 61.
  3. Ibid., pages 42 et 43.
  4. Ibid., pages 68, 69 et 70.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Ouvrages sur le chemin de fer de l’Est chinois

  • H. Enselme, À travers la Mandchourie. Le chemin de fer de l'Est chinois d'après la mission du Capitaine H. de Bouillane de Lacoste et du Capitaine Enselme, Rueff, Paris, 1904.
  • Chang-sin Houang, Le problème du chemin de fer chinois de l'est, Les écrivains réunis, Paris, 1927.

Ouvrages sur le chemin de fer sud-mandchourien

  • Henry W. Kinney, La Mandchourie moderne et la Compagnie du chemin de fer sud-mandchourien, Imprimerie Baudelot, 1928.
  • S. M. R., Compagnie du chemin de fer sud-mandchourien, Dairen, 1935.

Ouvrages mentionnant le chemin de fer de l’Est chinois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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