Charles Garnier (architecte)

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Charles Garnier
Caricature parue en 1875 dans Le Trombinoscope de Touchatout.

Jean-Louis-Charles Garnier, né à Paris le 6 novembre 1825 et mort à Paris le 3 août 1898, est un architecte français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Les légendes concernant son lieu de naissance et ses origines familiales furent nombreuses et tenaces. Ainsi, Charles Garnier naquit le 6 novembre 1825 non pas à Saint-Calais (Sarthe) comme l'a voulu une tradition écrite, mais à Paris, rue Mouffetard, dans l'actuel 5e arrondissement. (Cette confusion est due au fait que, enfant, il venait régulièrement passer ses vacances chez sa grand-mère installée à Saint-Calais qui y acquit deux maisons et un jardin situés proche de l'église, vers 1838). Des amis intimes de Charles Garnier diffusèrent l'idée qu'il était issu d'une famille pauvre. En réalité, son père d'origine sarthoise, s'était installé à Paris après avoir été forgeron, puis carrossier-charron ; il y monta une entreprise de location de voitures hippomobiles. En 1824, il s'était marié à Félicie Colle, fille d'un capitaine de l'Empire.

Après sa communion, Charles Garnier est envoyé dans un institut de Bellême (Orne), tenu par un ami de la famille, afin de parachever son éducation. De retour à Paris en 1838, il poursuit ses études scolaires puis prend des cours à l'école de dessin de la rue Racine. Comme beaucoup d'élèves-architectes du XIXe siècle, la formation de Charles Garnier passe obligatoirement par l'enseignement dispensé dans les ateliers d'architectes. Il travaille dans l'atelier de J.-A. Léveil, mais ce dernier, criblé de dettes, est contraint de fermer son atelier. Après ce court passage de quelques mois, le jeune élève est formé successivement chez Louis-Hippolyte Lebas et Jules André. Il reçoit d'autre part un enseignement complémentaire à l'École des beaux-arts située rue Bonaparte à partir de 1842 ; il obtient le premier grand prix de Rome d'architecture en 1848. Le sujet de l'épreuve finale s'intitulait : « Un conservatoire des arts et métiers, avec galerie d'expositions pour les produits de l'industrie ».

Il fut pensionnaire de l'Académie de France à Rome du 17 janvier au 31 décembre 1849 et effectua un long voyage en Grèce qui lui fournit le sujet de son envoi de quatrième année, présenté au Salon en 1853. Il visita la Grèce avec Edmond About et Constantinople avec Théophile Gautier et choisit de réaliser le relevé du temple d'Athéna Aphaïa à Égine où il insista sur la polychromie.

Il fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1874.

[modifier] Principales réalisations

[modifier] En France

Le Palais Garnier en hiver
Le casino de Monte-Carlo
À Paris 
En province 

[modifier] À l'étranger

À Monaco 
À Bordighera (Italie
  • L'église de Terrasanta
  • L'école communale, devenue la mairie de la ville
  • La Villa Bischoffsheim, devenue Villa Etelinda
  • La Villa Garnier (1872)
  • La Villa Studio.

[modifier] Citations

  • En 1851, alors qu'il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome et à l'occasion d'un voyage à Athènes, Garnier s'exclame en découvrant le Parthénon : « Il n'y a pas à choisir entre les arts, il faut être Dieu ou architecte. »
  • « Les ingénieurs ont de fréquentes occasions d'employer le fer en grandes parties, et c'est sur cette matière que plus d'un fonde l'espoir d'une architecture nouvelle. Je lui dis tout de suite, c'est là une erreur. Le fer est un moyen, ce ne sera jamais un principe. »

[modifier] Sources

  • Isabelle Léone-Robin, « Un architecte du Second Empire - Charles Garnier (1825-1898) », in Revue historique et archéologique du Maine, Le Mans, 1998, p. 201-224.

[modifier] Liens externes

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