Charles Combier

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Charles-Louis Combier (21 juillet 1819, Aubenas - 1er mars 1888, Paris), est un ingénieur et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Inspecteur au corps des ponts et chaussées, il fut élu député de l'Ardèche à l'Assemblée nationale en 1871. Il alla siéger à droite, et se déclara royaliste et catholique. Combier fit partie, au mois d'octobre 1873, du comité des Neuf, chargé de préparer le rétablissement de la monarchie, et fut délégué auprès du comte de Chambord pour traiter des conditions de cette restauration.

Mais c'est surtout par son ardeur à défendre les intérêts religieux que se distingua Combier. Il fut, avec Jean-Baptiste de Belcastel, un des rares représentants qui se firent connaître publiquement comme les signataires de l'adresse au pape (1871) où il était dit : « Les soussignés affirment plus haut que jamais le droit inviolable de Votre Sainteté à la royauté pontificale, œuvre de Dieu. Ils croient fermement au privilège de l'infaillibilité, qui n'a jamais cessé d'appartenir à Pierre, dans la personne de ses successeurs, et dont l'Eglise universelle, par la voix des Pères du Vatican, vient de faire la glorieuse proclamation. » Il appuya la motion de vouer la France au Sacré-cœur, et conseilla, au moment des projets de fusion, de perpétuelles prières : « La cause de la France et de l'Église sont assez unies entre elles, écrivait-il au directeur de l'Association de N.-D. de Salut, pour que nous suivions l'exemple des apôtres et des fidèles qui n'interrompaient point leurs prières pendant que Pierre était en prison. »

Dans l'ordre politique, Combier se signala par la présentation à la commission des Trente d'un système électoral tendant à attribuer au père de famille un nombre de bulletins de vote équivalent au nombre de ses enfants. Inscrit à la réunion des Réservoirs, il signa la proposition des légitimistes pour le rétablissement de la monarchie, et vota : pour la paix, pour les prières publiques, pour l'abrogation des lois d'exil, contre le retour de l'Assemblée à Paris, pour le pouvoir constituant, pour la démission de Thiers, pour le septennat, pour l'état de siège, pour la loi des maires, contre le ministère de Broglie (mai 1874), contre les amendements Wallon et Pascal Duprat et contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

Il fut admis à la retraite, le 12 décembre 1881, comme ingénieur en chef des ponts et chaussées.

Liens externes[modifier | modifier le code]