Charles Pravaz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Charles Gabriel Pravaz.

Charles Gabriel Pravaz, né le à Pont-de-Beauvoisin (Isère) et mort le à Lyon (Rhône), est un chirurgien orthopédiste français, inventeur de la seringue hypodermique à piston.

D'abord élève de l'École polytechnique, il quitta cette école en 1815, à la suite du décès de sa mère de tuberculose, pour se consacrer à la médecine. Reçu docteur en 1824, il observa des déviations vertébrales chez des jeunes filles en institution, ce qui décida sans doute de son orientation vers l'orthopédie médicale. Parallèlement, il transforma l'institution en clinique orthopédique renommée. En 1829, il fonda avec J. Guerin l'Institut orthopédique du château de la Muette à Passy. Il ouvrit en même temps une succursale à Lyon, au pied de la colline Sainte Foy. Après sa séparation avec Guerin, en 1835, il s'installa à Lyon pour prendre la direction de l'Institut orthopédique et pneumatique Bellevue, qui devint la première clinique orthopédique de France[1].

Vue de l'Institut orthopédique et pneumatique de Lyon

Désirant injecter dans un anévrysme du perchlorure de fer coagulant, il conçut et fit fabriquer en 1841 par les Établissements Charrière une seringue en argent de 3 cm de longueur et 5 mm de diamètre. Le piston avançait en se vissant, permettant ainsi le contrôle de la quantité de substance injectée. Canules et trocart étaient en or ou platine. C. G. Pravaz n’expérimenta que peu ou pas, sa seringue chez l'homme. Ce faisant, il initia tout de même la sclérothérapie des varices.

C’est le chirurgien L. J. Béhier qui la dénomma « appareil ou seringue de Pravaz » et en popularisa l’utilisation en Europe. L'ancêtre de cette seringue est l'instrument mis au point par le chirurgien français Dominique Anel (1679-1730) au début du XVIIIe siècle, sur le modèle des seringues à lavement (de l'italien Marco Gatenaria, puis de Reinier de Graaf). Cet instrument, beaucoup plus petit, était un tube en argent à piston coulissant, dont le corps se terminait par un embout sur lequel pouvaient être vissées différentes canules, sondes ou aiguilles.

Aujourd'hui, le lycée de Pont-de-Beauvoisin, sa ville natale, porte son nom[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :