Charles Simonneau

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Charles Simonneau

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Portrait de Charles Simonneau par Hyacinthe Rigaud - Gravé par Pierre Dupin en 1741

Naissance 30 août 1645
Orléans
Décès 22 mars 1728
Paris
Nationalité française Drapeau de la France
Activités graveur
Maîtres Guillaume Chasteau - Noël Coypel
Influença Sébastien Leclerc

Charles-Louis Simonneau[1], né à Orléans et baptisé le 3 août 1645, mort à Paris le 22 mars 1728, est un dessinateur et graveur français[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Premier d’une dynastie de graveurs originaires d’Orléans, Charles Simonneau est surnommé « l’aîné »[1] pour le distinguer de son frère cadet, Louis.

Il débute son apprentissage dans l'atelier de Noël Coypel et, de 1667 à 1671, le poursuit dans celui de Guillaume Chasteau (1635-1683)[3] graveur ordinaire du roi et académicien. Son fils, Philippe, est également graveur mais il est moins talentueux que son père et son oncle, Louis. Succèdant à ce dernier, il travaille essentiellement pour l'Académie des Sciences[4].

Simonneau est reçu à l’Académie le 28 juin 1710[2] avec le portrait de Jules Hardouin-Mansart d’après François De Troy ; il est nommé, peu après, graveur ordinaire du Cabinet du roi[4]. La plupart de ses gravures interprètent des œuvres d’artistes aussi prestigieux que Charles Le Brun, Élisabeth-Sophie Chéron ou Antoine Coypel, dans un style fortement influencé par Sébastien Leclerc et proche de celui de Claude Duflos.

Son oeuvre est très diversifié. Il a gravé avec Bernard Picart le Tombeau du Cardinal de Richelieu[5] d’après François Girardon (église de la Sorbonne à Paris). Il a réalisé de nombreux frontispices notamment pour les Pièces en trio de Marin Marais (1692) et des vignettes qu'il compose parfois lui-même. Il a contribué entre autres au Recueil Crozat et au recueil de La Galerie du Luxembourg d'après Pierre-Paul Rubens.

Charles Simonneau a traduit plusieurs portraits de Hyacinthe Rigaud, Antoine Anselme (Toulouse, Musée Paul-Dupuy, inv. 2842), Jean-Paul Bignon, la Princesse Palatine, le duc de Bourgogne, Nicolas Mesnager et le Duc de Villeroy.

En 1717, le tsar Pierre Alexiowitz lors de sa visite en France commande quelques estampes dont une à Charles Simonneau qui grave la Bataille de Lesnaïa d'après d'après Denis Pierre Martin[3].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Le portrait en buste de Charles Simonneau a été peint par Hyacinthe Rigaud en 1681 pour 33 livres (« M. Simonneau [Charles], graveur du Roy »)[6].

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Portrait de la princesse palatine (1713)

D'après Claude Guy Hallé :

  • portrait de la princesse palatine repris en médaillon tenu par Minerve avec la Prudence et l'Abondance (1713)

D'après Simonneau lui-même :

D'après André Bouys :

D'après Philippe de Champaigne :

D'après Antoine Coypel :

  • frontispice pour l'Histoire de l'Académie des Sciences : Minerve assise tenant le médaillon du Portrait de Louis XIV peint par Hyacinthe Rigaud, avec d'autres accessoires

D'après Hyacinthe Rigaud :

  • portrait de Louis de France, duc de Bourgogne : « buste sans mains ; pris dans le grand portrait cité ci-dessus (gravure de Pierre Drevet en 1707). Petite estampe de la grandeur d’un volume in-12, faite pour être placée à la tête du recueil des Vertus de ce prince, publié par le R. P. Martineau, son confesseur. »[8]
  • portrait de Jean-Paul Bignon, abbé de Saint-Quentin
  • portrait de Nicolas Mesnager (1715)
  • portrait d'Antoine Anselme, prédicateur du roi, « demi-figure avec une main. Estampe de grandeur d’un volume in-octavo. Il n’y a point d’inscription sous ce portrait, mais un passage de l’Ecclésiaste »[9]
  • portrait de Charles Coffin, principal du collège de Beauvais

D'après L. Delaunay :

  • portrait d'Antoine François Ferrand

D'après Joseph Vivien :

  • portrait du père Nicolas Barré, prédicateur et professeur en théologie de l'ordre des Minimes

D'après Annibale Carracci :

  • Jésus et la Samaritaine

D'après Charles Le Brun :

  • la Franche-Comté conquise pour la deuxième fois, 1674 (1688)[10]
  • l’Assomption de la Vierge
  • le Roi arme sur terre et sur mer, gravure fini par Laurent Cars (v.1679-v.1684)[11]
  • l'entrée de Jésus à Jérusalem (v.1688-v.1689)[12]
  • plafond du grand escalier du château de Versailles (fin XVIIe début XVIIIe)[13]

D'après Martin le jeune :

D'après Rubens :

  • Sacre de la Reine Marie de Médicis (entre 1690 et 1700)[14]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. de Chennevières-Pointel, L. E. Dussieux, P. Mantz, A. de Montaoglon, E. Soulié, Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture, publiés d’après les manuscrits conservés à l’école impériale des beaux-arts, Paris, Dumoulin, II, 1854, p. 142 & 169.
  • E. Bellier de La Chavignerie, L. Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, 1885, II, p. 509.
  • J. Roman, Le Livre de raison de Hyacinthe Rigaud, 1919, p. 2.
  • S. Perreau, Hyacinthe Rigaud, le peintre des rois, Montpellier, 2004, p. 19.
  • Anne Nadeau, « Charles Simonneau : un graveur de l'entre-deux siècles. Un aperçu de la gravure d'interprétation de 1667 à 1727 », La gravure : quelles problématiques pour les temps modernes ?, Annales du Centre Ledoux, T. VII, Paris, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no 05120015046 », base Joconde, ministère français de la Culture
  2. a et b Simonneau, Charles-Louis (1645-1728) sur idref-autorités Sudoc
  3. a et b L'Europe illustre, contenant l'histoire abrégée des souverains... Par Dreux du Radier (Jean-François, M.), vol. 6, 1765, p. MDCCXXVIII
  4. a et b Biographie universelle, ancienne et moderne Par Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, vol. 42, Sen-Sok, 1825, p. 400-401
  5. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84038386.r=cardinal+de+richelieu.langFR
  6. R. (baron) Portalis & Henri Béraldi, Les graveurs du dix-huitième siècle, Paris, 1880-1882, II, p. 73.
  7. Tombeau de Turenne à St-Denis Fonds documentaire de l'Île-de-France en ligne
  8. « Catalogue de l’œuvre gravé du sieur Hyacinthe Rigaud, rangé selon l’ordre des temps qu’ont été faits les tableaux d’après lesquels les estampes qui composent cet œuvre ont été gravées ; avec les noms du graveur de chacune, l’année qu’elle a été produite et les autres éclaircissements nécessaires », dans Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des Membres de l’Académie de Peinture et de Sculpture, Paris, II, 1854, p. 183.
  9. 'Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des Membres de l’Académie de Peinture et de Sculpture, Paris, II, 1854, p. 192.
  10. « Notice no M0347000736 », base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Notice no 50350207848 », base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Notice no 50350207256 », base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Notice no 00000096834 », base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Notice no 50170001888 », base Joconde, ministère français de la Culture