Charles de Bourbon-Siciles (1938)

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Carlos María Alfonso Marcelo de Borbón-Dos Sicilias y Borbón-Parma, duc de Calabre et infant d’Espagne, est né le 16 janvier 1938 à Lausanne. C’est le chef de la branche aînée de la Maison royale des Deux-Siciles et un membre de la famille royale d’Espagne.

Famille[modifier | modifier le code]

Carlos de Borbón-Dos Sicilias est le fils d'Alfonso de Borbón-Dos Sicilias (1901-1964), duc de Calabre et infant d’Espagne, et de son épouse la princesse Alice de Bourbon-Parme (1917).

Par son père, il est l’arrière-arrière-petit-fils du roi Ferdinand II des Deux-Siciles (1810-1859) et l'arrière-petit-fils du roi Alphonse XII d'Espagne (1857-1885). Il est également le cousin germain du roi Juan Carlos Ier (1938).

Le 12 mai 1965, le prince épouse à la Chapelle royale Saint-Louis de Dreux la princesse Anne d'Orléans (1938), fille d'Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France, et de sa femme la princesse franco-brésilienne Isabelle d'Orléans-Bragance.

De cette union naissent cinq enfants :

  • Cristina de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 15 mars 1966), qui épouse en 1994 Pedro López-Quesada y Fernández-Urrutia (1963), d’où deux enfants : Victoria et Pedro.
  • María Paloma de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 5 avril 1967), qui épouse en 1996 Siméon de Habsbourg-Lorraine (1958), prince impérial et archiduc d’Autriche, prince royal de Hongrie et de Bohême, d’où cinq enfants : Johannes, Ludwig, Isabel, Carlota et Philipp.
  • Pedro de Borbón-Dos Sicilias y Orléans (1968), duc de Noto, époux de Sofía Landaluce y Melgarejo et père de quatre garçons et deux filles :
    • Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce, duc de Capoue
    • Juan de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Pablo de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Pedro de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Sofía de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Blanca de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
  • Inés de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 20 avril 1971), qui épouse en 2001 le nobile Michele Carrelli Palombi, des marquis di Raiano (1965), d'où deux filles : Teresa et Blanca
  • Victoria de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 24 mai 1976), qui épouse en 2003 Markos Nomikos (1965), d'où quatre enfants : Anastasios, Ana, Karlos et Simeon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carlos Borbón-Dos Sicilias naît en exil à Lausanne, onze jours après son cousin germain, le futur Juan Carlos Ier d'Espagne. Les deux enfants sont d’ailleurs largement élevés ensemble et suivent la plus grande partie de leur formation dans les mêmes institutions. Ils étudient d’abord en Suisse puis en Espagne, au collège San Isidro de Madrid, et enfin à l’Université de Droit. Là, don Carlos se spécialise dans les affaires financières et bancaires[1].

Après la mort de son père en 1964, le prince passe un an aux États-Unis où il complète sa formation de juriste des affaires en effectuant plusieurs stages dans de grandes banques : la Chase Manhattan Bank de New York, la Banque Nationale du Mexique et la Banque Populaire Péruvienne[2].

De retour en Europe, le « duc de Calabre » parvient, au prix de nombreux compromis, à obtenir la main de la princesse Anne d'Orléans, avec laquelle il est lié depuis leur première rencontre en 1961. Une querelle dynastique oppose en effet les aînés des Bourbons-Siciles aux Orléans depuis que le père de don Carlos a déclaré nulle la renonciation à la succession éventuelle à la couronne des Deux Siciles fait par son grand-père et s’est proclamé chef de la Maison royale des Deux-Siciles.

En 1964, alors âgé de 26 ans, le prince reçoit l’Ordre de la Toison d’or des mains du prétendant espagnol don Juan de Borbón, comte de Barcelone.

Depuis le 16 décembre 1994, il est officiellement infant d'Espagne, titre concédé par grâce exceptionnelle du roi Juan Carlos Ier[3]. Don Carlos et sa mère, la princesse Alice de Bourbon-Parme, sont donc les seules personnes, en Espagne, à jouir du prédicat d’altesse royale, en dehors des descendants du roi et du prince des Asturies.

Carlos partage son temps entre ses fonctions comme chef de la maison royale des Deux Siciles, grand-maitre de l’Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges et l’Ordre de Saint Janvier, et des autres hauts fonctions en Espagne et sa propriété de La Toledana, dans la province de Ciudad Real.

Il est grand-croix des ordres espagnols du Mérite agricole, du Mérite militaire avec distinction blanche, et du Mérite de la Marine, grand-croix de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, Banda de l’Ordre mexicain de l’Aigle Aztèque[réf. nécessaire].

Titulature et controverse[modifier | modifier le code]

Armoiries de l'infant don Carlos de Borbón-Dos Sicilias

Depuis la mort de son père le 3 février 1964 et malgré l'acte de Cannes signé par de son grand-père Carlos de Borbón-Dos Sicilias, don Carlos de Borbón-Dos Sicilias se déclare « duc de Calabre », « comte de Caserte » et prétendant au trône royal des Deux-Siciles. L'acte de Cannes, du 14 décembre 1900, était une renonciation conditionnelle à la succession éventuelle à la couronne des Deux Siciles, sujet à prescriptions de la pragmatique de Charles III de 6 octobre 1759 ; cet acte a demandé la séparation des couronnes d’Espagne et des Deux Siciles, conditions que n’existe pas en 1900. L'acte de Cannes n'a pas dit une mention de la dignité du chef de la famille royale, ni au grand maîtrise de l'Ordre constantinien de Saint-Georges, un dignité qui descend par primogéniture de la maison Farnese.

Cependant, cette proclamation est contestée par son grand-oncle de la branche cadette, le prince Rénier de Bourbon-Siciles, et par ses successeurs Ferdinand et Charles. La légitimité des revendications de don Alfonso est reconnue par le Juan de Borbón, comte de Barcelone et son fils Juan Carlos Ier, actuel roi d’Espagne, Robert II, duc de Parme, dom Duarte, duc de Bragance, l'nfant don Jaime, « duc d’Anjou » et de Ségovie, les rois Paul et Constantin II de Grèce, le roi Simeon II de Bulgarie, et le prince Pedro Gastão de Orléans e Bragança qui ont tous accepté le collier de l’Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges de l'infant don Alfonso. L’archiduc Otto von Habsburg fut reçu par l'infant don Carlos comme chevalier de l’Ordre de Saint-Janvier et le prince héritier Aleksandar de Yougoslavie est aussi Bailli de Justice de l’Ordre constantinien.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, Du Chaney Eds, Paris, 1998, p. 251.
  2. « El Infante Don Carlos celebra hoy su setenta cumpleaños El Jefe de la Casa Real de las Dos Sicilias compagina su labor empresarial y financiera con la defensa de la naturaleza » dans ABC, le 16/01/2008.
  3. Décret royal du 16 décembre 1994.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, Du Chaney Eds, Paris, 1998 (ISBN 2913211003).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]