Charles II d'Angleterre

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Charles II
King Charles II by John Michael Wright or studio.jpg
Le roi Charles II par John Michael Wright, v.1660.

Titre
Roi d'Angleterre et d'Irlande
29 mai 1660[1]6 février 1685
&&&&&&&&&&&0901924 ans, 8 mois et 7 jours
Couronnement 23 avril 1661 en l'Abbaye de Westminster
Prédécesseur Charles Ier (indirectement)
Successeur Jacques II
Roi d'Écosse
29 mai 16606 février 1685
Prédécesseur Charles Ier (indirectement)
Successeur Jacques VII
Prince de Galles
mai 163830 janvier 1649
Prédécesseur Charles Stuart
Successeur Jacques François Stuart
Biographie
Dynastie Maison Stuart
Date de naissance 29 mai 1630
Lieu de naissance Flag of England.svg Palais St. James, Londres (Angleterre)
Date de décès 6 février 1685 (à 54 ans)
Lieu de décès Flag of England.svg Palais de Whitehall, Londres (Angleterre)
Père Charles Ier d'Angleterre
Mère Henriette de France
Conjoint Catherine de Bragance
Enfants voir ci-dessous
Héritier Prince Jacques (1649-1685)
Signature CharlesIISig.svg

Coat of Arms of England (1660-1689).svg
Monarques de Grande-Bretagne

Charles II d'Angleterre (29 mai 1630[2] - 6 février 1685) fut roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande.

Le père de Charles II, Charles Ier fut exécuté au palais de Whitehall le 30 janvier 1649 au paroxysme de la Première Révolution anglaise. Bien que le Parlement d'Écosse ait proclamé Charles II, roi d'Angleterre et d'Irlande à Édimbourg le 6 février 1649, le Parlement d'Angleterre vota une loi interdisant une telle succession. L'Angleterre entra dans une période d'interrègne appelée Commonwealth d'Angleterre et le pays devint de facto une république menée par Oliver Cromwell. Cromwell battit Charles à la Bataille de Worcester le 3 septembre 1651 et ce dernier s'enfuit en Europe continentale. Cromwell devint quasi-dictateur d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande. Charles passa les neuf années suivantes en exil en France, dans les Provinces-Unies et dans les Pays-Bas espagnols

La crise politique qui suivit la mort de Cromwell en 1658 déboucha sur la restauration de la monarchie et Charles fut invité à rentrer en Grande-Bretagne. Le 29 mai 1660, le jour de son 30e anniversaire, il fut acclamé lors son entrée dans Londres. Après 1660, tous les documents officiels furent datés comme si Charles avait succédé à son père en 1649

Le parlement anglais mit en place un code pénal appelé Code Clarendon destiné à rétablir l'Église d'Angleterre. Charles valida le nouveau Code même s'il privilégiait une politique de tolérance religieuse. Le principal événement de politique étrangère du début de son mandat fut la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise. En 1670, Charles signa le traité de Douvres avec son cousin germain Louis XIV de France. Louis XIV accepta d'aider Charles lors de la Troisième Guerre anglo-néerlandaise et ce dernier promit secrètement de se convertir au catholicisme à une date future non spécifiée. Charles tenta d'introduire une plus grande liberté de religion pour les catholiques et les protestants avec sa déclaration d'indulgence royale de 1672 mais le parlement anglais refusa de la voter. En 1679, les révélations de Titus Oates sur un supposé Complot papiste déclenchèrent la crise de l'Exclusion Bill lorsqu'il fut révélé que le frère et successeur de Charles (Jacques Stuart) était catholique. La crise entraina la création du parti whig favorable à l'exclusion et du parti tory opposé à cette exclusion. Charles s'aligna avec les tories et à la suite de la découverte du complot de Rye-House pour assassiner Charles et Jacques en 1683, certains dirigeants whigs furent exécutés ou envoyés en exil. Charles dissout le parlement anglais en 1681 et gouverna seul jusqu'à sa mort le 6 février 1685. Il se convertit au catholicisme sur son lit de mort.

Charles était surnommé le Monarque Joyeux en référence à sa gaité, à l'hédonisme de la cour et au soulagement général lié au retour de la normalité après plus d'une décennie de domination d'Oliver Cromwell et des puritains. L'épouse de Charles, Catherine de Bragance, ne mit au monde aucun héritier vivant mais Charles eut au moins douze enfants illégitime avec plusieurs maitresses. Comme les enfants illégitimes étaient exclus de la succession, son frère Jacques monta sur le trône.

Sommaire

[modifier] Jeunesse

Bébé en habits blancs de baptème.
Charles II alors enfant en 1630, peinture attribuée à Juste d'Egmont.
Garçon avec des cheveux longs dans une posture martiale.
Charles II en prince de Galles.
Peinture de William Dobson, vers 1642 ou 1643.

Charles est né au palais Saint James le 29 mai 1630 (8 juin 1630 dans le calendrier grégorien). Ses parents étaient le roi Charles Ier qui régnait sur les royaumes d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande et la reine Henriette de France, la sœur du roi Louis XIII de France. Charles était leur second fils. Leur premier fils, né environ un an avant Charles était mort au bout d'une journée[3]. L'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande étaient des pays chrétiens mais la religion était divisée entre différentes croyances comme le catholicisme, l'anglicanisme , le presbytérianisme et le puritanisme. Charles fut baptisé à la chapelle royale le 27 juin par l'évêque anglican de Londres et élevé par la comtesse protestante de Dorset même si certains de ses parrains étaient catholiques comme Louis XIII et Marie de Médicis[4]. À la naissance, Charles devint automatiquement duc de Rothesay et duc de Cornouailles de même que d'autres titres. À l'age de huit ans, il fut désigné prince de Galles même s'il ne fut jamais formellement investi avec les honneurs de la principauté de Galles[3].

Durant les années 1640, alors que Charles était encore jeune, son père combattit les forces parlementaires et puritaines lors de la Première Révolution anglaise. Charles accompagna son père à la Bataille de Edgehill et à l'age de quatorze ans, il participa aux campagnes de 1645 et devint commandant des forces anglaises du West Country[5]. Au printemps 1646, la situation militaire se dégradant, Charles fut envoyé en sureté dans les îles Scilly puis à Jersey et finalement en France où sa mère vivait déjà en exil et où son cousin germain, Louis XIV, était roi[6].

