Charles-Philippe Ronsin

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Charles Philippe Ronsin
Charles Philippe Ronsin.jpg
Naissance 1er décembre 1751
Soissons
Décès 24 mars 1794 (à 42 ans)
Paris
Guillotiné
Origine Français
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Grade Général de division
Années de service -1769-1772 - 1789-1794
Conflits Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Commandement Armée révolutionnaire
Autres fonctions Dramaturge et précepteur

Charles-Philippe Ronsin, né le 1er décembre 1751 à Soissons, mort le 24 mars 1794 à Paris, est un révolutionnaire et un général français.

[modifier] Biographie

Fils d'un maître tonnelier, Ronsin s'engage à 17 ans au régiment d'Aunis. En 1772, il quitte l'armée avec le grade de caporal et devient dramaturge et précepteur. Il se lie alors avec Jacques-Louis David.

Accueillant favorablement la Révolution, il devient capitaine de la garde bourgeoise du district de Saint-Roch en 1789 et fait représenter plusieurs pièces patriotiques dans les théâtres de la capitale entre 1790 et 1792.

En avril 1792, il s'installe dans la section du Théâtre-Français, où il fréquente le club des Cordeliers. En août et en septembre, le Conseil exécutif lui confie trois missions. En novembre, le ministre de la guerre Pache le nomme commissaire-ordonnateur en Belgique auprès de l'armée de Dumouriez. À ce poste, il dénonce les exactions des fournisseurs aux armées, protégés par le général.

Le 23 avril 1793, il est nommé adjoint du ministre de la guerre Bouchotte. En mai, il part en Vendée, pour assurer la fourniture aux armées ; il y joue un rôle important, à côté des envoyés en mission de la Convention nationale.

Grâce à ses appuis parmi les Cordeliers et au ministère, il passe, du 1er au 5 juillet, du grade de capitaine à celui de général de brigade à l'armée des côtes de La Rochelle. En septembre 1793, il devient général en chef de l'armée révolutionnaire de Paris. Violent et d'un tempérament emporté, il se révèle cependant un bon administrateur, honnête et intelligent, dans ses différentes fonctions. Son ascension fulgurante et son caractère lui vaut toutefois de nombreux ennemis, en particulier Philippeaux.

Le 27 frimaire, il est arrêté à la demande de Fabre d'Églantine, avant d'être libéré un mois et demi après, le 14 pluviôse, avec Vincent, grâce à une campagne des Cordeliers en sa faveur. Adversaire du modérantisme, il défend devant les Cordeliers l'appel à l'insurrection des Hébertistes, le 12 ventôse. Toutefois, cinq jours après, il revient sur ses propos et défend un programme d'union des républicains.

Toutefois, ses maladresses favorisent la thèse d'un complot militaire, visant à remplacer le gouvernement révolutionnaire par une dictature militaire, avec l'aide de l'armée révolutionnaire, défendue par Fouquier-Tinville, qui le présente comme un « nouveau Cromwell ». Arrêté le 23 ventôse, il est guillotiné avec les Hébertistes le 4 germinal an II (24 mars 1794). Trois jours après sa mort, l'armée révolutionnaire est licenciée.

[modifier] Sources

  • Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Quadrige/PUF, 1989, article « Ronsin, Charles Philippe » de Raymonde Monnier
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