Charlotte Dubray

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Charlotte Besnard par Albert Besnard (eau-forte)

Charlotte Besnard, née Charlotte Gabrielle Dubray (Paris, 25 avril 1854 - Paris, 15 mars 1931) est une sculptrice française. Elle mène, d'abord sous son nom, puis sous son nom d'épouse, une carrière d'artiste statuaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du sculpteur Vital Gabriel Dubray (1813-1892), Charlotte Besnard suit les traces de son père. Élève de Fanny Dubois-Davesne (1832-1900) puis de l’italien Vincenzo Consani (1818-1887), elle débute au Salon de 1869 avec un buste en terre cuite, Giovanina (n° 3403).

D'origine italienne par sa mère, elle est la petite-fille du figuriste ornemaniste Pellegrin Antoine Cecconi, né à Bolognana (principauté de Lucques).

À la chute du Second Empire, elle se réfugie avec sa famille en Italie, passe par Florence, puis franchit la Manche et s’installe à Londres. Là, elle met à profit ses talents de portraitiste et modèle les traits de nombreuses personnalités britanniques, sculptures qu’elle expose à la Royal Academy, parmi lesquelles le buste de la princesse Louise de Galles ainsi que de nombre d’enfants de l’aristocratie anglaise.

Initiée à l'art par son père, elle présenta au Salon de Paris en 1874 le buste en marbre Jeune fellah du Caire.

En 1875, elle produit un buste en bronze doré intitulé Étude de tête, dans le style de la Florence du XVIe siècle.

En 1876, elle expose une statue en plâtre La Fille de Jephté pleurant dans la montagne, un buste en bronze, et Un Napolitain ;

En 1877, La Coquette, un buste en terre cuite, et un portrait en bronze de M. B.

Mariée en 1879 au peintre Albert Besnard, qui connaît succès et honneurs, l’artiste continue d’exposer au salon de la Société nationale des beaux-arts des œuvres inspirées des joies simples de la vie familiale et se lance dans les arts décoratifs et les arts du feu au travers de visages et figurines de grès polychromes. Elle travaillera pour certaines œuvres avec le céramiste Albert Dammouse. Charlotte Besnard présente régulièrement ses sculptures au Salon d'automne, au Salon des Tuileries et participe également aux salons belges du Cercle des XX et de la Libre Esthétique.

En 1883, elle obtient une mention "honorable".

Elle figure, entourée de ses enfants, dans le tableau d'Albert Besnard Une Famille situé dans le salon de la villa Besnard à Talloires (tableau exposé au Musée d'Orsay). Son portrait par Albert Besnard est exposé au Musée Carnavalet[1] à Paris.

En 1895, elle est nommée membre de la Société nationale des beaux-arts. Leur dernier fils Jean, enfant fragile atteint d'une tuberculose osseuse, fut soigné et guéri à Berck à l'Institut Cazin-Perrochaud par le Docteur François Calot (1861-1911) : en action de grâce, les époux Besnard décorèrent la chapelle de l'hôpital (monument classé) au cours d'un séjour en famille pour l'accompagner dans le traitement de sa maladie.

En 1900, elle obtient la médaille d'argent au Salon de Paris.

En 1901, elle expose au Salon d'automne, puis de 1923 à 1925 au Salon des Tuileries.

Œuvres notables[modifier | modifier le code]

  • La fille de Jephté - plâtre 1876,
  • Judith tenant en mains la tête d'Holopherne - plâtre 1880,
  • Buste de Thadée Jacquet, épouse du peintre Edmond Aman-Jean,
  • Tombeau du poète belge Georges Rodenbach au cimetière du Père-Lachaise.
  • L’un de ses portraits les plus importants est sans nul doute celui en buste du journaliste et explorateur Henry Morton Stanley qu’elle immortalise en 1878 à Londres – elle l’expose à Paris au Salon des artistes français l’année suivante – et dont la présentation à mi-corps n’est pas sans rappeler les portraits de la Renaissance et du baroque admirés lors de son séjour italien ...

Sources[modifier | modifier le code]

  • Archives familiales
  • Dictionnaire Bénézit
  • Base Joconde

Références[modifier | modifier le code]

  1. Salle Seligmann

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Albert Besnard, Madame Besnard. La femme artiste. Ce qu’en pensent le monde et les hommes , L’Art décoratif, février 1903, n° 53, p. 41-50
  • Cat. exp. Des amitiés modernes de Rodin à Matisse. Carolus-Duran et la société nationale des Beaux-arts, 1890-1905, Paris, 2003, p. 186-187