Charrais

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Charrais
Image illustrative de l'article Charrais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Neuville-de-Poitou
Intercommunalité Communauté de communes du Neuvillois
Maire
Mandat
Éric Parthenay
2014-2020
Code postal 86170
Code commune 86060
Démographie
Gentilé Charraisiens
Population
municipale
1 025 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 19″ N 0° 13′ 24″ E / 46.7052777778, 0.22333333333346° 42′ 19″ Nord 0° 13′ 24″ Est / 46.7052777778, 0.223333333333  
Altitude Min. 98 m – Max. 137 m
Superficie 14,63 km2
Localisation

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Charrais est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Charraisiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Charrais est divisée en deux villages et un hameau : Charrais, Étables et Charrajou

Charrais[modifier | modifier le code]

Le bourg de Charrais accueille l'église et le cimetière.

Étables[modifier | modifier le code]

C'est dans le village d’Étable que sont situés la mairie et l' école qui accueille dans le cadre d'un RPI avec la commune voisine de Chabournay, les classes élémentaires.

Charrajou[modifier | modifier le code]

Situé entre Charrais et Étables, Charrajou est un hameau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Site d'une villa gallo-romaine rattachée au fundus de la Tour-Mirandes, Charrais est un fief situé dans la viguerie de Sauves, comme l'attestent des documents écrits des IXe et Xe siècles. En 942, le bourg de Charrais est cédé, parmi d'autres possessions, au chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers. À partir du XVe siècle, la paroisse est l'une de celles qui marquent la frontière entre le Poitou et l'Anjou. La commune actuelle de Char­rais est composée de quatre anciens vil­lages : Milly Charrajou, Étables et Charrais.
La Tour de Charrais est le siège d'une seigneurie importante jusqu'au XIVe ou XVe siècle. Elle décline ensuite, probablement en raison de la ruine de ses propriétaires. Elle entre dans la dépen­dance du chapitre de Saint-Hilaire et de son trésorier, qui porte le titre de baron d'Étables. L'insécurité qui règne dans le Poitou au cours de la guerre de Cent Ans pousse le seigneur d'Étables à construire une forteresse afin de procurer un abri à ses sujets. La baronnie d'Étables prospère, et elle prend dans sa mouvance les sei­gneuries du Chesne et du Lac. Différentes sources écrites mentionnent l'existence d'un moulin à vent, associé à un moulin à eau. au lieu-dit Moulin-Girault.
Le début de l'époque moderne est caractérisé par l'ex­pansion du vignoble. Une foire est créée à Milly. tenue annuellement le 10 août. Les guerres de Religion constituent une période d'insécurité. Elles sont marquées à Charrais par la mort en 1591 au cours d'un engagement, d'Henri de Chateigner, seigneur poitevin au service d'Henri IV. Le premier registre paroissial est tenu à partir des années 1670 par l'abbé Bernezais. Celui-ci dresse également un dénombrement des feux de la paroisse en 1678. Il recense 41 feux à Charrais, 64 à Étables, 16 à Charrajou et quelque 300 habitants à Milly.
À la fin de l'époque moderne, la seigneurie d'Étables décline, concurrencée par celle de Neuville. Les habitants de la paroisse vivent alors de la vigne et des céréales. L'élevage, limité à l'élevage ovin, est quant à lui peu développé. Le recensement de 1866 fait état d'une population forte de 792 habitants, dont 6 résident à Milly. Étables constitue alors le principal noyau de peuplement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Éric Parthenay    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 025 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
669 800 801 606 813 704 702 694 711
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
729 765 792 813 793 786 838 765 705
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
715 707 666 636 621 582 570 578 508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
471 450 463 557 621 674 763 779 978
2011 - - - - - - - -
1 025 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, la densité de population de la commune était de 62 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 9 exploitations agricoles en 2010 contre 23 en 2000[5]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[6].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 669 hectares en 2000 à 526 hectares en 2010. 51% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement ) et 37% pour les oléagineux (colza et tournesol)[5].

L'élevage de volailles a disparu en 2010 (131 têtes sur 14 fermes en 2000)[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin (situé sur le village de Charrais), portail roman et un tabernacle du XVIIIe siècle de style baroque. Son portail est inscrit comme Monument Historique depuis 1935.
  • Mairie (Situé sur le village d'Étables), Maison du Modèle:S- mini avec un pigeonnier.
  • Château d’Étables est inscrit comme Monument Historique depuis 1969 pour son escalier, son élévation, sa toiture et sa sculpture.
  • Château de la Guiberderie (situé sur le bourg de Charrais).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Neuville de Poitou et son Canton, Les Amis de la Pallu, éd. Alan Sutton, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  6. Agreste – Enquête Structure 2007