Charles Waterton

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Charles Waterton à quarante-deux ans.

Charles Waterton est un naturaliste et un explorateur britannique, né le 3 juin 1782 à Walton Hall (Yorkshire de l'Ouest) et mort le 27 mai 1865.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né à Walton Hall, près de Wakefield. Il fait ses études au Stonyhurst College dans le Lancashire. Ses ancêtres catholiques incluent sept saints : Vladimir Ier, Sainte Anne de Russie, les martyres Boris et Gleb, les rois Étienne Ier de Hongrie et Louis IX de France, la reine Marguerite d’Écosse et Mathilde d’Allemagne. Il faudrait leur ajouter Thomas More (1478-1535), le comte Humbert III de Savoie et plusieurs familles royales européennes.

[Ascendants:][1]

En 1804, il voyage au Guyana pour prendre en charge les propriétés de son oncle près de Georgetown. En 1812, il commence à explorer l’arrière-pays où il fait quatre voyages jusqu’en 1824. Il décrira plus tard ses découverts dans son livre Waterton's Wanderings in South America. Habile taxidermiste, il constitue une collection de nombreux animaux croisés durant ses voyages. Durant son séjour, il forme l’un des esclaves de son oncle, John Edmonstone. Waterton l’emmène en Écosse et libère Edmonstone. Ce dernier s’installe à Édimbourg et y pratique la taxidermie, il formera le jeune Charles Darwin (1809-1882). Waterton est crédité d’avoir introduit le curare en Europe.

Dans les années 1820, il retourne à Walton Hall et construit, autour de sa propriété, dans un rayon de cinq kilomètres environ, un mur haut de près de trois mètres de haut. Il transforme alors sa propriété en la première réserve de gibier et de la vie sauvage du monde. On le crédite d’avoir inventé le nichoir artificiel pour oiseau. La collection de Waterton est aujourd’hui considérée dans le Muséum Wakefield. Il s’oppose très tôt à la pollution. Il poursuit en justice, en 1839, les propriétaires d’une fabrique de savon qui polluait, par ses rejets, sa propriété. Il obtient le déplacement de la fabrique.

Il meurt des suites d’une chute, il se brise les côtes qui lui perforent le foie. Son corps est enterré à peu de distance du lieu de l’accident. Le folklore local affirme que Waterton hante toujours la propriété et qu’il prend parfois la forme d’une aigrette neigeuse (Egretta thula), une espèce fréquente en Guyane. Il avait la réputation d’être un excentrique.

Sa propriété est aujourd’hui ouverte au public. Thomas Blakiston (1832-1891) lui dédie un lac du Canada à Alberta, le lac Waterton, en 1858. Il est aujourd’hui un parc national.

Liste partielle des publications[modifier | modifier le code]

  • 1871 : Essays on natural history[1] (F. Warne ; New York : Scribner, Welford, Londres).
  • 1838 : Essays on natural history : chiefly ornithology[2] (Longman, Orme, Brown, Green & Longmans, Londres).
  • 1828 : Wanderings in South America, the North-west of the United States and the Antilles : in the years 1812, 1816, 1820 & 1824. With original instructions for the perfect preservation of birds, &c. for cabinets of natural history[3] (T. Fellowes, Londres).
  • D’autres éditions de ces mêmes ouvrages sont disponibles sur Internet Archive.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Traduction de l'article de langue anglaise de Wikipédia (version du 15 juin 2007).
  1. Exemplaire numérique sur Internet Archive
  2. Exemplaire numérique sur Internet Archive
  3. Exemplaire numérique sur Internet Archive : version images ou version texte

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Charles Waterton, Excursions dans l’Amérique méridionale, le nord-ouest des Etats-Unis et les Antilles, dans les années 1812, 1816, 1820 et 1824 ; avec des instructions totalement neuves sur la conservations des oiseaux, Paris, Lance,‎ 1833, 470 p. (lire en ligne)