Charles Loupot

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Charles Honoré Loupot, né à Nice (Alpes-Maritimes) le 20 juillet 1892 et mort aux Arcs-sur-Argens (Var) le 18 octobre 1962, est un affichiste et graphiste français.

Carrière[modifier | modifier le code]

Bien que sa carrière s’étende des années 1920 jusqu’au début des années 1960, Charles Loupot s’inscrit dans l’histoire de l’affiche comme un des créateurs majeurs de la période de l’entre-deux-guerres, aux côtés de Cassandre, Jean Carlu et Paul Colin. Il résida principalement à Paris, et possédait une maison de campagne à Chevroches, dans la Nièvre.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Né à Nice en 1890, il fut un des plus grands affichistes français de l'entre-deux-guerres ; installé dans son atelier de Montmartre, il se rendait régulièrement dans la propriété de famille acquise par ses parents en 1932 aux Arcs-sur-Argens dans le var, où il vécut lui-même au quartier du Ribas, de Bauverzer, puis aux Parages avant de venir s'éteindre en 1962 dans la maison familiale.

1916-1923 : Période Suisse. Élève de l’École des Beaux-Arts de Lyon, il part en Suisse. Là il délaisse la peinture et dessine plus de 60 projets d'affiches pour des imprimeurs suisses qui lui enseignent les contraintes et les ressources de la pierre lithographique.

1923-1937 : Retour en France, l'entre-deux-guerres. Remarqué par les imprimeurs français, il acquiert un atelier à Montmartre et là, pour une société d'édition exclusive, il crée une série impressionnante d'affiches, notamment pour les meubles des Galeries Barbès, Peugeot, le thé Twining, les shampooings Dop, Ocap, les peintures Valentine, des produits désormais manufacturés en série.

1937-1960 : Période St Raphaël Quinquina. Pendant 23 ans, il est directeur technique de l'agence de publicité Les Arcs à Paris, rebaptisée après guerre Atelier Loupot (en association avec Werner Häschler et Rolf Ibach). Devenu styliste, il engage une modification progressive de l'identité visuelle de la marque d'apéritif pour habiller toutes les approches de la firme avec les professionnels et le grand public. Une démarche inconnue à l'époque, demeurant exemplaire.

1946-1952 : L'après guerre. Il retravaille pour les vins Nicolas et réalise ses dernières affiches notamment pour Vichy Célestin, Lion Noir, la Foire de l'Olive à Draguignan, avant de concevoir le logo de d'Air Liquide illustrant mondialement son talent de synthèse.

Très épris des Arcs sur Argens, il se rapproche de la municipalité pour la convaincre de définir un cahier des charges rigoureux lui permettant de reconstruire à l'identique le vieux village des Parages, lui jouant de sa notoriété pour trouver les premiers acquéreurs, des Parisiens très en vue. Une place dans l'exposition permanente à la chapelle des Parages aux Arcs lui est réservée.

Il est promu chevalier de la Légion d'honneur en 1937.

Après sa disparition l’Hôtel des Monnaies frappe une médaille à son effigie, les éditions du Cherche- Midi publient un ouvrage, FR3 Bourgogne réalise un film, le musée municipal Romain Roland de Clamecy (Nièvre) lui réserve une salle d'exposition permanente, les communes des Arcs, de Clamecy et d’Échirolles retiennent son nom pour identifier des rues.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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