Charles Hindelang

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Charles Hindelang, patriote canadien de 1838-1839, (29 mars 181015 février 1839) était un militaire né en France ayant combattu pour l'indépendance du Bas-Canada (aujourd'hui le Québec). Pour ces actions, il fut pendu par les autorités britanniques. Né à Paris, sa famille était d'origine suisse et il était calviniste.

Hindelang prit part à la Révolution de juillet, durant laquelle il devint officier. Il déclara qu'il était venu en Amérique pour faire commerce à la demande de ses parents. Cela fut toutefois contredit par P. H. Touvrey, un compatriote d'Hindelang présent pendant les Rébellions du Bas-Canada, qui dit qu'Hindelang était venu spécifiquement pour joindre les-dites Rébellions[1]. Recruté par Ludger Duvernay aux États-Unis, il arriva au Bas-Canada le 4 novembre 1838. Pendant la rébellion de 1838, il lutta à la dernière bataille du conflit, la Bataille d'Odelltown du côté des Patriotes. Les Patriotes y furent défaits.

Hindelang fut appréhendé peu après, alors qu'il tentait de s'échapper aux États-Unis, et fut condamné à mort. Il fut pendu le 15 février 1839 à la Prison du Pied-du-Courant à Montréal à l'âge de 28 ans, un mois avant son 29e anniversaire, avec des gens tels que le Patriote François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier. Devant la foule, avant l'exécution, il lança: « La cause pour laquelle on me sacrifie est noble et grande [...] Canadiens, mon dernier adieu est le vieux cri de la France: Vive la liberté! »[2] Son personnage joue un rôle dans le film de Pierre Falardeau, 15 février 1839, au sujet de l'incarcération et l'exécution des Patriotes.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. "HINDELANG, CHARLES (+1839)" à Les Patriotes de 1837@1838
  2. "On a choisi le meilleur" par Jean-Claude Germain, L'aut'journal, n.196, février 2001

Voir aussi[modifier | modifier le code]