Charles Bonaparte (1950)
| Charles Bonaparte | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller municipal de Nemours | |
| mars – 3 décembre 2008 | |
| Maire | Valérie Lacroute |
| Adjoint au maire d'Ajaccio | |
| 25 mars 2001 – 16 mars 2008 | |
| Maire | Simon Renucci |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Charles Marie Jérôme Victor Napoléon Bonaparte |
| Date de naissance | 19 octobre 1950 |
| Lieu de naissance | Boulogne-Billancourt (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Parti socialiste |
| Diplômé de | Doctorat en sciences économiques |
| Profession | Ingénieur |
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Charles Bonaparte, de son nom de naissance Charles Marie Jérôme Victor Napoléon Bonaparte, appelé Charles Napoléon de 1998 à 2012[1], est né le 19 octobre 1950 à Boulogne-Billancourt (actuel département des Hauts-de-Seine), est un homme politique français, membre de la famille Bonaparte.
Il est l’aîné de la seule branche survivante des descendants en ligne masculine et légitime de Charles Bonaparte, branche issue de Jérôme Bonaparte, frère de l’empereur Napoléon Ier.
Il est docteur en sciences économiques de la Sorbonne, ancien élève de l’École pratique des hautes études en sciences sociales, titulaire d'un DESS en économétrie de l’université Paris I, d'une maîtrise de l’université Paris IX Dauphine et d'une troisième année de droit à l’université Paris II Panthéon-Assas.
Sommaire |
Famille[modifier]
Fils de Louis Bonaparte et d’Alix de Foresta. Par sa grand-mère paternelle, Clémentine de Belgique, il est également apparenté aux familles royales de Belgique, d'Espagne, de France (maison d’Orléans), d’Autriche (maison de Habsbourg-Lorraine)[2], et à celle d'Italie (maison de Savoie) par son grand-père paternel, Victor Napoléon, mais n'assiste jamais aux réunions du Gotha.
Il épouse civilement à Paris (5e arrondissement), le 19 décembre 1978, puis, selon Jean-Fred Tourtchine, religieusement[3], Béatrice de Bourbon (née le 16 juin 1950 à Saint-Raphaël, fille de Ferdinand de Bourbon et de Chantal de Chevron-Villette) dont il divorce devant le tribunal de grand instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) le 2 mai 1989[4] et avec qui il a deux enfants :
- Caroline Napoléon, née le 24 octobre 1980 et diplômée de l’European Business School de Paris,
- Jean-Christophe Napoléon, né le 11 juillet 1986, élève à HEC Paris.
De sa deuxième union, à Paris, en 1996, avec Jeanne Françoise Valliccioni (née le 26 mars 1958 à Ortiporio (Haute-Corse), fille de Paul Valliccioni et de Padoue Piacentini), Charles Bonaparte a deux filles :
- Sophie Bonaparte, née Sophie Catherine Napoléon le 18 avril 1992 à Paris,
- Anh Bonaparte, née Anh Laetitia Napoléon le 22 avril 1998 à Hô-Chi-Minh-Ville au Vietnam (fille adoptive[5]).
Parcours professionnel et politique[modifier]
Il commence sa vie professionnelle comme ingénieur consultant chargé de la réorganisation d’administrations publiques en France et dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient, puis sera chargé de mission à la Délégation à l'aménagement du territoire (DATAR), puis directeur des financements en fonds propres dans la région sud du Crédit lyonnais et enfin président-directeur général d'une société immobilière.
Il soutient aux élections européennes de 1994 la liste Régions et peuples solidaires menée par l’autonomiste corse Max Simeoni[6].
Il se présente pour la première fois aux élections municipales d’Ajaccio en mars 2001[6]. Il obtient au premier tour 11 % des voix, faisant alliance ensuite avec la liste divers gauche. Il est alors élu et devient le deuxième adjoint de Simon Renucci, maire d’Ajaccio et vice-président de la Communauté d'agglomération du Pays ajaccien. Le Comité central bonapartiste (CCB) perdant alors la municipalité d’Ajaccio.
Candidat pour le Mouvement démocrate aux élections législatives de 2007 dans la deuxième circonscription de Seine-et-Marne (Fontainebleau-Nemours), il recueille 8,76 % des suffrages exprimés au premier tour. En 2008, Charles Napoléon est élu conseiller municipal à Nemours (Seine-et-Marne) où sa liste obtient 24,67 % des suffrages exprimés au deuxième tour. Le groupe d'opposition auquel il appartient, « Ensemble pour les Nemouriens » (apparenté MoDem), compte parmi ses quatre élus des personnalités locales de tous bords comme Ginette Tardy, ancienne première adjointe du maire socialiste Jean-Pierre Béranger. Il démissionne de son poste de conseiller municipal en décembre 2008[7].