En 1648, durant la Deuxième guerre civile anglaise, Charles déménagea à La Haye où sa sœur Marie et son beau-frère Guillaume II d'Orange-Nassau semblaient plus à même de soutenir les royalistes que les relations de sa mère en France[7]. Cependant la flotte royaliste et les renforts emmenés par Charles arrivèrent trop tard pour rallier les royalistes du duc d'Hamilton qui furent battus à la Bataille de Preston par les troupes parlementaires[8].

À La Haye, Charles eut une brève aventure avec Lucy Walter qui avança par la suite qu'ils s'étaient secrètement mariés mais cela fut infirmé[9]. Son fils, James Crofts (par la suite duc de Monmouth et duc de Buccleuch), fut l'un des nombreux enfants que Charles reconnut comme son fils illégitime et qui devint influent dans la vie politique britannique.

Charles Ier fut capturé en 1647. Il s'échappa et fut recapturé en 1648. Malgré les efforts diplomatiques de son fils pour le sauver, Charles fut décapité en 1649 et l'Angleterre devint une république. Le 6 février, les covenantaires du Parlement d'Écosse proclamèrent Charles II roi de Grande-Bretagne à la suite de son père mais ils refusèrent qu'il entre en Écosse à moins qu'il n'accepte le presbytérianisme dans toutes les îles britanniques.

Pamphlet satirique anglais montrant les Écossais meulant le nez de leur jeune roi moquant ainsi les dures conditions posées à Charles II par le parlement d'Écosse.

Lorsque les négociations échouèrent, Charles autorisa le marquis de Montrose à débarquer dans les Orcades avec une petite armée pour menacer les Écossais d'une invasion et obtenir un accord plus à sa convenance. Montrose craignait que Charles accepte un compromis et il choisit d'attaquer immédiatement l'Écosse ; il fut capturé et exécuté. Charles promit à contrecœur qu'il se conformerait aux termes du traité de Bréda prévoyant la mise en place du système presbytérien synodal dans toute la Grande-Bretagne. À son arrivée en Écosse en 1650, Charles accepta formellement l'accord ; son abandon de l'église anglicane lui permit d'obtenir le soutien des Écossais mais elle le laissa impopulaire en Angleterre. Charles en arriva rapidement à mépriser la "villainie" et l'hypocrisie" des covenantaires[10].

Un roi en exil : Charles II peint par Philippe de Champaigne, vers 1653.

Le 3 septembre 1650, les covenantaires fut battus à la Bataille de Dunbar par les troupes d'Oliver Cromwell. Les forces écossaises étaient divisées entre les royalistes et les covenantaires presbytériens et se combattirent parfois. Déçu par les covenantaires, Charles tenta de s'échapper vers le nord en octobre pour rejoindre des soldats royalistes, un événement appelé "Le Début" mais au bout de deux jours, les presbytériens le rattrapèrent[11]. Néanmoins, les Écossais restaient le meilleur espoir de restauration de Charles et il fut couronné roi d'Écosse à Scone le 1er janvier 1651. Les forces de Cromwell menaçant la position de Charles en Écosse, il fut décidé de lancer une attaque sur l'Angleterre. Avec de nombreux Écossais (dont Lord Argyll et d'autres covenantaires influents) refusant de participer et avec peu de soutien de la part des royalistes anglais, l'invasion se termina à la Bataille de Worcester le 3 septembre 1651 ; Charles évita la capture en se cachant dans le "Chêne Royal" de la paroisse de Boscobel. Il parvint de justesse à quitter l'Angleterre et débarqua en Normandie le 16 octobre malgré une récompense de 1 000 £ pour son arrestation, la peine de mort pour toute personne l'aidant et la difficulté de déguiser Charles qui mesurait 185 cm, une taille imposante pour l'époque[12][13].

Cromwell fut nommé Lord Protecteur d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande et il mit les îles britanniques sous un régime militaire. Appauvri, Charles ne pouvait rassembler un soutien suffisant pour représenter une menace au gouvernement de Cromwell. Malgré les liens familiaux des Stuart à travers Henriette et Marie, la France et les Provinces-Unies s'allièrent avec Cromwell en 1654, ce qui poussa Charles à demander de l'aide à l'Espagne qui gouvernait à l'époque les Pays-Bas méridionaux[14]. Avec l'argent espagnol, Charles leva une petite armée composée de ses sujets exilés ; celle-ci comptait cinq régiments d'infanterie et d'une petite troupe de cavaliers et devint le noyau de l'armée britannique de la Restauration[15].

[modifier] Restauration

Article principal : Restauration anglaise.

Après la mort de Cromwell en 1658, les chances de Charles de regagner la Couronne semblaient minces car le fils de Cromwell, Richard, lui succéda au poste de Lord Protecteur. Cependant, le nouveau Lord Protecteur, sans soutien du parlement ou de l'armée, fut forcé d'abdiquer en 1659 et le protectorat fut aboli. Durant la période de troubles qui suivit, le gouverneur d'Écosse George Monck, s'inquiéta d'une possible plongée dans l'anarchie[16]. Monck et son armée marchèrent sur la Cité de Londres et forcèrent le Parlement croupion à réadmettre les membres du Long Parlement exclus en décembre 1648 lors de la purge de Pride. Le Long Parlement se dissolvant lui-même pour la première fois en près de 20 ans, des élections générales furent organisées[17]. Le parlement sortant conçut les qualifications électorales de manière à obtenir le retour d'une majorité presbytérienne[18].

