Charles Van der Stappen

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Charles Van der Stappen

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Charles van der Stappen vers 1905

Nom de naissance Pierre Charles Vanderstappen
Naissance 19 décembre 1843
Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles)
Décès 21 octobre 1910 (à 66 ans)
Bruxelles
Nationalité Belge
Activités Sculpteur
Formation Académie royale des beaux-arts de Bruxelles (1859-1868)
Élèves Rik Wouters ; Charles Samuel

Œuvres réputées

Les Bâtisseurs de villes ; Sphinx Mystérieux

Pierre-Charles Van der Stappen (de son vrai nom Pierre Charles Vanderstappen[1]) est un sculpteur belge, né à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le 19 décembre 1843 et décédé à Bruxelles le 21 octobre 1910.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué sa formation à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles (1859-1868), il contribue pour la première fois au salon de Bruxelles avec La toilette du faune. Durant les dix années suivantes, il séjourne régulièrement à Paris, Florence et Rome.

Son œuvre s’inspire de la sculpture grecque classique et de la Renaissance, tout en se rapprochant de la sculpture réaliste de son époque.

Sphinx Mystérieux (1897)

Il enseignera ensuite à l'académie, parmi ses élèves, se trouve le sculpteur Rik Wouters. À la fin du XIXe siècle, il est nommé directeur de l’école de l'Académie des beaux-arts, les mesures prises par Charles Van der Stappen lors de sa direction contribuent au prestige de l'enseignement et à l'ouverture de l'école aux approches littéraires[N 1]. Il s’intéresse à la photographie et fait acheter une chambre photographique à une époque où bon nombre de ses contemporains s’interrogent sur la nature artistique de la photographie. Inspiré par l'exemple du Groupe des XX, qui vise à multiplier les échanges entre les diverses formes d’expressions artistique, il ouvre l’école à Émile Verhaeren et Camille Lemonnier.

En 1893, il collabore avec Constantin Meunier au projet de réalisation des 52 sculptures qui ornent l'extérieur du Jardin botanique de Bruxelles. Les deux sculpteurs réalisent les esquisses et en confient l'exécution à leurs collaborateurs. L’influence du réalisme social de Constantin Meunier se fera visible dans l’œuvre Les Bâtisseurs de villes réalisée par Van der Stappen peu après.

En 1897 il réalise le Sphinx Mystérieux un buste en marbre qui sera par la suite reproduit en ivoire et argent ou coulée en bronze. Cette figure qui deviendra célèbre, est considérée comme l’une des rares statues Art nouveau. Le thème mystérieux du sphinx, populaire chez les peintres symbolistes a été rarement représenté par les sculpteurs.

La commune de Schaerbeek a donné son nom à une rue.

Parmi ses disciples, mentionnons le nom de Charles Samuel.

Aperçu de l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • Mort d'Ompdrailles - évocation du héros du roman Ompdrailles, le tombeau des lutteurs, écrit en 1879 par Léon Cladel – Jardin du roi (Quartier Louise, Bruxelles)
  • Inspiration de l'Art – devant le musée d'art ancien, rue de la Régence, Bruxelles
  • Guillaume d'Orange-Nassau, dit le Taciturne – Petit Sablon, Bruxelles
  • Province de LiègeArcades du Cinquantenaire, Bruxelles
  • Province d’Anvers - Arcades du Cinquantenaire, Bruxelles
  • Les Bâtisseurs de villes, Parc du Cinquantenaire, Bruxelles
  • Le Sphinx mystérieux,
  • Évêque Bénissant - Pax Vobiscum - bronze, Musée des Beaux-Arts, Tournai
  • Monument Alfred Verwée - place Colignon, Schaerbeek
  • Statues ornant la façade du Théâtre de l'Alhambra, Boulevard Émile Jacqmain à Bruxelles (édifié en 1874 par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar et démoli en 1974)[2]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans son livre témoignage Le monde d'hier, Stefan Zweig relate sa rencontre avec Charles Van der Stappen en ces termes : « C'est ainsi que je vis le vieux maître Constantin Meunier, ce travailleur héroïque et puissant sculpteur du travail, et après lui van der Stappen, dont le nom est aujourd'hui passablement ignoré dans l'histoire de l'art. Et pourtant quel homme aimable c'était ce que ce Flamand joufflu, et quel accueil cordial il fit au jouvenceau de dix-neuf ans, lui et sa femme, une volumineuse et joviale Hollandaise ! Il me montra ses œuvres, nous parlâmes longtemps, par cette claire matinée, d'art et de littérature, et la bonté de ces deux personnes m'ôta bientôt toute timidité. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les rues de Schaerbeek de J.A. Dekoster. Édité par Les Amis de la Maison des Arts de Schaerbeek, 1981.
  2. Laure Eggericx, Les boulevards du centre, Collection Bruxelles, ville d'art et d'histoire, Région de Bruxelles-Capitale, 1997, p.37

Liens externes[modifier | modifier le code]

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