Charles Le Moyne

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Charles le Moyne de Longueuil et de Châteauguay
Bronze représentant Charles Le Moyne, faisant partie du monument à Maisonneuve situé à la Place d'Armes, œuvre de Louis-Philippe Hébert
Bronze représentant Charles Le Moyne, faisant partie du monument à Maisonneuve situé à la Place d'Armes, œuvre de Louis-Philippe Hébert

Successeur Charles II Le Moyne
Conflits Campagne contre les Agniers
Biographie
Dynastie Seigneur de Longueuil
Naissance 2 août 1626
Dieppe (Normandie)
Décès Février 1685
Montréal
Père Pierre Le Moyne
Mère Judith Du Chesne
Conjoint Catherine Thierry
Enfants Charles II Le Moyne
Pierre Le Moyne d'Iberville
Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville...

Blason ville ca Longueuil (Québec).svg

Charles le Moyne de Longueuil et de Châteauguay, né à Dieppe en Normandie (France) le 2 août 1626 et décédé à Montréal (Canada) en février 1685[1], était l'un des colons marquants de Montréal, à la fois, interprète en langues indiennes, officier, négociant et seigneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Interprète auprès des Indiens[modifier | modifier le code]

Charles le Moyne est le fils de Pierre Le Moyne, aubergiste en France, et de Judith Du Chesne. Il serait venu en Nouvelle-France grâce à son oncle maternel, le chirurgien Adrien Du Chesne. Il arriva en Nouvelle-France en 1641 et, à 15 ans, est reçu comme 'Donné' par les Jésuites de la mission en Huronie. Résidant quatre ans à Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons il y apprit quelques langues amérindiennes. En 1645, il est interprète, commis et soldat à la garnison de Trois-Rivières.

L'un des premiers chefs militaires de Montréal[modifier | modifier le code]

En 1646, il se fixe définitivement à Ville-Marie, qui deviendra Montréal. Il est, avec Pierre Picoté de Belestre, l'un des chefs militaires du petit village de Montréal et engage d'incessantes escarmouches avec les Indiens Iroquois (de 1648 à 1666).

Il montrera notamment son courage en mai 1651 en accourant, avec deux autres français, pour délivrer les époux Catherine Mercier et Jean Boudard, malgré la présence d'une quarantaine d'Iroquois. Il ne put toutefois délivrer cette dernière, qui fut amené captive par ses ravisseurs et brûlée vive deux mois plus tard, après qu'on lui eut arraché les seins et coupé les oreilles et le nez[2],[3].

En janvier 1666, Le Moyne commande avec Pierre Picoté de Belestre les habitants de Ville-Marie qui servent d’avant-garde à l’expédition du gouverneur Daniel de Rémy de Courcelle en pays iroquois. À l’automne, il est à la tête des colons de Montréal dans la campagne contre les Agniers menée par le lieutenant général de Prouville de Tracy.

À l’été 1671, il est l'interprète de Daniel de Rémy de Courcelle lors de son expédition au lac Ontario. Il jouera alors un rôle diplomatique important entre la Nouvelle-France et les Indiens (notamment en 1682-1683).

Seigneur et négociant[modifier | modifier le code]

En 1654, Charles Le Moyne reçoit de Chomedey de Maisonneuve une concession de terre de 90 arpents, appelée depuis ce temps Pointe-Saint-Charles, et un emplacement, rue Saint-Paul, où il résida pendant 30 ans.

En 1657, la famille de Lauson lui octroya un fief sur la rive sud de Montréal, taillé à même l’immense seigneurie de La Citière, agrandi en 1665 (île Sainte-Hélène et île Ronde).

En 1672, les titres de sa seigneurie de Longueuil sont confirmés et accrus. En 1673, il reçoit une concession à Châteauguay. En 1676, Le Moyne réunit tous ses fiefs sous le nom de Longueuil.

En 1679, avec son beau-frère et associé de commerce, Jacques Le Ber, il acquiert le fief Boisbriand appelé Senneville.

En 1682, il avait été l’un des actionnaires de la Compagnie du Nord.

En 1684, il achète le fief de l’Île-Perrot.

À l’été, 1684, avec l'aide du père Jean de Lamberville, il sauve la malheureuse expédition de La Barre contre les Iroquois en amenant ces derniers à négocier la paix.

Il meurt en février 1685 et sera inhumé dans la crypte de l’église Notre-Dame de Montréal. Il était « le plus riche citoyen du Montréal de son temps »[4].

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Charles Le Moyne et sa famille

Charles le Moyne épouse à Ville-Marie le 28 mai 1654 Catherine Thierry (1640–1690), fille adoptive d’Antoine Primot et de Martine Messier. Il en eut 2 filles et 12 fils, presque tous célèbres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il y a différentes orthographes du nom, Lemoine étant la plus courante, et il est sieur de Longueil qui est un village non loin de Dieppe
  2. Léo Paul Desrosiers: L'Iroquoisie
  3. Relations des Jésuites, 1647-1655
  4. biographi.ca

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Monument de Charles Le Moyne, dans le Vieux-Longueuil

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cyrille de Germain, Les Germain en Nouvelle-France, L'Assomption (Québec), Éditions Point du jour, 2012.
  • Charles de La Roncière Une Épopée canadienne La Renaissance du Livre Paris (1930).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]