Charray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Charray
Image illustrative de l'article Charray
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Cloyes-sur-le-Loir
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Rivières
Maire
Mandat
Bertrand Viron
2014-2020
Code postal 28220
Code commune 28083
Démographie
Population
municipale
107 hab. (2011)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 22″ N 1° 19′ 38″ E / 47.9728, 1.3272 ()47° 58′ 22″ Nord 1° 19′ 38″ Est / 47.9728, 1.3272 ()  
Altitude Min. 97 m – Max. 132 m
Superficie 10,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

Voir sur la carte administrative de Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Charray

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

Voir sur la carte topographique de Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Charray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Charray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Charray

Charray est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Romilly-sur-Aigre La Ferté-Villeneuil Le Mée Rose des vents
N
O    Charray    E
S
Brevainville Ouzouer-le-Doyen, Moisy Verdes

Site[modifier | modifier le code]

Carte de Charray et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Charray est une très ancienne paroisse existant déjà à l'époque mérovingienne. Le village est en grande partie installé sur un cimetière très étendu avec des inhumations en pleine terre et souvent en sarcophage. Ces sarcophages sont en craie de la vallée du Loir (craie de Villedieu[1]) ou en grès roussard (roussard de la vallée de la Braye, Savigny-sur-Braye).

En juin 2010, le creusement des fondations d'une maison à l'extrémité du village, route de la léproserie de Saint-Laurent (rue des chasseurs) a mis au jour un grand nombre de sépultures datées du VIIe au XVe siècle, et confirmé la grande étendue de ce cimetière ainsi que sa longue utilisation[2],[3],[4].

C'est l'un des rares villages de France à n'avoir aucun monument aux morts. En effet, il n'a souffert d'aucune perte lors des deux conflits mondiaux. Lors des commémorations, les habitants de Charray vont honorer la mémoire des enfants disparus du village voisin de La Ferté-Villeneuil.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Daniel Lesourd    
mars 2008 en cours Jacques Chaillé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 107 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
353 282 299 317 372 372 331 360 367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386 404 378 350 338 341 349 300 282
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
271 284 263 231 238 243 213 213 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
200 170 155 148 127 122 105 103 107
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
  • Église Saint-Marcel du XIIe siècle et son pèlerinage à Saint-Marcou le 1er mai. Des fragments de sarcophage se retrouvent dans les murs de la nef de l'église, surtout au mur nord qui semble être du XIe siècle, le bâtiment est du XIIe siècle pour la nef et de la fin du XVe siècle début XVIe siècle pour le chœur. Elle a été remarquablement restaurée.
  • Sur la route de Charray à Verdes, ancienne léproserie de Saint-Laurent et sa chapelle du XIIIe siècle, dépendant autrefois de la châtellenie de La Ferté-Villeneuil
  • Sur la route de Charray à Moisy, le Domaine de Thierville, avec son château, sa chapelle de la fin du XVe siècle, son pigeonnier. Dans les bois du domaine, au bord du Rû de Thierville, lieu de recueillement à saint Gengulphe, un personnage qui supporta avec une grande patience son épouse infidèle, tout en essayant de la remettre dans le droit chemin. Il préféra quitter la cour du duc de Bourgogne et se retirer dans ses terres. Elle le fit assassiner par son amant alors qu'il dormait dans son château près d'Avallon, vers l'an 760. Le château de Thierville aurait des origines romaine sous le nom de « Terra Villa ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dans le cimetière repose Marcel Chevalier, le dernier bourreau de France. Né en 1921 et décédé le 8 octobre 2008. En tant qu'exécuteur en chef, c'est lui qui procéda aux dernières exécutions capitales que connut la France[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Villedieu, ancienne commune française du Loir-et-Cher, aujourd'hui intégrée à Gièvres.
  2. Écho Républicain et République du Centre d'août 2010.
  3. Société archéologique d'Eure-et-Loir, Eglises du canton de Cloyes, no 98, année 1983.
  4. Société Dunoise d'archéologie, Histoire du pays Dunois, tome1.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. article Nouvelle République