Chemin de fer Mendoza à Valparaiso

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Le Chemin de fer Mendoza à Valparaiso, appelé aussi "Transandino", fut mis en service en 1910 et cessa son service de transport de voyageurs en 1978, puis son activité de fret marchandises quatre ans plus tard, en raison d'éboulements. C'est le Chemin de fer transcontinental à la plus haute altitude au monde, avec un passage à 3 750 mètres[1], au Pas de la Cumbre, non loin du sommet de l'Aconcagua. Prolongée jusqu'à , la voie permet d'aller d'un océan à l'autre sur une distance totale de kilomètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie ferrée transandine entre Valparaíso (Chili) et Mendoza (Argentine) est un projet qui remonte 1874. Il été livré pour une mise en exploitation en avril 1910 et inaugurée officiellement le 25 mai 1910[2]. Mendoza était alors déjà reliée à Buenos Aires.

En 1891, la voie du côté argentin est parvenue jusqu'à Uspallata, au pied de la cordillère des Andes. Il restait alors à franchir le passage le plus difficile, en altitude, entre les deux gigantesques massifs de l'Aconcagua au nord, plus haut sommet de la cordillère des Andes et de son voisin le Juncal. Entre les deux, le col de la Cumbre se situait à une altitude de 3 750 mètres, à la frontière des deux pays[1]. Même si le versant oriental y est en pente plus douce que le versant occidental, les ingénieurs ont d'abord envisagé un funiculaire mais durent se résoudre à forer un tunnel long de 5 kilomètres, à une altitude de 3140 mètres, le double de celle laquelle les tunnels alpins les plus hauts les avaient habitués[2]. À partir de 1894 les hésitations du gouvernement chilien et l'abondance des neiges rendit l'avancée très lente et coûteuse. La partie la plus pentue, avec des pointes à 8 %, relie Valparaíso au tunnel. La voie est large de seulement un mètre[2], obligeant à changer de train. Du côté chilien, la ligne se ramifie avec une longue remontée au nord vers les mines de cuivre de la Région d'Antofagasta et l'autre embranchement en direction de Puerto Montt[1].

Il est envisagé de faire renaître la liaison ferroviaire grâce au projet Transandino. Techniquement, une liaison transcontinentale existe entre Arica au Chili et le département de La Paz en Bolivie, puis vers Buenos Aires, mais le tronçon transandin est réservé au fret.

Il existe d'autres trains célèbres dans la Cordillère des Andes, comme le Chemin de fer transandin appelé « La Nariz del Diablo », qui relie Guayaquil, sur la côte pacifique de l'Équateur, à Quito, la capitale située à 2 800 m d'altitude. Réputé pour être l'un des trains les plus périlleux du monde, il ne peut cependant pas être considéré comme un Chemin de fer transcontinental. Les voyageurs peuvent aussi prendre celui qui mène les voyageurs de Lima à Huancayo ("el tren de la Sierra"), ligne conçue elle aussi pendant la deuxième moitié du XIXe siècle dans le but de faciliter l'exploitation des ressources minières du centre du Pérou[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Dictionnaire amoureux des trains, par Jean des CARS [1]
  2. a, b et c Maurice Zimmermann Annales de géographie, 1910 [2]
  3. Les Trains mythiques d'Amérique du Sud par le Guide du routard [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]