Charles Desvergnes

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Signature de Charles Desvergnes

Charles Desvergnes est un sculpteur français né le 18 août 1860 à Bellegarde (Loiret) et mort en 1929 à Meudon (Hauts-de-Seine).

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue de Jeanne d'Arc par Desvergnes conservée dans la tour Saint-Paul à Orléans.

Il naquit dans un milieu d’artisans, son père étant boulanger. C’est en aidant celui-ci dans la boulangerie familiale que le jeune Charles réalisa ses premiers sujets : la pâte à pain prenait entre ses doigts des formes de fleurs, d’oiseaux et des formes humaines.

Grâce à ces premières œuvres, il se fit remarquer par le châtelain local, Charles Galopin qui, trouvant du talent au jeune garçon, le présenta au sculpteur parisien Chapu. Il reçut également le soutien du directeur du Musée des beaux-arts d'Orléans, Eudoxe Marcille.

À 15 ans, il passa le concours d’admission à l'École des beaux-arts de Paris où il fut reçu premier. Le Conseil général du Loiret et sa ville natale financèrent ses années d'études et son hébergement dans un patronage catholique. Il gagna par la suite de nombreux prix.

Se conformant aux usages du temps, le jeune homme se présenta au prix de Rome à partir de 1879. Il obtint finalement le deuxième prix en 1887. En 1889, il reçut le Premier Prix de Rome de Sculpture avec son haut-relief, Le Retour de l'enfant prodigue. Charles Desvergnes put ainsi intégrer la Villa Médicis à Rome où il étudia la sculpture pendant cinq ans.

Revenu à Paris, il s'installa rue de Vaugirard et participa à plusieurs concours pour la décoration d’édifices publics commandés par l'État, les municipalités et les évêchés : frontons du Petit Palais, monuments aux morts privés ou collectifs, décorations d’autels. En 1898 il réalisa le Monument commémoratif du combat des Aydes au faubourg Bannier d'Orléans, inauguré le 7 mai 1899.

En 1902, le monument de Melun lui valut la Légion d'honneur. Il érigea parallèlement de nombreuses œuvres commémoratives : les hommages à Jean de Meung (Meung-sur-Loire) et au docteur Duchenne (Paris et Boulogne) restent les plus connues.

La célébrité lui vint cependant de ses diverses Jeanne d’Arc, dont le premier modèle eut un succès particulier, relayé par un accord commercial avec la maison Marcel Marron d'Orléans.

Il ouvrit alors un atelier sur les hauts de Meudon, s'entoura de collaborateurs et d’ouvriers.

La Première Guerre mondiale et ses tragiques hécatombes lui permirent de proposer, toujours grâce à son éditeur Marron, plusieurs modèles de monuments aux morts, déclinés en toutes tailles et matériaux, destinés à l’intérieur ou à l’extérieur des églises, avec ou sans Jeanne d'Arc. La dernière commande importante, le Monument expiatoire pour la cathédrale de Beauvais, fut terminée par l’atelier après la mort du maître.

Charles Desvergnes s’inspirera tout au long de sa carrière de thèmes multiples : bustes, statues en pied mais aussi fontaines, vases, monuments, Vierge et surtout Jeanne d'Arc, qu’il exécuta par dizaines.

Un exemplaire de la Jeanne d'Arc de Charles Desvergnes, ici en la cathédrale Sainte-Marie d'Auch.

Au faîte de sa notoriété, il offrit à Bellegarde, sa ville natale, une collection de sculptures inaugurée en 1912 et aujourd'hui située dans le Pavillon d’Antin de la Ville[1].

Il mourut en 1928.

Postérité[modifier | modifier le code]

Il a donné son nom à une rue de Meudon dans les Hauts-de-Seine ainsi qu'au collège de sa ville natale.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Collection de sculptures Charles Desvergnes, Bellegarde

Lien externe[modifier | modifier le code]

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