Charmes-sur-l'Herbasse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charmes.
Charmes-sur-l'Herbasse
Château féodal de Charmes-sur-l'Herbasse
Château féodal de Charmes-sur-l'Herbasse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Donat-sur-l'Herbasse
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Herbasse
Maire
Mandat
Fernand Pellat
2014-2020
Code postal 26260
Code commune 26077
Démographie
Gentilé Charmois
Population
municipale
923 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 57″ N 5° 01′ 01″ E / 45.1491666667, 5.0169444444445° 08′ 57″ Nord 5° 01′ 01″ Est / 45.1491666667, 5.01694444444  
Altitude 251 m (min. : 224 m) (max. : 426 m)
Superficie 12,84 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Charmes-sur-l'Herbasse

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Charmes-sur-l'Herbasse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Charmes-sur-l'Herbasse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Charmes-sur-l'Herbasse

Charmes-sur-l'Herbasse est une commune française située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Charmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Charmes-sur-l'Herbasse est située dans la drôme des collines, à environ 25 kilomètres au nord de Valence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l’an 1000, les terres de Charmes étaient possédées par le chanoine « Prémencus » de Saint-Barnard de Romans. À l’emplacement actuel du château, il fit dresser une tour en bois et une enceinte qui offraient leur protection aux habitants.

Les seigneurs de Nerpol qui vécurent à Charmes entre 1160 et 1300 firent bâtir le château actuel dans lequel ils incorporèrent le donjon bâti au siècle précédent. Les armes de cette famille sont sculptées dans la pierre sur la façade méridionale du château. En 1340, Aymare de Nerpol, fille d’Arthaud épouse Jordan II de Bathernay. Leur fils Joachim, qui épousa en 1387 Agnès de Chavannes, hérita de son grand-père Arthaud de Nerpol, en 1406, du château de Charmes.

Le fils de Joachim appelé Arthaud comme son arrière-grand-père, lui succéda. Il épousa Catherine de Gaste, de Peyrins, dont il eut douze enfants. Le seigneur Arthaud était particulièrement remarqué pour ses qualités chevaleresques et guerrières.

À Arthaud de Bathernay succéda son fils Imbert le 28 avril 1462. Imbert de Bathernay dut sa prodigieuse fortune à la rencontre qu’il fit près du château un certain jour de son adolescence avec le Dauphin, futur Louis XI, qui passait par là.

Le Dauphin invita le jeune Imbert à venir le trouver dans son château de Peyrins pour s’occuper de ses services de fauconnerie et de vénerie (dressage de chiens de chasse). Imbert participant à tous les divertissements du Dauphin, était son meilleur compagnon, dans les expéditions de chasses qu’il entreprenait à travers la forêt de Bayanne, celle des Chambarands, ou celles du Diois ou du Vercors. Il était aussi celui qui supportait patiemment la mauvaise humeur de son Maître quand il fallait rentrer fourbus, sans avoir pu débusquer l’ours, le sanglier ou le loup. Mais, surtout, pour le Dauphin, il était devenu un auxiliaire précieux. Il lui confiait des missions secrètes d’espionnage et d’intrigues, car Imbert était aussi rusé et dénué de scrupules que le futur Louis XI. Imbert de Bathernay fut sans conteste le favori de Louis XI lequel sut le récompenser royalement. Il comble donc Imbert de ses faveurs, de dons, de revenus en fiefs, en terres, en châteaux. Le fils cadet du modeste Seigneur Arthaud de Bathernay reçut les titres de Seigneur de Charmes et Margès, Baron de Bouchage, Seigneur d’Ornacieux, Morestel, Brangues, Charpey, Colombier, Saint-Laurent, Vaugris, Auberives, Baron d’Anthon, Comte de Fézensac, Seigneur de Peyrins, de Beaumont-Monteux, de Faramans, de Montrésor, de Bridoré, de Moulins, Chambellan du Roi et Gouverneur du Mont Saint-Michel.

Imbert de Bathernay épouse Georgette fille de Falques de Montchenu le 25 avril 1463. Ils eurent quatre enfants, dont une fille Jeanne, qui, mariée à Jean de Poitiers, Seigneur de Saint-Vallier, fut la mère de « Diane », qui exerça sur François Ier et Henri II, une influence si connue.

Ainsi pendant sa longue vie - il mourut en 1523 – Imbert de Bathernay était demeuré l’un des conseillers les plus influents, les plus écoutés, comme les plus fidèles de Louis XI, Charles VIII et Louis XII qui l’envoyèrent en mission à Saluces, à Milan, en Guyenne, en Artois, en Bretagne, en Allemagne … et en Espagne. François Ier le chargea de l’éducation de ses enfants.

À la mort d’Imbert, son petit-fils René lui succéda dans la plupart de ses biens. René qui avait épousé Isabeau de Savoie, fille bâtarde de René de Savoie, Grand Maître de France, eut plusieurs enfants. Il maria sa fille Françoise à François d’Ailly, Vidame d’Amiens. Elle hérita de Charmes. Le vitrail qui éclaire l’escalier intérieur du château unit les écussons du Dauphiné et de la Savoie. Il fut sans doute placé là par René de Bathernay pour illustrer son mariage.

