Charles Conder

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Portrait de Conder vers 1900

Charles Edward Conder, né le à Tottenham et mort le à l'asile d'Holloway dans la région urbaine de Londres, est un peintre anglais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Conder est le fils d'un ingénieur civil, James Conder, et de son épouse, née Anne Ayres. Il descend en ligne paternelle du sculpteur français, Louis-François Roubiliac. Il passe les années de sa petite enfance aux Indes britanniques, avant la mort de sa mère en 1873. Il rentre ensuite en Angleterre et passe dans plusieurs institutions, dont une pension à Eastbourne, à partir de 1877. Il quitte l'école à quinze ans, et son père, qui ne comprend pas le tempérament artistique de son fils, exige qu'il devienne ingénieur. Il est envoyé à dix-sept ans en Australie à Sydney auprès d'un oncle géomètre-expert en Nouvelle-Galles du Sud, mais le jeune homme, n'aimant pas son travail, préfère dessiner les paysages. Il devient illustrateur en 1886 aux Illustrated Sydney News, où il fait la connaissance d'artistes comme Albert Henry Fullwodd, Frank Mahoney et Benjamin Edwin Minns. Il suit l'enseignement artistique d'Alfred James Daplyn et rejoint la Art Society de Nouvelle-Galles du Sud.

Il déménage en 1888 à Melbourne, où il fait la connaissance d'Arthur Streeton et partage un atelier avec Tom Roberts. Il y passe deux ans, mais mène une vie assez désordonnée. Il rentre en Europe en 1890, se partageant entre l'Angleterre et la France, où il étudie à l'Académie Julian et fait la connaissance de Louis Anquetin, d'Henri de Toulouse-Lautrec qui peint son portrait en 1892.Jacques-Émile Blanche fait aussi son portrait en 1904. Le jeune homme est cependant affecté de graves symptômes, comme le delirium tremens, dus à la syphilis qu'il a contractée en Australie. Il fréquente les cercles bohème de Paris et s'amourache de la baronne de Meyer dont il fait le portrait.

Il épouse en 1902 une veuve fortunée, Stella Maris Bradford (née MacAdams), qui lui apporte la sécurité matérielle. Les œuvres de la fin de sa vie ne sont pas aussi puissantes que celles de sa période australienne.

Il passe les derniers moments de sa vie dans un asile à une trentaine de kilomètres de Londres, à moitié paralysé à cause de sa maladie, dans l'asile de Holloway, qui, malgré son nom, était situé proche de Virginia Water dans le Surrey.

Illustrations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ann Galbally, Charles Conder: The Last Bohemian, Melbourne University Publishing, 2005
  • (en) Frank Gibson, Charles Conder: His Life and Work, Londres, John Lane, The Bodley Lane, 1914, illustré par Campbell Dodgson