Chat noir, chat blanc

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Chat noir, chat blanc

Titre original Crna mačka, beli mačor
Réalisation Emir Kusturica
Scénario Gordan Mihić
Emir Kusturica
Acteurs principaux Bajram Severdzan
Srđan Todorović
Branka Katić
Florijan Ajdini
Pays d’origine Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie RFS de Yougoslavie
Drapeau de France France
Drapeau d'Allemagne Allemagne
Drapeau d'Autriche Autriche
Drapeau de Grèce Grèce
Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1998
Durée 127 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Chat noir, chat blanc (en serbe Crna mačka, beli mačor/Црна мачка, бели мачор, soit chatte noire, chat blanc) est un film serbe réalisé par Emir Kusturica, sorti en salles en 1998.

Sommaire

[modifier] Naissance du film

Après avoir réalisé Underground, Emir Kusturica se voit proposer par une chaine de télévision allemande la réalisation d’un documentaire sur la musique tzigane. Alors qu’il se rend sur le lieu de tournage pour préparer le synopsis, il entend une anecdote à propos de la mort d’un grand-père juste avant un mariage dont le corps a été mis dans la glace pour que la cérémonie ait lieu. De plus, pendant cette période de travail, il lit des nouvelles de l’écrivain russe Isaac Babel, notamment « Banja le roi » tirée des Contes d’Odessa[1].

Le projet se transforme finalement en un long métrage de fiction qui deviendra Chat Noir, Chat Blanc (dont un des titres d’étude était Musique Acrobatique[2]). De retour à Belgrade, il fait appel au scénariste Gordan Mihić, avec qui il a déjà travaillé sur Le temps des gitans, et lui demande d’essayer d’écrire un scénario autour de ces deux sources d’inspiration.

[modifier] Résumé

Matko, un gitan vivant sur les rives du Danube, projette de détourner un train transportant de l’essence entre la Serbie et la Turquie. Il demande alors de l’argent à Grga, un parrain de la mafia locale, ancien ami de son père et s’associe à Dadan, un gangster cocaïnomane qui adore la musique techno. Mais Dadan en a décidé autrement et s’approprie le train et l’argent de Matko.

Dadan, que Matko croit en dehors de tout cela, voit alors l’occasion de marier sa sœur cadette, la minuscule Bubamara (Coccinelle en serbe). Il demande donc à Matko de marier son fils Zare à Bubamara, en compensation de l’argent qu’il est censé avoir perdu dans l’affaire. Le problème, c’est que Zare en aime une autre, Ida, une jeune fille qui vit elle aussi sur les rives du Danube.

Alors que le mariage va avoir lieu, Zarije, le grand-père de Zare, a la généreuse idée de mourir pour empêcher la cérémonie. Mais Dadan s’en moque et oblige Matko à cacher le corps de son père dans le grenier afin que le mariage soit toujours célébré. Le prêtre a à peine scellé l’union que la mariée préfère s’enfuir avec l’aide de Zare et Ida. Durant sa fuite, elle fait la rencontre du géant Grga Veliki, petit-fils du vieux parrain et en tombe immédiatement amoureuse. Le parrain Grga ordonne alors à Dadan d’offrir sa sœur à son petit-fils afin d’annuler une vieille dette.

Tout rentre dans l’ordre et la communauté s’apprête à célébrer deux nouveaux mariages, celui de Zare avec Ida et celui de Grga Veliki avec Bubamara, mais le parrain Grga décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Pour que les noces tant attendues ne soient pas annulées, Dadan décide d’amener le corps de Grga dans le grenier, aux côtés de celui de son vieil ami Zarije. Après quelques heures, les deux grands pères ressuscitent comme par magie et les deux mariages sont finalement célébrés.

[modifier] Musique

Le film est agrémenté de la musique d'Emir Kusturica et de son groupe, le No Smoking Orchestra. On peut d'ailleurs apercevoir un membre du groupe, Dejan Sparavalo, en train de jouer du violon au début du film.

La fanfare qui est omniprésente à l'écran durant toute la durée du film est une des deux fanfares déjà présentes dans le film Underground, il s'agit du Slobodan Salijević Orchestra.

On entend également les morceaux suivants :

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Distinctions

[modifier] Notes et références

  1. Positifs, n°452, octobre 1998
  2. Ce titre faisait sans doute référence à la scène où l’orchestre tzigane est accroché sur deux arbres aux bords du Danube.

[modifier] Liens externes

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