Charles d'Angoulême (1573-1650)

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Charles de Valois-Angoulême

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Charles de Valois-Angoulême. Gravure de Pierre Daret (1610-1675)

Titre

Prétendant au trône de France

— 1650
(76 ans, 0 mois et 0 jour)

Prédécesseur Charles IX, « roi de France »
Successeur Louis-Emmanuel d'Angoulême
Biographie
Titulature Duc d'Angoulême
Comte d'Auvergne
Duc de Lauragais
Dynastie Maison de Valois
Nom de naissance Charles de Valois-Angoulême
Naissance
Paris
Décès (à 77 ans)
Paris
Père Charles IX
Mère Marie Touchet
Conjoint Charlotte de Montmorency (1571-1636)
Françoise de Nargonne (1621-1713)
Enfants Louis-Emmanuel d'Angoulême
Henri d'Angoulême
François d'Angoulême
Marie d'Angoulême
Anne d'Angoulême
Description de cette image, également commentée ci-après

Prétendants au trône de France

Charles de Valois-Angoulême, duc d'Angoulême (Château du Fayet, - Paris, ) était le fils naturel du roi Charles IX et un favori du roi Henri III.

Il fut comte d'Auvergne, puis duc d'Angoulême, comte de Ponthieu, pair de France, chevalier de Malte et grand prieur de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Catherine de Balzac d'Entragues, fille de Marie Touchet et favorite d'Henri IV.

Il est le fils du roi Charles IX et de sa maîtresse Marie Touchet. Il naît au château du Fayet dans le Dauphiné le 28 avril 1573.

Il grandit à la cour de France où il jouit des faveurs de son oncle Henri III, qui confie son éducation à Jean Bertaut. En 1586, il devient abbé commendataire de La Chaise-Dieu. Le , il hérite, de sa grand-mère Catherine de Médicis, le comté d'Auvergne. Il est également titré comte de Clermont, de Lauragais, de Carcassonne, et d'Alais.

Charles est entraîné en 1604 dans une conspiration contre Henri IV montée par sa demi-sœur, Catherine d'Entragues, maîtresse du roi, qui avait conçu du ressentiment envers ce dernier après une promesse de mariage non tenue. Elle voulait faire reconnaitre les droits de son fils aîné, Gaston-Henri, né avant le Dauphin, au trône. Le , il est condamné par arrêt du parlement à avoir la tête tranchée, mais sa peine est commuée en prison perpétuelle. Il est alors emprisonné à la Bastille.

L'hôtel d'Angoulême à Paris.

Il recouvre la liberté le grâce à l'entregent de la reine-mère Marie de Médicis, mère du jeune Louis XIII. Il combat vaillamment en Languedoc, en Allemagne en Lorraine et en Flandre. En 1619, à la mort de sa tante Diane de France, il hérite d'elle le duché d'Angoulême et son hôtel particulier, l'hôtel d'Angoulême Lamoignon et y vit jusqu'en 1650. Il devient également comte de Ponthieu et seigneur de Cognac en .

Entre 1619 et 1637, il est colonel général de la cavalerie légère de France et est présent au siège de Montauban. En 1623, il achète le château de Grosbois à Nicolas de Harlay, sieur de Sancy, qui l'avait fait construire en 1597. Il est général de l'armée durant le siège de la Rochelle.

Statue de Charles d'Angoulême

On représente traditionnellement le duc d'Angoulême comme un homme brave, aimable, spirituel, d'humeur joyeuse, mais intrigant, brouillon, dépensier, sans scrupules pour les questions financières. Les Historiettes de Gédéon Tallemant des Réaux content de nombreuses anecdotes à son sujet.

Famille[modifier | modifier le code]

Marié en premières noces par contrat à Pézenas (aujourd'hui dans le département de l'Hérault) le 5 mai 1591 à Charlotte de Montmorency, comtesse de Fleix (fille d'Henri Ier de Montmorency et d'Antoinette de La Marck), qui lui donne trois enfants :

Charlotte décède en 1636.

D'une liaison avec Isabelle Élisabeth de Crécy (1600-1644), Charles a deux filles :

  • Marie de Valois ou d'Angoulême, née en 1634. Elle épouse en premières noces Daniel d'Hazeville, et en secondes noces, Davis Dade.
  • Anne de Valois ou d'Angoulême, née en 1638, religieuse à l'Abbaye Notre-Dame de Morienval.

Il épouse en secondes noces le en l'église de Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne, Françoise de Nargonne, née en 1621, morte à 92 ans en 1713 (fille de Charles de Nargonne, baron de Mareuil-en-Brie, gouverneur de la Tour de Bouc, et de Léonore de La Rivière) ; il n'y a pas de postérité de cette union.

À sa mort, il est inhumé en l'église des Minimes, à Paris. On conserve de lui des Mémoires sur les règnes de Henri III et Henri IV, Paris, 1662. Son gisant se trouve actuellement dans un pavillon dans la cour de la Bibliothèque historique de la ville de Paris.

Source[modifier | modifier le code]

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