Le 8 juillet 1602, Françoise d’Ailly vendit à Antoine d’Hostun, Sénéchal de Lyon, les châteaux et juridictions de Charmes, Saint-Donat, Margès et Bren.

Le nouveau seigneur connaissait bien le pays. Il venait de prendre une part importante aux guerres de religion en Dauphiné où il s’était fait remarquer autant par ses combats que par ses interventions de conciliation au parlement de Grenoble. En récompense de ses services, il fut nommé maréchal de camp des armées du roi, le 5 novembre 1612. Il n’habita guère sous le toit des Bathernay, pas plus que son fils Balthazar et son petit-fils Roger qui lui succédèrent, bien que ces derniers aient porté le titre de baron de Charmes. Roger d’Hostun vendit le château.

Le nouvel acquéreur, déjà propriétaire du domaine de Champos, hérité de sa mère, Bonne de Costaing, était Jacques Coste, chevalier-conseiller au parlement de Grenoble. Ami de Fouquet, le futur surintendant des finances de Louis XIV. En novembre 1652, Jacques Coste obtint l’érection de Charmes en comté. Le comté comprenait les terres de Saint-Donat, Bren, Bathernay, Saint-Mury et Margès. Le château de charmes, si longtemps négligé fut restauré et aménagé par ses soins. C’est à lui que l’on doit la décoration de la chapelle où l’on voit encore ses armes accolées à celles de sa femme Françoise de Simiane.

La mère de Jacques Coste, Bonne de Costaing, avait fondé le couvent des Clarisses de Romans. C’est là qu’il fut inhumé en 1676. Sa femme se retira dans ce monastère jusqu’à sa mort, dix ans plus tard.

Le château de Charmes passa alors à son gendre : Jacques Béranger de Gua puis en 1776 aux Chabrières de la Roche, de Peyrins qui furent ses derniers seigneurs.

Source : Charmes notre village (Marie Ginot-Gonnet)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Fernand Pellat SE Agriculteur à la retraite, grand père d'une personne connue du Poët dans les Htes Alpes[réf. souhaitée]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 923 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
539 587 613 776 878 862 1 062 1 150 1 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 175 1 104 980 944 966 896 905 880 833
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
815 778 773 647 607 598 581 559 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
497 455 449 530 631 713 838 840 908
2011 - - - - - - - -
923 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château féodal[modifier | modifier le code]

Le château de Charmes occupe une position typique des constructions féodales: surplomb dominant la vallée de l'Herbasse afin d'assurer surveillance et défense du territoire.

Il fut construit au XIe siècle sur l'emplacement d'une tour en bois et d'une enceinte édifiée au Xe siècle. Avec des murs qui ont près de deux mètres d’épaisseur à la base et qui s’enfoncent à six mètres dans le sol, il peut défier les siècles longtemps encore. Ce château se présente sous la forme d'un quadrilatère accompagné de deux tours et de deux poivrières, le donjon est accolé à la façade nord. Les souterrains effondrés, qui reliaient le château à Champos ont probablement été construits au XIVe siècle.

Il a été relativement peu modifié quant à son aspect général. Les modifications les plus substantielles portent sur les ouvertures et les toitures. Les visiteurs peuvent voir sur la façade sud les traces d'une porte et d'une fenêtre à hauteur du premier étage au-dessous des armoiries des Nerpol sculptées en bas-relief. Les armoiries, encore bien conservées, sont très lisibles.

À l'époque de la Renaissance, des travaux furent entrepris pour transformer ce qui était un petit château fort en un agréable manoir Renaissance. Les vieilles ouvertures furent murées, de larges fenêtres à meneaux furent percées et des portes en rez-de-chaussée furent créées. Un aménagement intérieur fut entrepris, la répartition des niveaux de plancher fut modifiée.

Au XVIIe siècle, l'intérieur du château est aménagé, notamment des cheminées de marbre de style classique sont installées dans les pièces du premier et du deuxième étage. Dans la grande salle du premier étage, on peut voir une magnifique cheminée sculptée dans le goût maniériste. À la même époque, un décor de grisaille est peint dans le petit oratoire du deuxième étage. Le retable en bois qui avait été créé pour l'oratoire, se trouve désormais dans le musée d'Art Sacré de Mours Saint-Eusèbe et le tableau représentant saint Sébastien, spécialement peint pour l'oratoire du château, est maintenant à l'église de Charmes.

Au XVIIIe siècle, des bassins sont creusés. Ils sont alimentés ainsi que la grotte de style romantique par tout un système de captation et d'acheminement des eaux provenant d'une source située à l,6 kilomètre en amont en direction de Saint-Mury. Au XIXe siècle, le style néogothique va trouver son expression dans les murailles Nord ornées d'une gargouille aujourd’hui disparue. À la fin du XXe siècle, les toitures des tours et du donjon ont été restaurées et la plus grande partie intérieure du château a été réhabilitée. À l'extérieur, les bassins ont été remis en état et le parc a fait l'objet d'aménagements: plantations de buis et de rosiers anciens.

Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un peuplier noir de 22 m de haut sur trouve sur la commune de Charmes-sur-l'Herbasse. Il a entre 150 et 175 ans, sa circonférence et de 9,65 m. Il s'agit de l'un des plus gros peupliers de France[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. Jeroen Pater, Les arbres remarquables d'Europe, éditions du Rouergue,‎ 2006, 192 p., p. 153.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]