Charles d'Angoulême (1573-1650)

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Charles de Valois-Angoulême. Gravure de Pierre Daret (1610-1675)

Charles de Valois-Angoulême, duc d'Angoulême (Château du Fayet, 28 avril 1573 - Paris, 24 septembre 1650) était le fils naturel du roi Charles IX et un favori du roi Henri III.

Il fut comte d'Auvergne, puis duc d'Angoulême, comte de Ponthieu, pair de France, chevalier de Malte et grand prieur de France.

Carrière[modifier | modifier le code]

Catherine de Balzac d'Entragues, fille de Marie Touchet et favorite d'Henri IV

Il est le fils du roi Charles IX et de sa maîtresse Marie Touchet. Il naît au château du Fayet dans le Dauphiné le 28 avril 1573.

Il grandit à la cour de France où il jouit des faveurs de son oncle Henri III, et qui confie son éducation à Jean Bertaut. En 1586, il devient abbé de La Chaise-Dieu. Le 3 juin 1589, il hérite de sa grand-mère Catherine de Médicis, le comté d'Auvergne. Il est également titré de comte de Clermont, de Lauraguais, de Carcassonne, et d'Alais.

Charles est entraîné en 1604 dans une conspiration contre Henri IV montée par sa demi-sœur, Catherine d'Entragues, maîtresse du roi, qui avait conçu du ressentiment envers ce dernier après une promesse de mariage non tenue. Elle voulait faire reconnaitre les droits de son fils aîné, Gaston-Henri, né avant le Dauphin, au trône. Le 1er février 1605, il est condamné par arrêt du parlement à avoir la tête tranchée, mais sa peine commuée en prison perpétuelle. Il est emprisonné à la Bastille et recouvre la liberté le 26 juin 1616 grâce à l'entregent de la reine-mère Marie de Médicis, mère du jeune Louis XIII.

L'hôtel d'Angoulême à Paris

Il combattit vaillamment en Languedoc, en Allemagne en Lorraine et en Flandre. Il devient duc d'Angoulême, comte de Ponthieu et seigneur de Cognac en janvier 1619.

En 1619, à la mort de sa tante Diane de France, il hérite d'elle le duché d'Angoulême et son hôtel particulier, l'hôtel d'Angoulême Lamoignon et y vit jusqu'en 1650.

Entre 1619 et 1637, il est colonel général de la cavalerie légère de France et est présent au siège de Montauban. En 1623, il achète le château de Grosbois à Nicolas de Harlay, sieur de Sancy, qui l'avait fait construire en 1597. Il est général de l'armée durant le siège de la Rochelle.

On représente traditionnellement le duc d'Angoulême comme un homme brave, aimable, spirituel, d'humeur joyeuse, mais intrigant, brouillon, dépensier, sans scrupules pour les questions financières. Les Historiettes de Gédéon Tallemant des Réaux content de nombreuses anecdotes à son sujet.

Famille[modifier | modifier le code]

Marié en premières noces par contrat à Pézenas (aujourd'hui dans le département de l'Hérault) le 5 mai 1591 à Charlotte de Montmorency, comtesse de Fleix (fille d'Henri Ier de Montmorency et d'Antoinette de La Marck), qui lui donne trois enfants :

Charlotte décède en 1636.

D'une liaison avec Isabelle Élisabeth de Crécy (1600-1644), il a deux filles :

  • Marie de Valois ou d'Angoulême, née en 1634. Elle épouse en premières noces Daniel d'Hazeville, et en secondes noces, Davis Dade.
  • Anne de Valois ou d'Angoulême, née en 1638, religieuse à l'Abbaye Notre-Dame de Morienval.


Statue de Charles d'Angoulême

Il épouse en secondes noces le 25 février 1644 en l'église de Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne, Françoise de Nargonne, née en 1621, morte à 92 ans en 1713 (fille de Charles de Nargonne, baron de Mareuil-en-Brie, gouverneur de la Tour de Bouc, et de Léonore de La Rivière) ; il n'y a pas de postérité de cette union.

À sa mort, il est inhumé en l'église des Minimes, à Paris. On conserve de lui des Mémoires sur les règnes de Henri III et Henri IV, Paris, 1662. Son gisant se trouve actuellement dans un pavillon dans la cour de la Bibliothèque historique de la ville de Paris.

Source[modifier | modifier le code]

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