Charles Thomas Newton

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Charles Thomas Newton

Sir Charles Thomas Newton (baptisé le 15 septembre 1816 à Clungunford, Shropshire et décédé le 28 novembre 1894 à Westgate-on-Sea, Kent) est un archéologue britannique et conservateur au British Museum.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Charles Thomas Newton était le second fils de Newton Dickinson Hand Newton (le nom « Newton » fut ajouté au nom initial de « Hand » ; 1778–1853), pasteur de Clungunford (ensuite pasteur de Bredwardine puis recteur de Brobury, Herefordshire), et de son épouse Maria Julia Wyatt (1780–1866)[1].

Il fit ses études à Shrewsbury puis à Christ Church, Oxford à partir de 1833. Là, il se lia d'amitié avec John Ruskin. Il obtint son BA en 1837 et son MA en 1840 et (malgré l'opposition familiale) entra au British Museum comme assistant au département des antiquités[1].

Ann Mary Newton, autoportrait

En 1858, il rencontra Ann Mary Severn (en) (née en 1832), fille du peintre Joseph Severn (en), et peintre elle-même. Ils ne purent se marier immédiatement car ses revenues à elle servaient à faire survivre sa famille car son père rencontrait peu de succès. Les revenus de Newton étaient insuffisants pour faire vivre son couple et les parents de sa femme. De plus, il fut nommé consul à Rome. En janvier 1821, Hawkins, le conservateur des antiquités grecques et romaines du British Museum prit sa retraite. Newton lui succéda et réussit à faire nommer Joseph Severn consul à sa place à Rome. Il put alors épouser Ann Mary Severn en avril. Le couple n'eut pas d'enfant. Ann Mary Newton mourut en 1866 de la rougeole[1].

Archéologue[modifier | modifier le code]

Sa position au British Museum à partir de 1840 lui permit d'acquérir des connaissances de première main sur les antiquités. Il adhéra très tôt à l’Archaeological Society pour laquelle il écrivit de nombreux articles. Il joua un rôle déterminant dans le développement de l'archéologie classique au Royaume-Uni. Son article de 1847 sur le Mausolée d'Halicarnasse fut sur ce point un tournant. En parallèle, il poursuivait sa formation en vue de devenir conservateur[1].

En 1852, il fut envoyé en Grèce par le musée. Il était officiellement Vice-Consul à Mytilène, mais ses instructions lui demandaient d'en profiter pour collecter des antiquités pour le British Museum. Le financement était conjoint : British Museum et gouvernement britannique qui mit aussi à sa disposition des navires et l'aide de différents professionnels. Son séjour dura sept ans. Il travailla sur Lesbos, à Rhodes et sur le continent. En allant de Grande-Bretagne à Lesbos, il s'arrêta en Grèce continentale et y identifia le site d'Amphiaraos. Il voyagea beaucoup hors de Lesbos. En 1854, il était à Athènes, où il découvrit l'excellent travail de l'École française et eut l'idée de créer une institution similaire pour la Grande-Bretagne.

Sa première grande fouille fut celle de l'hippodrome de Constantinople où découvrit la célèbre colonne aux trois serpents, base du trépied de Platées.

Il fut déterminant dans la connaissance du Mausolée d'Halicarnasse (identification du site en premier lieu, puis fouilles sur place, enfin il rassembla au British Museum tout ce qu'il avait découvert et tout ce qui en était connu et présent ailleurs : à Genève, Constantinople ou Rhodes). Il se vit allouer £2 000 par le British Museum pour les travaux. Le gouvernement lui prêta un navire de guerre pendant six mois, un officier ingénieur et quatre sapeurs.

Il utilisa la photographie pour faire le relevé du plan de la ville de Cnide en 1858-1859.

Il récupéra la céramique rhodienne découverte par Salzmann et Biliotti pour le British Museum en 1859.

Il fut nommé ensuite consul à Rome.

En 1861, il fut nommé conservateur du Département des Antiquités grecques et romaines au British Museum. Il démissionna en 1888. En 1880, il devint Professor of Archaeology à l'University College de Londres.

Il fut chevalier de l'Ordre de Bath. Membre de la Royal Society. Correspondant de l'Institut, membre honoraire de la Direction centrale de l'Institut impérial allemand d'archéologie.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

Les publications concernant son voyage furent de deux types : scientifiques, purement archéologiques, mais aussi plus grand public et s'intéressant à la population locale, ses us et coutumes, et la situation politique et sociale des régions parcourues. Ainsi, ses travaux sur les inscriptions furent reconnus par l'ensemble de la communauté scientifique, utilisés par exemple par Théodore Salomon Reinach pour son ouvrage sur l'épigraphie.

  • A History of Discoveries at Halicarnassus, Cnidus and Branchidae., Londres, 1862.
  • Travels and Discoveries in the Levant., Londres, 1865.
  • Essays on Art and Archaeology., Londres, 1880.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Cook 2008