Charles d'Albert d'Ailly

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Portrait de Charles d'Albert d'Ailly par Robert Nanteuil, 1676
Blason du duc de Chaulnes sur la façade de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes.

Charles d’Albert d’Ailly (1625 - 4 septembre 1698), troisième fils d'Honoré d'Albert, duc de Chaulnes après son frère aîné, lieutenant général des armées en 1655, chevalier des ordres du roi en 1661.

Il fut lieutenant de la compagnie des chevau-légers de la garde du roi en 1664, ambassadeur à Rome pour l'élection du pape Clément IX en 1667, gouverneur de Bretagne en 1670. Il retourna à Rome la même année pour l'élection du pape Clément X. Il fut envoyé ministre plénipotentiaire du roi à Cologne en [1675.

Commandant en chef du roi en Bretagne, il ne put endiguer la révolte du papier timbré et des bonnets rouges en 1675 et demanda l'intervention des armées du roi et la punition des factieux. La violence de celles-ci lui aliéna ses derniers alliés nobles bretons et lui valut le surnom de « gros cochon », hoch lart[1], qui lui était donné publiquement par le petit peuple, ainsi que celui de "duc damné".

Il commandait en Bretagne, lorsqu'il fut nommé, pour la troisième fois, ambassadeur à Rome en 1689, à l'occasion de l'élection d'Alexandre VIII. Il se démit, en 1693 du gouvernement de Bretagne en faveur du comte de Toulouse, et obtint celui de Guyenne, qu'il conserva jusqu'à sa mort, arrivée le 4 septembre 1698.

Source[modifier | modifier le code]

« Charles d'Albert d'Ailly », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. hoc'h lard suivant l'orthographe contemporaine de l'Université de Rennes