Charles Peaucellier

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Officier général francais 3 etoiles.svg Charles Nicolas Peaucellier
Tombe de Charles Peaucellier à Dillingen, entre 1919 et 1929.
Tombe de Charles Peaucellier à Dillingen, entre 1919 et 1929.

Naissance 16 juin 1832
Sarrelouis
Décès 4 octobre 1919 (à 87 ans)
Paris
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Général de division

Charles Nicolas Peaucellier (1832 - 1919[1]) est un ingénieur et officier français, connu pour avoir inventé le premier mécanisme plan transformant un mouvement circulaire en mouvement rectiligne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Charles Peaucellier à Vaudrevange depuis 1929.

Peaucellier nait le 16 juin 1832 à Sarrelouis, en Rhénanie prussienne (actuellement dans la Sarre en Allemagne).

Diplômé de l'école Polytechnique (promotion 1850), il fait carrière dans l'armée française comme officier du génie. Il atteint le grade de général de division en 1888.

Il meurt à Paris en 1919. Entre 1919 et 1929, il est enterré dans la crypte de la famille Defrance à Dillingen, dans la Sarre. Depuis 1929, il est inhumé à Vaudrevange.

Mécanisme[modifier | modifier le code]

Animation du dispositif.
Article détaillé : Dispositif de Peaucellier-Lipkin.

En 1864, Peaucellier, dans une courte lettre[2] adressée à la rédaction des Nouvelles Annales de mathématiques, montre l'intérêt de ce qu'il appelle « compas composites », un type de mécanisme qui comprend le parallélogramme de Watt, le pantographe, et le planimètre polaire. Il signale qu'il a découvert un mécanisme de ce genre permettant de tracer exactement une droite, un arc d'un cercle dont le centre est inaccessible et toutes les sections coniques. Ce mécanisme est un dispositif plan permettant de transformer un mouvement rectiligne en mouvement circulaire, et vice-versa[3]. Ce mécanisme est basé sur le principe mathématique de l'inversion d'un cercle. Il en explicite la construction en 1868[4],[5], et donne en 1873 une démonstration[6] inspirée par les travaux de son collègue Amédée Mannheim[7] (1831-1906). Redécouvert indépendamment par le lituanien Lipman Lipkin en 1871, il est nommé dispositif de Peaucellier-Lipkin.

Améliorant de façon significative le parallélogramme de Watt, datant de 1784 et ne réalisant la transformation qu'approximativement, le nouveau mécanisme est très rapidement appliqué à la locomotive ferroviaire à vapeur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH176/PG/FRDAFAN83_OL2077021V002.htm
  2. Nouvelles Annales de mathématiques, 2e série, vol. 3, pp. 414-415.
  3. [PDF] Camille-Christophe Gerono, « Lettre de M. Peaucellier, capitaine du Génie (à Nice) », Nouvelles annales de mathématiques, 2e série, vol. ΙΙΙ,‎ 1864, p. 414-416 (lire en ligne)
  4. Charles Peaucellier et Wagner, « Mémoire sur un appareil diastimométrique nouveau dit appareil autoréducteur », Mémorial de l'officier du Génie, vol. 18,‎ 1868, p. 257-350
  5. [PDF] Émile Lemoine, « Note sur le losange articulé du commandant du génie Peaucellier, destiné à remplacer le parallélogramme de Watt », Journal de physique théorique et appliquée, vol. 2, no 1,‎ 1873, p. 130-134 (DOI 10.1051/jphystap:018730020013001, lire en ligne)
  6. Charles-Nicholas Peaucellier, « Note sur une question de geométrie de compas », Nouvelles Annales de mathématiques, 2e série, no 12,‎ 1873, p. 71-78.
  7. Mannheim, professeur de mathématique et ancien élève de l'Ecole Polytechnique, avait amélioré le principe de la règle à calcul. On peut lire un résumé de ses recherches sur les pantographes dans l'ouvrage de Florian Cajori, A History of the Logarithmic Slide Rule, New York,‎ 1910 (réimpr. Chelsea Publishing Company, 1960).