Les restrictions contre les candidats et les électeurs royalistes furent largement ignorées et les élections débouchèrent sur une Chambre des Communes divisée sur des points politiques entre les royalistes et les parlementaires et sur des points religieux entre les anglicans et les presbytériens[18]. Le nouveau parlement de la convention se rassembla le 25 avril 1660 et recut peu après les nouvelles de la déclaration de Bréda dans laquelle Charles acceptait, entre autres choses, de pardonner les nombreux ennemis de son père. Le parlement anglais se résolu à proclamer Charles roi et à l'inviter à rentrer ; Charles reçut le message à Bréda le 8 mai 1660[19]. En Irlande, une convention avait été convoqué plus tôt dans l'année et elle avait proclamé Charles roi le 14 mai[20].

Paysage de navires le long du littoral
Charles quitte son exil dans les Pays-Bas pour mettre en place la Restauration en Angleterre en mai 1660. Peinture de Lieve Verschuier.

Charles arriva à Douvres le 25 mai 1660 et à Londres le 29 mai, le jour de son 30e anniversaire. Bien que Charles et le parlement eut accordé l'amnistie aux partisans de Cromwell par l'Act of Indemnity and Oblivion, 50 personnes furent spécifiquement exclues[21]. Au final, neuf des régicides de Charles Ier furent exécutés[22] par le supplice du hanged, drawn and quartered ; les autres furent condamnés à la prison à vie ou exclus de leur poste officiel. Les corps d'Oliver Cromwell, d'Henry Ireton et de John Bradshaw sont exhumés et décapités[23].

Charles accepta d'abandonner les cotisations féodales qui avaient été rétablies par son père ; en retour, le parlement lui accorda un revenu annuel pour gérer le gouvernement d'1,2 millions de livres essentiellement issus des droits de douanes et de l'accise. Ce revenu se révéla néanmoins insuffisant pour la plus grande partie du règne de Charles. La somme n'était qu'une indication du maximum que le roi était autorisé à retirer du Trésor chaque année ; généralement, le véritable revenu était bien plus faible ce qui mena à des dettes considérables et à d'autres impositions comme l'impôt par tête, les taxes foncières et le fouage.

[modifier] Début de règne

À la fin de l'année 1660, la joie de Charles pour la Restauration fut tempérée par les morts de son jeune frère, Henri et de sa sœur Marie, des suites de la variole. À peu près à la même époque, Anne Hyde, la fille du Lord Chancelier Edward Hyde, révéla qu'elle était enceinte du frère de Charles, Jacques, avec qui elle s'était secrètement mariée. Edward Hyde, qui ignorait tout du mariage et de la grossesse devint comte de Clarendon et sa position de ministre favori de Charles fut renforcée[24]

Charles porte une couronne et une cape d'hermine.
Charles dans ses habits de couronnement.
Peinture de John Michael Wright, vers 1661.

Le parlement de la convention fut dissous en décembre 1660 et le couronnement eut lieu dans l'abbaye de Westminster le 23 avril 1661. Charles fut le dernier souverain à réaliser la procession traditionnelle de la tour de Londres jusqu'à l'abbaye la veille du couronnement[25]. Peu après le couronnement, le deuxième parlement anglais du règne se constitua. Surnommé le parlement cavalier, il était presque exclusivement royaliste et anglican. Il cherchait à décourager le non-conformisme de l'église d'Angleterre et il vota plusieurs lois pour sécuriser la domination anglicane. Le Corporation Act de 1661 imposait aux officiels municipaux de prêter un serment d'allégeance[26] ; l'acte d'uniformité de 1662 rendait obligatoire l'usage du livre de la prière commune anglicane ; le Conventicle Act de 1664 interdisait les rassemblements religieux de plus de cinq personnes, à l'exception des réunions anglicanes et le Five Mile Act de 1665 interdisait aux ecclésiastiques d'approcher à moins de 8 km d'une paroisse dont ils avaient été bannis. Les Conventicle et Five Mile Acts restèrent en vigueur jusqu'à la fin du règne de Charles. Ces lois furent appelées "code Clarendon" d'après Lord Clarendon même s'ils n'en était pas directement responsable et avait même discouru contre le Five Mile Act[27].

La Restauration fut accompagnée d'un changement social. Le puritanisme perdit de sa force. Les théâtres rouvrirent après avoir été fermés durant le protectorat d'Oliver Cromwell et la comédie de la Restauration anglaise et son style paillard devint un genre aisément reconnaissable. Les licences de théâtre accordés par Charles étaient les premières en Angleterre à autoriser les femmes à jouer des rôles féminins sur scène (ils étaient auparavant joués par des hommes)[28] et la littérature de la Restauration anglaise se développa à la cour. Le libertin John Wilmot aurait dit de Charles II :

Nous avons un roi plein d'esprit,
Et personne ne s'intéresse à ses mots
Jamais il ne dit de choses folles,
Pas plus qu'il n'en fit de sages[29]

ce à quoi Charles aurait répondu "Cela est vrai - car mes mots sont de moi, alors que mes actes sont ceux de mes ministre".

[modifier] Grande peste et incendie

En 1665, Charles affronta une grave crise sanitaire, la grande peste de Londres. Il y eut 7 000 morts dans la seule semaine du 17 septembre[30]. Charles, avec sa famille et la cour, quittèrent Londres en juillet pour Salisbury ; le parlement se rassembla à Oxford[31]. Les diverses tentatives menées par les responsables de la santé de Londres pour endiguer l'épidémie échouèrent et la maladie se propagea rapidement[32].

À la fin de l'épidémie, Londres fut ravagé par un immense incendie qui commença le 2 septembre 1666. Le feu détruisit 13 200 habitations et 87 églises dont la cathédrale Saint-Paul[33]. Charles et son frère Jacques participèrent à la lutte contre l'incendie. Le public accusa des conspirateurs catholiques pour avoir déclenché le feu[34] même si ce dernier avait débuté dans une boulangerie de Pudding Lane[33].

