Chaunay

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Chaunay
Fresque d'Armand Langlois dans la Grand Rue.
Fresque d'Armand Langlois dans la Grand Rue.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Couhé
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Couhé
Maire
Mandat
Guy Sauvaitre
2008-2014
Code postal 86510
Code commune 86068
Démographie
Gentilé Chaunaisiens
Population
municipale
1 185 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 29″ N 0° 09′ 52″ E / 46.2080555556, 0.164444444444 ()46° 12′ 29″ Nord 0° 09′ 52″ Est / 46.2080555556, 0.164444444444 ()  
Altitude Min. 122 m – Max. 148 m
Superficie 38,64 km2
Localisation

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Liens
Site web chaunay.fr

Chaunay est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Chaunaisiens[1]

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chaunay est située sur la RN 10, à 45 km de Poitiers.

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 864 hectares ; son altitude varie entre 122 et 148 mètres[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom dérive de l'appellation vicaria Colnacius ou de Conniacus, chef-lieu d'une viguerie. Il apparait pour la première fois en 587.

Le camp des Prés-de-Caseron révèle une implantation humaine dès le Néolithique.

Une voie romaine passait à 2 km parallèlement à la N10. Des pierres druidiques et des vestiges gallo-romains ont été découverts.

Un cimetière franc a été mis au jour autour de l'église.

Seigneurie de la famille des de Chaunay du XIe siècle jusqu'au XVe siècle.

Le 9 juin 1572, Henri IV apprend le décès de sa mère Jeanne d'Albret au cours d'une halte à Chaunay[3][réf. incomplète].

À partir de 1789, comme d'autres villes de France, le village accueille favorablement les avancées de la Révolution française et plante ainsi son arbre de la liberté. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI chaque 21 janvier[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Chaunay appartient au canton de Couhé et à l'arrondissement de Montmorillon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Didier    
mars 2008 en cours Guy Sauvaitre[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 185 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 673 1 665 1 463 1 759 2 163 2 164 2 241 2 530 2 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 347 2 361 2 148 2 026 2 113 2 131 2 082 1 970 1 873
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 780 1 752 1 710 1 563 1 554 1 550 1 535 1 581 1 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 481 1 317 1 275 1 157 1 174 1 180 1 200 1 202 1 185
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, la densité de population de la commune était de 31 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

Économie[modifier | modifier le code]

110 artisans et commerçants prospèrent jusqu'à la déviation de la N10 en 1979.

Le lundi, une foire est organisée aux bethions c'est-à-dire aux petits chevreaux.

Selon la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 43 exploitations agricoles en 2010 contre 56 en 2000[8]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[9].

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 17% et sont passées de 3 156 hectares en 2000 à 3 697 hectares en 2010[8]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[9].

55% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour plus de 50% mais aussi orges et maïs), 26% pour les oléagineux (colza et tournesol) , 1% pour les protéagineux (essentiellement des pois) et 10% pour le fourrage[8].

Huit exploitations en 2010 (contre onze en 2000) abritent un élevage de bovins (515 têtes en 2010 contre 668 en 2000). Six exploitations en 2010 (contre trois en 2000) abritent un élevage d'ovins (1 248 têtes en 2010 contre 575 têtes en 2000). L'élevage de volailles est important et s'est fortement concentré: 14 407 têtes en 2000 répartis sur 19 fermes contre 13 370 têtes en 2010 répartis sur trois fermes. L'élevage de chèvres joue aussi un rôle prépondérant : 2 391 têtes en 2010 répartis entre dix fermes pour 2 833 têtes en 2000 entre seize fermes[8]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Calvaire
  • Les anciennes halles couvertes sont détruites en 1932 et remplacées par un bâtiment moderne aujourd'hui salle des fêtes.
  • En mai 2008, la mairie fait démolir des maisons vétustes en plein centre ville. Un grand trompe-l'œil rappelant les anciens commerces a été peint par le plasticien Armand Langlois sur les pignons des bâtiments contigus.
  • L'église Saint-Pierre de Chaunay est en partie romane. Le chœur et le chevet sont du XVIe siècle. L'église a été construite sur les ruines de l'ancienne Église mérovingienne. Après la restauration des voûtes de la nef en 1876, le 28 avril 1878 trois nouvelles cloches, fabriquées par Georges Bollée fondeur de cloches à Orléans, sont installées dans le clocher et bénites par Monseigneur Marnay, vicaire général de Poitiers, en présence de Clément Proton, curé de Chaunay. La petite cloche de l’Angélus, baptisée Louise Magdeleine Lucie, la grosse cloche, baptisée Marie-Pauline, et la cloche de la messe, baptisée Jeanne Ernestine Élizabeth. Georges Bollée est intervenu, aussi pour fondre une des deux cloches de l'église de Marcay.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Zozo le chômeur, vieil habitant de Sénillé, hameau de Chaunay, dont l'histoire est racontée par Bertrand Redonnet, dans son ouvrage Zozo, chômeur éperdu.
  • Francine Poitevin, 1869-1946, née à Chaunay. Institutrice, ethnologue, romancière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Adresse et délibération des curés de l'archiprêtré de Chaunay, département de Poitiers. Manifestation de sentiment de vénération pour l'Assemblée nationale par les archiprêtres, curés et vicaires composant la conférence de Chaunay, au diocèse de Poitiers. , 1790
  • Pierre Dubois, Discours prononcé par M. Dubois, curé de Chaunay avant la bénédiction du Drapeau de la Garde Nationale, le 23 mai 1790, 1790
  • Pierre Dubois, Chanson chantée par M. le commandant de la milice nationale de Chaunay en Poitou, près Civrai, le dimanche 23 mai 1790, jour de la bénédiction des drapeaux, et faite par M. Dubois, archiprêtre dudit Chaunay, 1790
  • Jean-Marc Manguy, Chaunay : son histoire, ses biens, ses familles, 1998, (ISBN 2-95132-010-8)
  • Marie Minot, Un dimanche au tantoût, novembre 2002, texte en langage poitevin
  • Marie Minot, Le Cahier à Marie, novembre 2002, texte en langage poitevin
  • Bertrand Redonnet, Zozo, chômeur éperdu, 2009
  • Jules Richard, Quelques mots sur l'étendue et la formation des anciens archiprêtrés d'Exoudun, Rom, Chaunay, Bouin, Melle, Niort, Saint-Maixent et Lusignan, 1865, pièce extraite des Mémoires de la Société de statistique... du département des Deux-Sèvres

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. François Bayrou, Henri IV : le roi libre, Paris : Flammarion, 1999, ISBN 2-08-067725-X, 539 p., ISBN 2-08-067725-X, p. ?
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 176-177
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  10. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013