Chefs d'État du Cambodge

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La charge de chef de l'État du Cambodge est, depuis la restauration de la monarchie en 1993, assurée par le roi, En fonction des changements de régime et modifications de la constitution, plusieurs autres titres ont été portés par le chef de l'État cambodgien entre 1960 et 1993.

Monarchie cambodgienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monarques du Cambodge.

Durant l'essentiel de son histoire, le Cambodge a été une monarchie. Lors des périodes de l'Empire khmer comme du protectorat français, le rôle de chef de l'État revenait à un monarque. Entre 1960 et 1993, le pays a néanmoins connu d'autres formes de gouvernement, qu'il s'agisse de la période d'abolition de la monarchie entre 1970 et 1993, ou de celle de la « monarchie sans roi » entre 1960 et 1970.

Régence (1960-1970)[modifier | modifier le code]

Le 20 juin 1960, suite à la mort de son père le roi Norodom Suramarit, le premier ministre Norodom Sihanouk, qui ne souhaite pas reprendre son titre de roi, se fait nommer, par le biais d'un amendement constitutionnel, chef d'État à vie. Il a donc les pouvoirs et les prérogatives de roi sans en avoir le titre. Après le renversement de Sihanouk en mars 1970, le président de l'assemblée nationale, Cheng Heng, devient chef de l'État par intérim comme prévu par la constitution en cas de vacance du pouvoir. Norodom Sihanouk, en exil, continue de revendiquer le titre de chef de l'État du Gouvernement royal d'union nationale du Kampuchéa (GRUNK).

République Khmère[modifier | modifier le code]

Après la proclamation de la république, Cheng Heng conserve le titre de chef de l'État jusqu'en 1972, date à laquelle le maréchal Lon Nol se fait élire président par l'assemblée. Après la démission de Lon Nol et sa fuite devant l'avance des troupes des Khmers rouges, l'intérim est assuré par deux éphémères chefs d'État. Les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh le 17 avril.

Kampuchéa démocratique[modifier | modifier le code]

Période du Kampuchéa démocratique

Sous le régime des Khmers rouges, Norodom Sihanouk, en tant que chef du gouvernement royal d'union nationale du Kampuchéa (GRUNK), demeure formellement le chef de l'État jusqu'en décembre 1975, mais il est le plus souvent absent du Cambodge, où tout le pouvoir est exercé dans les faits par le Parti communiste du Kampuchéa (ou Angkar) dont le principal dirigeant est Pol Pot. Après la démission de Sihanouk, Khieu Samphân, dirigeant khmer rouge, est élu Chef de l'État par l'assemblée.

République populaire du Kampuchéa[modifier | modifier le code]

Sous le régime installé après l'invasion du Cambodge par le Viêt Nam, le poste de chef de l'État est occupé par Heng Samrin, avec les titres de Président du conseil révolutionnaire populaire (1979-1981) puis de Président du conseil d'État (1981-1989).

État du Cambodge[modifier | modifier le code]

En 1989, la République populaire du Kampuchéa adopte le nouveau nom d'État du Cambodge. À la fin de cette période de transition, le poste de chef de l'État est à nouveau confié en juin 1993 à Norodom Sihanouk, qui reprend le titre de roi du Cambodge lors du rétablissement de la monarchie en septembre de la même année.

Depuis la restauration monarchique, et comme prévu par la constitution, Chea Sim, président de l'Assemblée nationale puis du Sénat, a plusieurs fois assuré l'intérim en tant que chef de l'État durant les absences du roi Norodom Sihanouk, à l'étranger pour raisons médicales.

Voir également[modifier | modifier le code]