[modifier] Politique étrangère et coloniale

Depuis 1640, le Portugal menait une guerre contre l'Espagne pour obtenir son indépendance après une union dynastique de 60 ans entre les deux couronnes. Le Portugal était soutenu par la France mais le traité des Pyrénées de 1659 mit fin à cette alliance. Au moment de la restauration de Charles II, la reine Louise du Portugal jouait le rôle de régente et elle ouvrit des négociations avec l'Angleterre qui débouchèrent sur une alliance. Le 23 juin 1661, un traité de mariage fut signé et en mai 1662, Charles épousa Catherine de Bragance dans la paroisse de St Thomas près de Portsmouth[3]. La dote de Catherine comprenait les territoires de Tanger et des sept îles de Bombay qui passèrent sous contrôle britannique. Cette dernière possession joua un rôle important dans le développement de l'Empire britannique en Inde. Charles II prit la décision impopulaire de vendre Dunkerque à son cousin germain Louis XIV de France pour environ 375 000 £[35]. Le port de la Manche, bien qu'étant un avant-poste stratégique d'importance, était un fardeau pour les finances limitées de Charles[36].

Avers d'une médaille.
Profil de Charles II sur une médaille de 1667 frappée par John Roettier pour commémorer la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise.

Avant la restauration de Charles, les Actes de Navigation de 1650 avait nui au commerce hollandais en donnant le monopole aux navires anglais et avait entrainé la Première Guerre anglo-néerlandaise (1652-1654). Pour poser les fondations d'un nouveau départ, les émissaires des États généraux du royaume des Pays-Bas arrivèrent à Londres avec des cadeaux sous forme de tableaux[37]. La Deuxième Guerre anglo-néerlandaise (1665-1667) fut déclenchée par les tentatives anglaises de s'emparer des possessions hollandaises en Afrique et en Amérique du Nord. Le conflit commença bien pour les Anglais qui s'emparèrent de Nouvelle-Amsterdam (renommé New York en l'honneur du frère de Charles, Jacques, duc d'York) et remportèrent la bataille de Lowestoft ; les Hollandais lancèrent une attaque surprise contre les Anglais en remontant la Tamise jusqu'au point d'amarrage de la flotte anglaise. Le raid sur la Medway fut l'une des pires défaites de la marine anglaise car tous les navires furent coulés à l'exception du navire-amiral, le Royal Charles, qui fut ramené en trophée aux Pays-Bas[38]. La Deuxième Guerre anglo-néerlandaise se termina par le traité de Bréda de 1667.

À la suite de la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, Charles démisiona Lord Clarendon comme bouc émissaire pour la défaite[39]. Clarendon s'enfuit en France lorsqu'il fut accusé de haute trahison (crime puni de la peine de mort). Le pouvoir passa à cinq politiciens appelés collectivement par l'acronyme saugrenu de la Cabale (anglais : Cabal), Clifford, Arlington, Buckingham, Ashley et Lauderdale. En réalité, le ministère de la Cabale agissait rarement de concert et la cour était souvent divisée entre les factions d'Arlington (qui avait plus souvent l'avantage) et de Buckingham[40].

En 1668, l'Angleterre s'allia avec la Suède et son ancien ennemi, les Pays-Bas, contre la France lors de la Guerre de Dévolution. Louis XIV chercha à signer la paix avec la Triple alliance mais il continua de maintenir ses intentons agressives contre les Pays-Bas. En 1670, Charles II, cherchant à résoudre ses problèmes financiers, accepta de signer le traité de Douvres, par lequel Louis XIV lui paierait un tribut de 160 000 £ par an. En échange, Charles fournirait des troupes à Louis XIV et se convertirait au catholicisme "dés que la richesse du royaume le permettrait[41]". Louis XIX était d'accord pour lui prêter 6 000 hommes afin de réprimer ceux qui s'opposeraient à la conversion. Charles fit tout son possible pour que le traité, et en particulier la clause de conversion, reste secrète[42]. On ne sait pas exactement si Charles avait sérieusement l'intention de se convertir[20].

Dans le même temps, par une série de cinq chartes, Charles accorda à la Compagnie anglaise des Indes orientales le droit d'acquérir des territoires, de frapper de la monnaie, de commander des forteresses et des troupes, de former des alliances, de faire la guerre et la paix et d'exercer une juridiction civile et pénale sur les possessions indiennes[43]. Plus tôt en 1668, il loua les îles de Bombay pour la somme de 10 £[44]. Les territoires portugais apportés par la dote de Catherine se révélèrent couteux et Tanger fut abandonné[45].

En 1670, Charles II accorda la contrôle de toute la baie d'Hudson à la Compagnie de la Baie d'Hudson par une charte royale et il nomma ce territoire, la terre de Rupert, d'après son cousin Rupert du Rhin, le premier gouverneur de la compagnie[46].

[modifier] Conflit avec le parlement

Bien qu'étant initialement favorable à la Couronne, le parlement cavalier s'en éloigna du fait des guerres du roi et des politiques religieuses des années 1670. En 1672, Charles délivra la Royal Declaration of Indulgence, dans laquelle il cherchait à suspendre toutes les lois pénales contre les catholiques et les hérétiques. La même année, il soutint ouvertement la France catholique et déclencha la Troisième Guerre anglo-néerlandaise[47].

Le parlement cavalier s'opposa à la Declaration of Indulgence sur des bases constitutionnelles en avançant que le roi n'avait aucun droit à suspendre arbitrairement les lois votées par le parlement. Charles retira la déclaration et il accepta le Test Act qui imposait non seulement aux officiers publics de recevoir l'eucharistie sous la forme prescrite par l'église d'Angleterre[48] mais qu'ils dénoncent également certains enseignements de l'église catholique comme "superstitieux et idolâtres"[49]. Clifford, qui s'était converti au catholicisme, démissionna plutôt que de prêter le serment et il mourut peu après. En 1674, la guerre contre les Pays-Bas étaient au point mort et le parlement cavalier refusa d'accorder plus de fonds ; Charles dut donc signer la paix. Le pouvoir de la Cabale s'affaiblit et celui du remplaçant d'Osborne, Lord Danby grandit.

Charles accepte un ananas des mains d'un homme à genoux en face d'un grand manoir.
Charles II se fait offrir le premier ananas cultivé en Angleterre par son jardinier John Rose, peinture d'Hendrick Danckerts.

