Charles Cotin

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Charles Cotin

alt=Description de l'image Charles Cotin (1604-1681).jpg.
Activités prédicateur
Naissance 1604
Paris (France)
Décès 1682
à Paris (France)
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

  • La Jérusalem désolée, ou Méditation sur les leçons de Ténèbres (1634) ;
  • Recueil des énigmes de ce temps (1646). Réédition : 2003 ;
  • Théoclée, ou la Vraye philosophie des principes du monde (1646)
  • Nouveau Recueil de divers rondeaux (1650)
  • Traité de l'âme immortelle (1655)* Traité de l'âme immortelle (1655)
  • Œuvres meslées, contenant : énigmes, odes, sonnets et épigrammes (1659)
  • La pastorale sacrée, ou Paraphrase du Cantique des Cantiques selon la lettre (1660)
  • Oraison funèbre pour messire Abel Servien, ministre d'État et surintendant des finances (1659)

Compléments

Charles Cotin, dit l'abbé Cotin, né vers 1604 à Paris où il est mort en 1682, est un homme d'Église et poète français.

Prédicateur et aumônier du roi, il se fit de son temps une assez grande réputation par ses sermons, ses poésies et son érudition, et fut admis à l'Académie française le 7 janvier 1655. Latiniste, helléniste, hébraïste et auteur de nombreuses poésies, il a aussi écrits des ouvrages théologiques.

Sa traduction du Cantique des Cantiques évoque plus la galanterie en usage dans les salons littéraires qu'il fréquentait que la poésie sacrée. Il est connu pour avoir violemment critiqué les Satires de Boileau qui lui rendait bien. Molière a fait de lui le personnage de Trissotin dans Les Femmes savantes.

Sonnet[modifier | modifier le code]

Au regne de l'Aurore, à la porte du jour
J'avois parmy les bois ma vie entretenue
Et quoy que ma laideur fut assez reconnue
J'estois la passion des Nymphes d'alentour.
Depuis que j'ay quitté cet aimable sejour
Le luxe me retient, l'avarice me tue,
Et faut qu'incessamment ma tasche continue
Afin de contenter et la ville et la Cour.
Je vieillis tous les ans et je me renouvelle,
Je meurs sans voir ma race : ô Nature cruelle !
Elle m'a fait difforme et mon ouvrage est beau.
Je m'enlace moy-même aux filets de la parque
Et par un sort egal à celuy d'un Monarque
Elle m'ensevelit dans un riche tombeau.
Œuvres meslées (1659)

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Jérusalem désolée, ou Méditation sur les leçons de Ténèbres (1634)
  • Recueil des énigmes de ce temps (1646). Réédition : 2003.
  • Théoclée, ou la Vraye philosophie des principes du monde (1646)
  • Nouveau Recueil de divers rondeaux (1650)
  • Traité de l'âme immortelle (1655)
  • Œuvres meslées, contenant : énigmes, odes, sonnets et épigrammes (1659)
  • La pastorale sacrée, ou Paraphrase du Cantique des Cantiques selon la lettre (1660)
  • Oraison funèbre pour messire Abel Servien, ministre d'État et surintendant des finances (1659)
  • La Ménagerie : à Son Altesse Royale Mademoiselle, satire contre Gilles Ménage (1660)
  • Réflexions sur la conduite du roi (1663)
  • Œuvres galantes en prose et en vers de monsieur Cotin (1663)
  • Odes royales sur les mariages des princesses de Nemours (1665)
  • La Critique désintéressée sur les satyres du temps (1666)
  • Poësies chrestiennes de l'abbé Cotin (1668)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]