Chef d'état-major de la marine

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En France, le chef d'état-major de la marine (CEMM) est responsable devant le ministre de la Défense de la préparation de la marine nationale en vue de sa mise en œuvre.

Il assiste, en tant qu'expert naval :

Il a autorité :

  • sur l'organisation territoriale de la marine : commandants de zones maritimes et commandants de la marine, en métropole et outre-mer
  • sur les services et directions suivants :
    • la direction du personnel militaire de la marine (DPMM)
    • la direction centrale du commissariat de la marine (DCCM)
    • la direction centrale des systèmes d'information de la marine (DCSIM)
    • la direction centrale du service de soutien de la flotte (DCSSF)
    • la direction centrale des travaux immobiliers et maritimes (DCTIM)
    • le service de l'aéronautique navale
  • sur l' état-major de la Marine qui assure, à travers ses quatre divisions (ressources humaines, plans, programmes et opération-logistique) la direction générale de la marine.

Il préside le conseil d'administration du service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM).

Sommaire

[modifier] Chefs d’état-major de la Marine

Liste à la date de 2008[1]

Nota: avant la guerre de 1914-1918, le Chef d'état-major de la marine (CEMM) est avant tout le chef du cabinet militaire du ministre de la marine (d'où son appellation), l' "homme fort" de la marine étant alors l'amiral commandant l'armée navale, parfois appelé "amiralissime" (par assimilation au "généralissime" de l'armée de terre qui doit prendre le commandement des armées du Nord-Est en cas de guerre). La Première Guerre mondiale va remettre tout cela en cause, un immense travail de réorganisation devant être effectué rue Royale pour conduire une guerre maritime industrielle de longue durée et faire face à la menace inattendue des sous-marins allemands et des mines (on créera même alors une sorte d'état-major bis appelé direction générale de la guerre sous-marine, aux domaines d'action parfois redondants; la DGGSM sera dissoute à la fin de la guerre, ses nombreuses prérogatives retournant aux bureaux de l'état-major général de la marine). Pour avoir un système permettant une transistion souple entre le temps de paix (préparation) et le temps de guerre (action), le vice-amiral chef d'état-major général de la marine devient dans les années 20 le commandant désigné des forces maritimes françaises en temps de guerre, le travail d'état-major étant dans de telles circonstances confié au major général de la marine, son premier adjoint en temps de paix. Après la seconde guerre mondiale, la disparition progressive d'un ministre de la marine amène à confier une partie des prérogatives de celui-ci au CEMM, prérogatives qui sont cependant peu à peu reprises en interarmées par l'état-major des armées et son chef. Le CEMM perd ainsi au profit du chef d'état-major des armées (CEMA) ses responsabilités de direction des opérations maritimes en 1971 (ses homologues de l'armée de terre et de l'armée de l'air les ont déjà perdues en 1961). Dans les années 2000, c'est à son tour une large part des prérogatives organiques (préparation des forces) qui sont transférées au CEMA, le CEMM restant son principal conseiller quant à la préparation et l'emploi de la marine.

Du 26 août 1939 au 6 juin 1943 l'organisation de la Marine n'a plus comporté d'État-Major Général, mais un "état-major des forces maritimes françaises" en faisant office pour le temps de guerre. L'amiral Darlan devient ainsi commandant en chef des forces maritimes françaises avant d'être appelé à d'autres fonctions

[modifier] Notes et références

[modifier] Article connexe

[modifier] Liens externes


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