L'épouse de Charles, la reine Catherine, était incapable de produire un héritier ; ses quatre grossesses en 1662, en février 1666, en mai 1668 et en juin 1669 se terminèrent en fausses couches et en mortinatalités[3]. L'héritier présomptif de Charles était donc son frère catholique impopulaire, Jacques, duc d'York. En partie pour apaiser les peurs populaires que la famille royale était trop catholique, Charles accepta que la fille de Jacques, Marie, épouse le protestant Guillaume d'Orange[50]. En 1678, Titus Oates, qui avait été alternativement un prêtre anglican et jésuite, avertit d'un faux "complot papiste" visant à assassiner le roi et accusa même la reine de complicité. Charles ne croyait pas dans ces allégations mais il demanda à son ministre Lord Danby d'enquêter. Si Lord Danby semblait être très sceptique vis-à-vis des revendications de Oates, le parlement cavalier les prit au sérieux[51]. Le peuple fut prit d'une hystérie anti-catholique[52] ; les juges et les jurys dans tout le pays condamnèrent les prétendus conspirateurs et de nombreux individus furent exécutés[53].

Plus tard en 1678, Lord Danby fut accusé de haute trahison par la Chambre des Communes. Bien qu'une grande partie de la nation cherchait la guerre avec la France catholique, Charles avait secrètement négocié avec Louis XIV pour obtenir un accord par lequel l'Angleterre resterait neutre en échange d'argent. Lord Danby avait publiquement déclaré qu'il était hostile à la France mais avait avec réserve accepté de suivre les souhaits de Charles. Malheureusement pour lui, la Chambre des Communes ne le considérait pas comme un participant réticent au scandale mais pensait qu'il était l'auteur de l'accord avec la France. Pour sauver Lord Danby d'un procès en haute trahison, Charles dissout le parlement cavalier en janvier 1679[54].

Le nouveau parlement anglais, qui se rassembla en mars de la même année, était assez hostile envers Charles. De nombreux membres avait peur qu'il n'utilise l'armée de métier pour réprimer ses opposants et imposer le catholicisme. Cependant les fonds votés par le parlement étaient insuffisants et Charles fut obligé de dissoudre l'armée. Ayant perdu le soutien du parlement, Lord Danby démissionna de son poste de Lord Trésorier mais reçut la grâce du roi. En défi de la volonté royale, la Chambre des Communes déclara que la dissolution du parlement n'avait pas interrompu l'accusation de haute trahison et que la grâce était donc invalide. Lorsque la Chambre des Lords tenta d'imposer l'exil, une punition jugée trop douce par la Chambre des Communes, la procédure en haute trahison bloqua entre les deux Chambres. Comme il dut le faire de nombreuses fois durant son règne, Charles se soumit aux volontés de ses opposants en envoyant Lord Danby à la tour de Londres. Il y sera détenu durant cinq années[55].

[modifier] Dernières années

Charles dut affronter une tempête politique au sujet de sa succession. La perspective d'un monarque catholique était véhément rejetée par Anthony Ashley-Cooper (1er comte de Shaftesbury) (ancien Baron Ashley et membre de la Cabale tombé en disgrâce en 1673). Le pouvoir de Shaftsbury fut renforcé lorsque la Chambre des Communes vota l'Exclusion Bill en 1679 qui cherchait à exclure le duc d'York de la succession au trône. Certains pensèrent même confier la Couronne au duc de Monmouth protestant, le plus âgé des enfants illégitimes de Charles. Les Abhorrers qui abhorraient l'Exclusion Bill furent nommés Tories (d'après le surnom donné aux bandits catholiques irlandais), tandis que les Petitioners qui soutenaient une pétition en faveur de l'Exclusion Bill furent appelés Whigs (d'après le surnom donné aux rebelles écossais presbytériens[56].

Pièce d'argent
Pièce à l'effigie de Charles II de 1683. L'inscription indique CAROLUS II DEI GRATIA (Charles II par la grâce de Dieu).

Craignant le vote de l'Exclusion Bill et renforcé par des acquittements lors du procès du Complot Papiste semblant indiquer un sentiment populaire plus favorable envers le catholicisme, Charles dissout le parlement anglais pour la deuxième fois de l'année à l'été 1679. Les espoirs de Charles pour obtenir un parlement plus modéré ne furent pas remplis et quelques mois plus tard, il redissout le parlement après qu'il eut cherché à faire passer l'Exclusion Bill. Lorsque le nouveau parlement se rassembla à Oxford en mars 1681, Charles le dissout pour une quatrième fois après seulement quelques jours[57]. Durant les années 1680, cependant, le soutien populaire pour l'Exclusion Bill s'affaiblit et Charles connut une hausse de popularité à l'échelle nationale car de nombreux sujets considéraient que le parlement était trop combatif. Lord Shaftesbury fut accusé de trahison et il s'enfuit en Hollande où il mourut en 1683. Charles gouverna seul sans le parlement jusqu'à la fin de son règne[58].

L'opposition de Charles à l'Exclusion Bill irrita certains protestants. Les conspirateurs protestants organisèrent le Complot de Rye-House visant à assassiner le roi et le duc d'York lorsqu'il retourneraient à Londres après des courses hippiques à Newmarket. Un grand incendie détruisit cependant les logements de Charles à Newmarket, ce qui l'obligea à rentrer à Londres plus tôt et il échappa à l'attentat. Les nouvelles du complot raté se répandirent[59] et il fut révélé que des politiciens protestants comme Lord Essex, Algernon Sydney, Lord William Russell et le duc de Monmouth étaient impliqués dans le complot. Lord Essex se trancha la gorge alors qu'il était emprisonné à la tour de Londres ; Sydney et Russell furent exécutés pour haute trahison malgré des preuves très fragiles et le duc de Monmouth fut envoyé en exil à la cour de Guillaume d'Orange. Lord Danby et les lords catholiques survivants détenus à la tour furent relâchés et le frère catholique du roi, Jacques, vit son influence accrue à la cour[60]. Titus Oates fut condamné pour diffamation et enfermé[61].

