Cheikha Remitti

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Cheikha Remitti (1923-2006).

Cheikha Remitti ou Rimitti, née le à Tessala, près de Sidi-Bel-Abbès et décédée le à Paris était une chanteuse populaire algérienne de raï traditionnel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cheikha Remitti est née en Algérie à Tessala (ville située près de Sidi Bel-Abbès, en Oranie) le [1],[2].

Elle est imprégnée très jeune par le chant rural[2]. Orpheline, élevée par des « patrons » qu’elle a quittés à l’adolescence pour suivre une troupe de musiciens nomades les Hamdachis, la jeune Saïda[2] connait la misère avant de se lancer dans la chanson dans les années 40, à Relizane, Oran et Alger. Comme pour Cheikh Hamada, il serait simpliste de dire qu'elle est une chanteuse de raï ; Cheikha Rimitti est l'une des chanteuses algériennes les plus appréciées du Maghreb[réf. souhaitée].

Après l'indépendance, ses chansons lui valent d'être censurée par certains politiques algériens. Rimitti provoqua à la fois en effet le gouvernement censeur et l'Islam strict. Chantant l'amour, la femme, l'alcool, les corps emmêlés, la liberté, le féminisme… et présidant des fêtes arrosées, elle a très vite été ignorée par l'Algérie officielle.

Elle s'attire une réputation sulfureuse dès son premier succès, en 1954, avec « Charrak gatta », dans lequel certains voient une attaque contre le tabou de la virginité.

Pour l'anecdote, on raconte qu'elle gagne son surnom en chantant dans les bars, celui-ci proviendrait en effet de l'injonction « Remettez, remettez-moi ça ! » (une tournée) : « rimitti », avec l'accent.

Cheikha Rimitti arrive à Paris en 1979, où elle anime les soirées dans des cafés communautaires. Bien que mise à l'écart par les siens, elle devient peu à peu l'ambassadrice internationale, paradoxalement, du raï; alors qu'elle ne supportait tous « ces jeunots tricheurs », comme elle le disait elle-même. Elle atteint même un nouveau public à la fin des années 1990 composé d'Algériens de France, leurs enfants et même des européens et des spécialistes en musique.

Certains[Qui ?] diront qu'elle a été mal managée ses dix dernières années puisque son amant agent refusait, sans qu'elle le sache, des concerts internationaux, demandant « pour elle » des cachets astronomiques. C'est le cas pour un concert Place de la République à Paris, notamment[réf. nécessaire].

Cheikha Rimitti sort un dernier album, « N'ta Goudami » (littéralement, « Toi,devant moi »).

Cheikha Rimitti s'est éteinte le lundi , deux jours après son concert au Zénith de Paris où elle chantait avec les « chebs », notamment Khaled[2]. Avec son humour légendaire, elle disait qu'elle comptait bien les remettre à leur place[réf. souhaitée].

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • 1954 : « Charak Gatâa » - Pathé
  • 1994 : « Sidi Mansour » -
  • 1996 : « Ghir al Baroud » -
  • 1996 : « Cheika » -
  • 2000 : « Trab Music » -
  • 2000 : « Nouar » -
  • 2001 : « L'etoile du Rai » -
  • 2001 : « Live European Tour 2000 » -
  • 2001 : « Salam Maghreb »-
  • 2005 : « N'ta Goudami » -

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. musiqueray.org Cheikha Rimitti.
  2. a, b, c et d lemonde.fr Cheikha Rimitti, chanteuse algérienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]