Charles Juste de Beauvau-Craon

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Charles Juste de Beauvau
Le maréchal-prince de Beauvau.
Le maréchal-prince de Beauvau.

Titre 2e Prince de Beauvau-Craon
Prince du Saint-Empire (13 novembre 1722)
Marquis d'Haroué
(17541793)
Autre titre Grand d'Espagne de 1re classe (11 mai 1754)
Prédécesseur Marc de Beauvau-Craon (1679-1754)
Successeur Marc Étienne Gabriel de Beauvau-Craon
Arme Cavalerie
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade militaire Maréchal de France (1783)
Années de service 1738 - 1790
Commandement Commandant en chef en Espagne (1762)
Capitaine des gardes du corps du Roi[1]
Gouvernement militaire Gouverneur du Languedoc (1747)[réf. nécessaire]
Gouverneur de Provence (1782-1790)
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Faits d'armes Siège de Prague (1741)
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Académie française (1771)
Académie des sciences
Académie des inscriptions et belles-lettres (1782)
Autres fonctions Secrétaire d'État de la Guerre (1789)[réf. à confirmer][1]
Biographie
Dynastie Maison de Beauvau
Naissance 10 septembre 1720
Lunéville
Décès 21 mai 1793 (à 72 ans)
Château du Val (Saint-Germain-en-Laye)
Père Marc de Beauvau-Craon (1679-1754)
Mère Anne Marguerite de Lignéville
Conjoint (1°) Marie Charlotte de La Tour d'Auvergne (en)
(2°) Marie-Charlotte Sylvie de Rohan-Chabot

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Charles Juste de Beauvau, 2e prince de Beauvau (1754) et prince de Craon, est un maréchal de France (1783), né à Lunéville le 10 septembre 1720 et mort le 21 mai 1793.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Charles-Juste de Beauvau-Craon est le fils de Marc de Beauvau-Craon (1679-1754), 1er prince de Beauvau, et d'Anne-Marguerite de Ligniville (1686-1772), comtesse du Saint-Empire, dame d'honneur de la duchesse de Lorraine, et maîtresse du duc Léopold Ier.

Il est le frère de la marquise de Boufflers, la maîtresse en titre du duc-régnant de Lorraine Stanislas Leszczyński.

Il épouse en premières noces, le 3 avril 1745, Marie-Charlotte Sophie de la Tour d'Auvergne (1729-1763), fille de Emmanuel-Théodose de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, dont il a une fille : Louise Anne Marie (1750-1834) qui épouse Philippe Louis Marc Antoine de Noailles, vicomte de Lautrec.

Veuf en 1763, il épouse en secondes noces en mars 1764, Marie-Charlotte Sylvie de Rohan-Chabot (1729-1807). Ce second mariage reste sans postérité.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Entré comme volontaire au service de la France, il est nommé lieutenant de cavalerie le 10 décembre 1738, colonel des Gardes Lorraines le 1er mai 1740, et se distingue sous le maréchal de Belle-Isle au siège de Prague en 1741. Brigadier le 16 mai 1746, maréchal de camp le 10 mai 1748, lieutenant général le 28 décembre 1758, il commande en chef les troupes envoyées en Espagne en 1762.

Il est nommé gouverneur du Languedoc le 12 juin 1747. En 1767, il s'illustre en faisant libérer les dernières prisonnières de la Tour de Constance, dont Marie Durand. Il est ensuite gouverneur de Provence (1782-1790), où il sait se faire aimer des ressortissants de cette province.

Le prince de Beauvau est fait maréchal de France le 13 juin 1783. En 1789, il est secrétaire d'État à la Guerre pendant seulement cinq mois. Partisan des réformes, il n'est pas inquiété sous la Révolution, et meurt dans son lit en plein milieu de la Terreur, laissant une veuve inconsolable.

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

Chevalier du Saint-Esprit

Grand d'Espagne de première classe le 11 mai 1754, il est fait chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit (Versailles, 2 février 1757)[2].

Nommé à l'Académie française en février 1771 alors qu'il n'a jamais rien écrit, il participe activement aux travaux académiques. Il est également membre associé de l'Académie des sciences, membre honoraire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1782) et membre des académies italiennes de Cortone et della Crusca.

Il s'entoure d'un cercle d'hommes de lettres parmi lesquels Jean Devaines, le philosophe Jean-François Marmontel, le poète Jean-François de Saint-Lambert. Le chevalier Stanislas de Boufflers, neveu du maréchal, anima longtemps son salon.

Résidences[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'argent, à quatre lions de gueules, armés, lampassés et couronnés d'or, 2 et 2.[2],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roglo 2012.
  2. a et b Popoff 1996, p. 97.
  3. a et b patrimoine-de-france.org Saint-Germain-en-Laye, p. Château du Val.
  4. Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Guide du Patrimoine. Île-de-France, p. 636
  5. Rietstap 1884.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Chronologies[modifier | modifier le code]