Chau Sen Cocsal

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Chau Sen Cocsal
ចៅ សែនកុសល
Chau Sen Cocsal en 2004
Chau Sen Cocsal en 2004
Fonctions
21e Premier ministre du Cambodge
6 août 19626 octobre 1962
(2 mois et 0 jour)
Président Norodom Suramarit
Prédécesseur Nhiek Tioulong
Successeur Norodom Kanthoul
Biographie
Date de naissance 9 septembre 1905
Lieu de naissance Tri Tôn,
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam
Date de décès 22 janvier 2009 (à 103 ans)
Lieu de décès Phnom Penh,
Drapeau du Cambodge Cambodge
Conjoint Van Thi Hai

Chau Sen Cocsal
Premiers ministres du Cambodge

Chau Sen Cocsal (1905 - 2009) aussi appelé « Chhum », est un homme politique cambodgien, premier ministre du 7 août au 6 octobre 1962.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le 1er septembre 1905 à Tri Ton, dans la province de Châu Dôc, en Cochinchine, au sein d’une famille mandarinale d’origine khmère et proche du Palais.

Il fait ses études primaires au collège Sisowath de Phnom Penh avant d’intégrer le lycée Chasseloup Laubat de Saïgon

En 1926, à 21 ans, il décroche un baccalauréat de philosophie et de français et devient le premier Cambodgien diplômé

Après ce succès, il intègre l’administration coloniale française à Phnom Penh, en tant que cadre supérieur de deuxième classe.

En 1928, il devient gouverneur adjoint de la province de Takeo.

En 1929, il entre à la Faculté de Médecine de Hanoï mais abandonne les cours en 1931 ; c’est à cette occasion qu’il aurait tissé de premiers contacts avec les nationalistes vietnamiens.

À son retour, il retourne dans la province de Takeo où il prend la direction du district de Tralach.

En 1935, il part pour la province de Kampong Cham, en tant que responsable du district de Thbaung Khmaun avant de devenir gouverneur de la province de Pouthisat, puis, en 1938, de celle de Svay Rieng.

Il se marie le 2 avril 1940 avec Neang Van Thi Hai dont il aura 7 enfants.

De 1940 à 1944, il est gouverneur de la province de Kampong Chhnang.

À la fin de la seconde guerre mondiale, il refuse de fournir de la main d’œuvre pour des travaux forcés aux forces d’occupation japonaises et rejoint le maquis.

En 1945, au retour de l’administration française, il est nommé, pendant 2 semaines, maire de Phnom Penh puis gouverneur de la province de Kampong Cham. Il en démissionnera le 15 octobre 1945, suite à l’arrestation de l’ancien Premier ministre Son Ngoc Thanh par les Français.

Il se réfugie alors en Cochinchine où il noue des relations avec les milieux nationalistes et deviendra même député Việt Minh de Tri Ton. Toutefois, la dissidence ne dure pas et dès le 28 février 1946, il se soumet aux autorités françaises à Kampot.

En 1948, il prend la charge de gouverneur de la province de Kandal. Il devra toutefois libérer le poste en juin 1949, accusé de mener une «collaboration trop étroite avec les autorités françaises ».

Il fait partie de la délégation représentant le Cambodge à la conférence de Pau chargée de régler des questions techniques et juridiques en suspens entre le gouvernement français et les états associés de l’Indochine dans le cadre d'un transfert de souveraineté (limitée) à ces derniers.

En 1951, il rejoint la Thaïlande, où il devient le premier ambassadeur cambodgien dans un pays étranger.

En 1952, il retourne au Cambodge, soupçonné cette fois d’entretenir des liens trop étroits avec les maquis de Son Ngoc Thanh qui réclament à la France l’indépendance du Cambodge.

Le 11 mai 1955, il rejoint le Sangkum Reastr Niyum, créé par Norodom Sihanouk, et qui va présider aux destinées du pays durant les quinze années à venir.

En 1956, il se met en disponibilité de la fonction publique et fonde la Banque khmère dont il devient Président Directeur Général.

En 1958, Chau Sen Cocsal est élu député de Kampong Cham et devient, en avril de la même année, président de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupera jusqu’en 1968.

Du 7 août au 6 octobre 1962, il sera président du conseil.

En novembre 1962, il sera nommé Président directeur Général d’Electricité Du Cambodge

En 1969, âgé de 64 ans, il se retire de la vie publique.

En avril 1975, alors que Phnom Penh et Saigon tombent aux mains des forces communistes, il est arrêté lors d'une visite à sa famille au sud du Viêt Nam. Accusé d’espionnage au profit de la CIA, il est d’abord emprisonné 17 mois dans ce qu’il a appelé une « cage à poule » puis dans une cellule avec 40 autres détenus. Il passe ensuite 2 ans en résidence surveillée à Saigon, avant d’être autorisé à rejoindre sa femme en France sous la pression de Paris.

Au retour de la paix, le roi Norodom Sihanouk le nomme président du conseil national suprême, poste qu’il occupe du 10 septembre 1990 au 19 juillet 1991.

Le 26 octobre 1993, il devient haut conseiller privé du roi, puis se voit autorisé à utiliser le titre d’excellence (Samdech), dénomination réservée à un très faible nombre de hauts fonctionnaires ; à titre de comparaison, en 2009, le Premier ministre Hun Sen, le président du sénat Chea Sim et celui de l’assemblée nationale Heng Samrin étaient les seuls personnes extérieures à la famille royale autorisées à porter ce titre.

Le 26 décembre 1993, il devient le doyen du Conseil constitutionnel nouvellement créé.

En 2007, il se retire une seconde fois de la vie publique.

Le 22 janvier 2009, il meurt paisiblement à 103 ans, entouré des siens. Il est incinéré au terme d’une cérémonie officielle durant laquelle lui sont rendus des honneurs nationaux et militaires. Quelques années auparavant, il avait demandé à un de ses petits-fils de transmettre ses excuses aux habitants de Phnom Penh pour les encombrements que causerait son cortège funèbre.

Sources[modifier | modifier le code]