Par ailleurs, Charles Bonaparte est président fondateur de la Fédération européenne des cités napoléoniennes qui regroupe une cinquantaine de villes en France, Italie, Allemagne, Belgique, République tchèque et Pologne, administrateur de l’association « Démocraties » présidée par le général Henri Paris, administrateur de l’Association des amis de Matisse. Il est aussi membre du bureau du Comité économique social et culturel du Parti socialiste[8].
En 2012, il soutient la candidature à la présidence de la République de François Hollande[9].
Œuvres[modifier]
Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages :
- Les transports urbains, un enjeu pour les villes, Bordas, 1976
- Bonaparte et Paoli, Plon Perrin, 2000
- Les Bonaparte - Des esprits rebelles, Plon Perrin, 2006
- Vers une France nouvelle, Éd. Talleyrand, 2007
- Napoléon par Napoléon, Cherche Midi, mars 2009
- Entretiens avec M. Ikeda, 13 numéros de la revue Daisanbunmei, Tokyo, 2009
- Napoléon, mon aïeul, cet inconnu, XO Éditions, octobre 2009
- Pour une société de l'être et non de l'avoir, Le cahier du CESC, janvier 2010, ouvrage collectif
- France, Europe et migrations, Le cahier du CESC, septembre 2011, ouvrage collectif
Titres[modifier]
Le Tribunal administratif de Paris a jugé en juin 2009 qu'aucune autorité de la République ne dispose du pouvoir d'attribuer, de reconnaître, confirmer ou vérifier le titre de prince attribué aux membres des familles ayant régné en France.
Sources[modifier]
- Jean-Fred Tourtchine, L’Empire des Français, collection « Les manuscrits du CEDRE, dictionnaire historique et généalogique », Paris : Cercle d’études des dynasties royales européennes (CEDRE), 1999-2000, 2 volumes (232 pages, 208 pages), 31 cm (ISSN 0993-3964) : notice « Charles, empereur titulaire des Français », tome II, pages 127 et 128.
- Philippe Delorme, Les Dynasties perdues, pages 67-68 (préface du roi Siméon II de Bulgarie), Express Roularta éditeur, Paris, 2011, 236 pages, 21 cm (ISBN 978-2-84343-855-4).
- Paul Silvani, Le Bonapartisme : une saga corse, préface du prince Charles Napoléon, Ajaccio, Albiana, 2003, 360 pages, 24 cm (ISBN 2-84698-084-5).
Notes et références[modifier]
- Déclaré à sa naissance, ainsi que ses frère et sœurs, sous le nom de « Napoléon Bonaparte » — tandis que, depuis le règne de Napoléon III, le patronyme de tous ceux de sa branche de la famille est « Napoléon » —, le prince a obtenu du procureur de la République de Paris, le 14 décembre 1998, que son nom de famille soit rectifié en « Napoléon ». Il choisit de revenir au patronyme originel de la famille en 2012 et obtient du procureur de la République de Paris que son nom de famille soit de nouveau rectifié en « Bonaparte »
- Nicolas Enache, La Descendance de Marie-Thérèse de Habsbourg, reine de Hongrie et de Bohême, 1996, édité par L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, 795 pages (ISBN 2-908003-04-X) : Charles Napoléon est cité pages 200 et 459 et dans l’Index, page 767.
- Jean-Fred Tourtchine, L’Empire des Français, collection « Les manuscrits du CEDRE, dictionnaire historique et généalogique », Paris : Cercle d’études des dynasties royales européennes (CEDRE), 1999-2000, 2 volumes (232 pages, 208 pages), 31 cm (ISSN 0993-3964), tome II pages 127 et 128 : « Épouse civilement à 75005 Paris le 19 décembre 1978 puis bénédiction religieuse chez des amis communs dans l’intimité... ». Cette assertion sur un supposé mariage religieux est formellement démentie par Charles Napoléon lui-même, cf. otrs:2012010910007391 (accès privé).
- Jean-Fred Tourtchine, L’Empire des Français, collection « Les manuscrits du CEDRE, dictionnaire historique et généalogique », Paris : Cercle d’études des dynasties royales européennes (CEDRE), 1999-2000, 2 volumes (232 pages, 208 pages), 31 cm, (ISSN 0993-3964), tome II page 128.
- Philippe Delorme, Les Dynasties perdues, pages 67 (préface du roi Siméon II de Bulgarie), Express Roularta éditeur, Paris, 2011 (236 pages, 21 cm) (ISBN 978-2-84343-855-4)
- « Napoléon candidat à Ajaccio », Libération, 21 juin 2000
- « Le prince Charles Napoléon démissionne du conseil municipal » sur le site leparisien.fr
- http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/thematique/le-comite-economique-social-et-culturel-un-lien-avec-la-societe-civile
- http://democratie2012.fr/charles-napoleon-appelle-a-voter-francois-hollande-2956.html
Liens externes[modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Site de la Fédération européenne des cités napoléoniennes
- Ancien site électoral (inactif) : www.charlesnapoleon.com