Charles souffrit d'une crise d'apoplexie le matin du 2 février 1685 et il mourut le 6 février à 11 h 45 à l'age de 54 ans au palais de Whitehall. Les symptômes de sa dernière maladie étaient similaires à ceux d'une urémie, une maladie liée à un dysfonctionnement des reins[62]. Sur son lit de mort, Charles demanda à son frère, Jacques, de s'occuper de ses maitresses : "Soit aimable avec la duchesse de Portsmouth et ne laisse pas Nell Gwynne mourir de faim[63]" et il dit à ses courtisans : "Je suis désolé, messieurs, de mourir maintenant[64]". Le dernier soir de sa vie, il se convertit au catholicisme, même si l'étendue de son engagement et de sa conscience reste incertaine[65]. Il fut inhumé à l'abbaye de Westminster "sans cérémonie extravagante[64]" le 14 février[66] et son frère Jacques monta sur le trône en tant que Jacques II d'Angleterre et d'Irlande et Jacques VII d'Écosse.

[modifier] Postérité et héritage

Statue de Charles II en César romain dans le parc du parlement d'Édimbourg construite en 1685.
Statue dorée
Une statue de 1676 de Charles II portant une toge romaine réalisée par Grinling Gibbons se trouvant dans l'hôpital royal de Chelsea depuis 1692.

Charles n'eut aucun enfant légitime mais il en reconnut une douzaine issues de sept maitresses[67] dont cinq avec Barbara Palmer pour laquelle le titre de duchesse de Cleveland fut créé. Ses autres maitresses incluaient Mary Moll Davis, Nell Gwynne, Elizabeth Killigrew, Catherine Pegge, Lucy Walter et la duchesse de Portsmouth. Le public était mécontent de payer des taxes pour entretenir ces maitresses et ces enfants[68] dont de nombreux reçurent des titres de noblesse. Les actuels ducs de Buccleuch, de Richmond, de Grafton et de Saint-Albans descendent en ligne mâle directe de Charles[69]. La princesse Diana descendait de deux fils illégitimes de Charles, Henri FitzRoy et Charles Lennox. Le fils de Diana, William de Cambridge, deuxième dans la ligne de succession au trône britannique, sera probablement le premier monarque descendant de Charles II.

Le fils ainé de Charles, James Scott, mena un soulevement contre Jacques II mais il fut battu à la Bataille de Sedgemoor le 6 juillet 1685, capturé et exécuté. Jacques II fut finalement renversé en 1688 au cours de la Glorieuse Révolution. Il fut le dernier monarque catholique de Grande-Bretagne.

Concernant le règne de Charles, les Tories tendent à le considérer comme un monarque bienveillant tandis que les Whigs le voient comme un terrible despote. Il est aujourd'hui possible d'évaluer Charles de manière impartiale et il est plus considéré comme une "adorable crapule" selon les mots de son contemporain John Evelyn : "Un prince doté de nombreuses vertus et de nombreuses imperfections, débonnaire, facile d'accès, ni sanglant, ni cruel[70]". John Wilmot (2e comte de Rochester) écrivit plus lubriquement :

« Sans répis il passe d'une putain à une autre
Un monarque joyeux, scandaleux et pauvre[71]. »

Charles, un mécène des arts et des sciences, fonda l'Observatoire royal et il soutint la Royal Society, un groupe scientifique dont les membres incluaient Robert Hooke, Robert Boyle et Sir Isaac Newton. Charles était le mécène personnel de Sir Christopher Wren, l'architecte qui aida à reconstruire Londres après le Grand incendie et construisit l'Hôpital royal de Chelsea où Charles fonda un hôtel pour les vétérans en 1682.

L'anniversaire de la Restauration anglaise (également l'anniversaire de Charles), le 29 mai, était appelé l'Oak Apple Day en Angleterre jusqu'au milieu du XIXe siècle en référence au Chêne Royal dans lequel Charles s'était caché pour éviter la capture par les troupes d'Oliver Cromwell. Les célébrations traditionnelles impliquaient le port de feuilles de chêne mais cette fête a maintenant disparue[72]. Charles II est commémoré par des statues dans Soho Square à Londres[73], dans le parc du parlement d'Édimbourg et près du portail sud de la cathédrale de Lichfield.

Charles II a représenté à l'écran par :

[modifier] Titres et armoiries

  • 29 mai 1630 - mai 1638: Le Duc de Cornouailles
  • mai 1638 - 30 janvier 1649: Le Prince de Galles
  • 30 janvier 1649 - 6 février 1685: Sa Majesté Le Roi
    • En Écosse : Sa Grâce Le Roi

Son titre complet officiel de Charles II était "Charles le Second, par la Grâce de Dieu, Roi d'Angleterre, d'Écosse, de France et d'Irlande, Défenseur de la Foi, etc.[74]". Il fut également chavalier de l'Ordre de la Jarretière à partir du 21 mai 1638. Les revendications sur le trone de France n'étaient que symboliques et avaient été invoquées par tous les rois d'Angleterre depuis Édouard III, peu importe la quantité de territoires français contrôlés.

En tant que prince de Galles, les armoiries de Charles étaient les armoiries royales (qu'il hérita par la suite), différenciées par un lambel de trois points d'argent[75]. Ses armoiries en tant que monarque étaient : Écartelé, 1 et 4, trois fleurs de lys or sur fond azur (qui est France) et trois lions en pal or (qui est Angleterre), au 2, d'or, au lion de gueules, au double trescheur fleuronné et contre-fleuronné du même (qui est Écosse), au 3, d'azur, à la harpe d'or, cordée d'argent (qui est Irlande).

[modifier] Descendance

Avec Marguerite ou Margaret de Carteret

  1. Les lettres avançant qu'elle a accouché d'un fils appelé James de la Cloche étant le fils de Charles II en 1646 sont rejetées par les historiens comme étant des faux[76].

Avec Lucy Walter (c.1630-1658)

  1. James Crofts puis Scott (1649-1685), fait duc de Monmouth en 1663 en Angleterre et duc de Buccleuch en 1663 en Écosse. Il est l'ancêtre de Sarah Ferguson, duchesse d'York. Monmouth est né neuf mois après la première rencontre de Walter et de Charles II mais Jacques II suggéra qu'il était le fils d'un autre de ses amants, le colonel Robert Sidney, plutôt que Charles II. Lucy Walter eut une fille, Mary Crofts, née après Jacques en 1651 mais Charles II n'était pas le père car il s'était séparé de Walter en septembre 1649[3].

