Charles Marie de Beaumont d'Autichamp

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Charles de Beaumont d'Autichamp
Portrait de Charles Marie de Beaumont d'Autichamp (1770-1859).
Portrait de Charles Marie de Beaumont d'Autichamp (1770-1859).

Naissance 8 août 1770
Angers
Décès 6 octobre 1859 (à 89 ans)
Lhoumois
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Flag of Royalist France.svg Armée catholique et royale
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Grade Lieutenant-général des armées du Roi (1814)
Conflits Guerre de Vendée
Commandement Armée catholique et royale d'Anjou et du Haut-Poitou
Famille Maison de Beaumont

Blason famille fr de Beaumont du Repaire et de Beynac.svg

Charles Marie Auguste Joseph de Beaumont, marquis d'Autichamp est né à Angers le 8 août 1770, et mort au Château de la Roche Faton en Lhoumois, le 6 octobre 1859[1].

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Capitaine au régiment de Condé en 1789, le comte d'Autichamp émigre puis revient en France et se fait admettre dans la Garde constitutionnelle du Roi. Quoique cette dernière ait été licenciée, le 5 juin 1792, il continue son service et échappe de justesse au massacre le 10 août 1792. Réfugié en Anjou chez son cousin et beau-frère, Charles Melchior Artus de Bonchamps, il devient un des chefs de l'insurrection vendéenne, participe au siège de Nantes en juin 1793, remporte la bataille de Chantonnay, le 5 septembre repousse Louis Marie Turreau aux Ponts-de-Cé, le 12 septembre. Après les défaites de Cholet et de Beaupréau, il s'empare du passage de la Loire à Varades et permet aux Vendéens de franchir la Loire et de prendre Ancenis. Après la mort du marquis de Bonchamps, il commande une des colonnes qui tentent en vain de prendre Granville, le 14 octobre. Capturé à la bataille du Mans, il parvient à s'enfuir grâce à l'aide de hussards de la division républicaine de Tilly qui lui donnèrent un uniforme de hussard. Libéré après la pacification de Saint-Florent, il reprend les armes avec Nicolas Stofflet. À la mort de ce dernier, fusillé, il devient le chef des débris de l'armée royaliste de l'Anjou et du haut Poitou et, conscient de la faiblesse et de la désorganisation de ses troupes, négocie avec Lazare Hoche en mai 1796. La paix revenue, il vit quelque temps à Paris puis doit se cacher, car tombant sous le coup de la loi des otages. Quoique favorable à la paix lors des discussions de La Jonchère, il reprend la guerre en 1799, échoue devant Cholet et est battu aux Aubiers.

Sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Le comte d'Autichamp fait sa soumission le 18 janvier 1800 et vit dans la retraite jusqu'à la chute de l'Empire.

Durant les Cent-Jours, les Vendéens se soulèvent pendant la Terreur blanche. Le comte d'Autichamp lève alors une petite armée de Vendéens et nomme Prégent Brillet de Villemorge chef d'état-major. Il prend Cholet sans combattre, mais est vaincu à Rocheservière, les 19 et 20 juin 1815[2].

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Fait pair de France et inspecteur général de l'infanterie par Louis XVIII, il prend sa retraite à l'avènement de Louis-Philippe Ier et favorise l'aventure de Caroline des Deux-Siciles, duchesse de Berry en 1832, ce qui l'oblige à s'exiler durant sept ans.

D'une rare élégance, très courageux quoique pondéré, le comte d'Autichamp est l'un des rares survivants de la guerre de Vendée.

Sa femme Marie Élisabeth Charlotte Henriette Julie de Vassé, lui donna un fils né en 1797, Marie Pierre Charles, vicomte d'Autichamp[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Site de la famille Beaumont : branche d'Autichamp. », sur lesitebeaumont.free.fr (consulté le 24 novembre 2010)
  2. (fr)[PDF]« Challain-la-Potherie in « Histoire de la baronnie de Candé » par le Comte René de l’Esperonnière. Angers, Lachèse Imprimeur, 1894 », sur www.odile-halbert.com (consulté le 24 novembre 2010)

Article connexe[modifier | modifier le code]