Avec Elizabeth Killigrew (1622-1680), fille de Sir Robert Killigrew, qui épousa Francis Boyle, en 1660

  1. Charlotte Jemima Henrietta Maria FitzRoy (1650-1684), qui épousa James Howard puis William Paston

Avec Catherine Pegge

  1. Charles FitzCharles (1657-1680), surnommé "Don Carlo" fait comte de Plymouth en 1675
  2. Catherine FitzCharles (née en 1658; elle mourut jeune ou devint une nonne à Dunkerque)[77]

Avec Barbara Palmer née Villiers (1641-1709), épouse de Roger Palmer ; faite duchesse de Cleveland

  1. Anne Palmer Fitzroy (1661-1722), épousa Thomas Lennard. Elle était peut-être la fille de Roger Palmer mais Charles la reconnut[78].
  2. Charles Fitzroy (1662-1730), fait duc de Southampton en 1675 puis duc de Cleveland en 1709.
  3. Henry Fitzroy (1663-1690), fait comte d'Euston en 1672 et duc de Grafton en 1675, il est également l'ancêtre de Diana, princesse de Galles.
  4. Charlotte Fitzroy (1664-1717), épousa Edward Lee, comte de Lichfield.
  5. George Fitzroy (1665-1716), fait comte de Northumberland en 1674 et duc de Northumberland en 1678.
  6. Barbara Fitzroy (1672-1737), elle était probablement la fille de John Churchill, plus tard duc de Marlborough, qui était l'un des autres amants de Palmer[79] et elle ne fut jamais reconnue par Charles II comme sa propre fille[80].

Avec Nell Gwyn (1650-1687)

  1. Charles Beauclerk (1670-1726) fait duc de Saint-Albans en 1684.
  2. James Beauclerk (1671-1680)

Avec Louise Renée de Penancoët de Keroual (1649-1734), faite duchesse de Portsmouth en 1673

  1. Charles Lennox (1672-1723), fait duc de Richmond en 1675 en England et duc de Lennox en 1675 en Écosse. Il est l'ancêtre de Diana, princesse de Galles, de Camilla, duchesse de Cornouailles et de Sarah, duchesse d'York.

Avec Mary 'Moll' Davis, courtisane et actrice réputée[81]

  1. Mary Tudor (1673-1726), épousa Edward Radclyffe ; après la mort d'Edward, elle se maria avec Henry Graham et à sa mort, elle épousa James Rooke.

Autres maitresses probables :

  1. Christabella Wyndham[82]
  2. Hortense Mancini, duchesse de Mazarin[83]
  3. Winifred Wells - dame d'honneur de la reine[84]
  4. Jane Roberts - fille d'un ecclésiastique[84]
  5. Elizabeth Berkeley, née Bagot -veuve de Charles Berkeley, 1er comte de Falmouth[84][85]
  6. Elizabeth Fitzgerald, comtesse de Kildare[84]

[modifier] Ascendance

Ascendance de Charles II
Charles II Père : Charles Ier d'Angleterre Grand-père paternel : Jacques Ier d'Angleterre Arrière-grand-père paternel : Lord Darnley
Arrière-grand-mère paternelle : Marie Ire d'Écosse
Grand-mère paternelle : Anne de Danemark Arrière-grand-père paternel : Frédéric II de Danemark
Arrière-grand-mère paternelle : Sophie de Mecklembourg-Gustrow
Mère : Henriette de France Grand-père maternel : Henri IV de France Arrière-grand-père maternel : Antoine de Bourbon
Arrière-grand-mère maternelle : Jeanne de Navarre
Grand-mère maternelle : Marie de Médicis Arrière-grand-père maternel : François Ier de Médicis
Arrière-grand-mère maternelle : Jeanne d'Autriche

[modifier] Références

  1. La date traditionnelle de la Restauration est marquée par le premmier rassemblement du roi et du parlement depuis l'abolition de la monarchie en 1649. Le parlement anglais reconnut à l'unanimité Charles comme le nouveau roi d'Angleterre le 2 mai 1660 et il fut proclamé roi à Londres le 8 mai mais les royalistes le considéraient comme tel depuis l'éxécution de son père le 30 janvier 1649. Durant le règne de Charles, tous les documents officieles étaient datés comme si son règne avait commené à la mort de son père.
  2. Les dates sont données dans le calendrier julien, qui resta en usage en Angleterre jusqu'en 1752, où il fut remplacé par le calendrier grégorien.
  3. a, b, c, d et e (en) Alison Weir, Britain's Royal Families: The Complete Genealogy, Revised edition, Random House, 1996 (ISBN 0-7126-7448-9), p. 255-257 
  4. Fraser, p.13 et Hutton, pp.1-4
  5. Fraser, p.32 et Hutton, pp.6-7
  6. Fraser, pp.38-45 et Miller, Charles II p.6
  7. Fraser, pp.55-56
  8. Fraser, pp.57-60
  9. Fraser, pp.65-66, 155, Hutton, p.26, et Miller, Charles II p.5
  10. Fraser, p.97 et Hutton, p.53
  11. Fraser, pp.96-97 et Hutton, pp.56-57
  12. Fraser, pp.98-128 et Hutton, pp.53-69
  13. 1 000 £ étaient également une somme colossale qui représentait plus d'une vie de salaire pour un travailleur de base. (Fraser, p.117)
  14. Hutton, pp.74-112
  15. Fraser, p. 21
  16. Fraser, pp.160-165
  17. Diary of Samuel Pepys, 16 March 1660
  18. a et b Miller, Charles II pp.24-25
  19. Hutton, p.131
  20. a et b Seaward, Paul (September 2004; online edn, January 2008) "Charles II (1630-1685)", Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, doi:10.1093/ref:odnb/5144, consulté le 19 avril 2010 (inscription nécessaire)
  21. Fraser, p.190
  22. (en) Charles II (r. 1660-1685), Official website of the British Monarchy [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)] 
  23. Fraser, p.185
  24. Fraser, pp.210-202, Hutton, pp.155-156 et Miller, Charles II pp.43-44
  25. (en) A. Keay, The Crown Jewels, Historic Royal Palaces, 2002 (ISBN 1-873993-20-X) 
  26. Hutton, p.169
  27. Hutton, p.229
  28. Hutton, p.185
  29. Papers of Thomas Hearne (17 November 1706) cité dans Doble, C. E. (editor) (1885) Remarks and Collections of Thomas Hearne Volume 1, Oxford: Clarendon Press for the Oxford Historical Society, p. 308
  30. Fraser, p.238
  31. Miller, Charles II p.120
  32. (en) Defoe, Daniel, History of the Plague in England, New York, American Book Company, 1894 [lire en ligne] 
  33. a et b (en) Stephen Porter, The great fire of London, Oxford University Press, January 2007 [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)]  (inscription nécessaire)
  34. Fraser, pp.243-247 et Miller, Charles II pp.121-122
  35. Miller, Charles II pp.93, 99
  36. Il coutait 372 000 £ au Trésor chaque année. (Hutton, p.184).
  37. Israel, J.I., The Dutch Republic; Its rise, greatness, and fall 1477-1806 (Oxford 1998), p. 749-750.
  38. La figure de proue du navire est exposée au Rijksmuseum Amsterdam.
  39. Hutton, pp.250-251
  40. Hutton, p.254 et Miller, Charles II p.175-176
  41. Fraser, p.275
  42. Fraser, p.275-276 and Miller, Charles II p.180
  43. "East India Company" (1911). Encyclopædia Britannica 1911, Volume 8, p.835
  44. (en) Bombay: History of a City, The British Library Board [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)] 
  45. Hutton, p.426
  46. (en) The Royal Charter of the Hudson's Bay Company, Hudson's Bay Company [lire en ligne (page consultée le 14 December 2010)] 
  47. Fraser, pp.305-308 et Hutton, pp.284-285
  48. (en) Raithby, John (ed.), Charles II, 1672: An Act for preventing Dangers which may happen from Popish Recusants, 1819 [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)], p. 782-785 
  49. (en) Raithby, John (ed.), Charles II, 1678: (Stat. 2.) An Act for the more effectuall preserving the Kings Person and Government by disableing Papists from sitting in either House of Parlyament, 1819 [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)], p. 894-896 
  50. Fraser, pp.347-348 et Hutton, pp.345-346
  51. Hutton, pp.359-362
  52. Fraser, p.360
  53. Fraser, p.375
  54. Miller, Charles II pp.278, 301-304
  55. Hutton, pp.367-374 et Miller, Charles II pp.306-309
  56. Hutton, pp. 373, 377, 391 et Miller, Charles II pp.310-320
  57. Hutton, pp.376-401 et Miller Charles II pp.314-345
  58. Hutton, pp.430-441
  59. Fraser, p.426
  60. Hutton, pp.420-423 et Miller Charles II pp.366-368
  61. Fraser, p.437
  62. Fraser, p.450 et Hutton, p.443
  63. Fraser, p.456
  64. a et b Bryant, Mark (2001). Private Lives. London: Cassell. ISBN 0-304-35758-8 p.73
  65. Hutton, pp.443 et 456
  66. Fraser, p.459
  67. Fraser, p.411
  68. Hutton, p.338
  69. Fraser, p.413
  70. Miller, Charles II pp.382-383
  71. cité dans Miller, Charles II p.95
  72. Fraser, p.118
  73. (en) Soho Square Area: Portland Estate: Soho Square Garden, 1966 [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)], p. Volumes 33 and 34, pp.51-53 
  74. Guinness Book of Answers (1991), p. 708
  75. (en) Velde, François, Marks of Cadency in the British Royal Family, Heraldica, 19 April 2008 [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)] 
  76. Fraser, pp.43-44 and Hutton, p.25
  77. Hutton, p.125
  78. (en) Cokayne, George E., The Complete Peerage, London, St. Catherine Press, 1926, « Appendix F. Bastards of Charles II », p. Volume VI, pp.706-708 
  79. Miller, Charles II pp.97, 123
  80. Fraser, pp.65 and 286
  81. Fraser, p.287
  82. Fraser, p.37 and Miller, Charles II p.5
  83. Fraser, pp.341-342, Hutton, p.336 and Miller, Charles II p.228
  84. a, b, c et d Fraser, p.285 and Hutton, p.262
  85. (en) Melville, Lewis, The Windsor Beauties: Ladies of the Court of Charles II, Loving Healing Press, 2005 (ISBN 1-932690-13-1) [lire en ligne (page consultée le 19 April 2010)] 


[modifier] Bibliographie

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Charles II (r. 1660-1685), Site officiel de la monarchie britannique [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2010)] 
  • (fr) Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Charles II d'Angleterre » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878  (Wikisource)
  • (en) Fraser, Antonia, King Charles II, London, Weidenfeld and Nicolson, 1979 (ISBN 0-297-77571-5) 
  • (en) Harris, Tim, Restoration: Charles II and his kingdoms, 1660-1685, London, Allen Lane, 2005 (ISBN 0-7139-9191-7) 
  • (en) Hutton, Ronald, Charles II: King of England, Scotland, and Ireland, Oxford (England), Clarendon Press, 1989 (ISBN 0-19-822911-9) 
  • (en) Keay, Anna, The Magnificent Monarch: Charles II and the Ceremonies of Power, London, Hambledon Continuum, 2008 (ISBN 978-1-84725-225-8) 
  • (en) Kenyon, J. P., Review Article: The Reign of Charles II, vol. XIII, 1957, p. 82-86 
  • (en) Miller, John, Charles II, London, Weidenfeld and Nicolson, 1991 (ISBN 0-297-81214-9) 
  • (en) Miller, John, Restoration England: the reign of Charles II, London, Longman, 1985 (ISBN 0-582-35396-3) 
  • (en) Seaward, Paul (September 2004; online edn, January 2008) "Charles II (1630-1685)", Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, doi:10.1093/ref:odnb/5144, consulté le 19 avril 2010 (inscription nécessaire)

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