Charles Christian Lauritsen

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Charles Christian Lauritsen (4 avril 1892 à Holstebro, Danemark - 13 avril 1968 aux États-Unis) est un physicien américain d'origine danoise. Pendant les années 1930, il se distingue en laboratoire. À partir des années 1940, il travaille régulièrement à des programmes de recherche militaires américains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Christian Lauritsen est né en 1892 à Holstebro au Danemark. Il étudie à l'Odense Tekniske Skole. En 1911, il s'enrôle dans l'armée danoise[1]. Pendant la Première Guerre mondiale, bien que le Danemark soit officiellement neutre, Lauritsen émigre aux États-Unis. Avec sa femme Sigrid (née Henriksen) et leur fils, il s'établit en Floride. Après quelques années de conception et d'ingénierie, il s'inscrit à un baccalauréat en physique en 1927 à CalTech à la suite d'une conférence du physicien Robert Andrews Millikan. Il obtient son Ph.D. en 1929 et occupe un poste au sein de la faculté de physique de Caltech en 1930[2]. De 1930 à 1962, il est professeur de physique à la même université[2].

À la fin des années 1920, Millikan et Lauritsen découvrent de façon empirique qu'un électron peut franchir la barrière de potentiel qui entoure le noyau de l'atome (effet tunnel)[3], que Robert Oppenheimer a théorisé en 1926 grâce à la naissante mécanique quantique[4]. Pendant les années 1930, Lauritsen étudie des phénomènes nucléaires à l'aide d'accélérateurs de particules et met au point des techniques médicales[5].

À partir des années 1940, Lauritsen devient de plus en plus engagé dans des programmes de recherches militaires américains[6]. Au début des années 1940, il est responsable du programme national de recherche sur les roquettes et les missiles américains[7]. En 1943, pour le compte de l'United States Navy, il détermine en compagnie d'un collègue l'emplacement du futur Naval Air Weapons Station China Lake, un site d'essais militaires [8]. En 1944, pendant le projet Manhattan, il étudie les détonateurs nécessaires à la mise à feu synchronisée des lentilles explosives des futures bombes atomiques américaines[9].

Ensuite, il participe à différents programmes militaires classés secret défense.

Il meurt le 13 avril 1968 des suites d'un cancer.

Lauritsen a publié une centaine d'articles scientifiques, toujours en collaboration[10].

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Array of Contemporary American Physicists, « Charles Lauritsen », AIP,‎ 2013 (consulté le 9 septembre 2013)
  2. a et b (en) Online Archive of California, « Guide to the Papers of Charles Christian Lauritsen, 1927-1977 », The Regents of The University of California,‎ 2013 (consulté le 9 septembre 2013)
  3. Oppenheimer et al. 1984, p. 173.
  4. Rival 1995, p. 50-51.
  5. Fowler 1975, p. 223-229.
  6. Fowler 1975, p. 229-232.
  7. Rival 1995, p. 111.
  8. (en) Weapons Division PAO, « About China Lake », U.S. Navy,‎ septembre 2013 (consulté le 9 septembre 2013)
  9. Rival 1995, p. 158-159.
  10. Fowler 1975, p. 232-239.
  11. a, b, c, d et e Fowler 1975, p. 232.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [PDF] (en) William Fowler, Charles Christian Lauritsen 1892—1968 : A Biographical Memoir by William Fowler, National Academy of Sciences,‎ 1975 (lire en ligne)
  • (en) Charles H. Holbrow, « Charles C. Lauritsen: A Reasonable Man in an Unreasonable World », Physics in Perspective, vol. 5,‎ 2003, p. 419-472 (DOI 10.1007/s00016-003-0178-7)
  • (da) Knud Jakobsen, Danskeren bag bomben, 2013
  • (en) J. Oppenheimer, N. Metropolis, Gian-Carlo Rota et D. H. Sharp, Uncommon Sense, Cambridge, Massachusetts, Birkhäuser Boston,‎ 1984 (ISBN 0-8176-3165-8, OCLC 10458715) (posthume)
  • Michel Rival, Robert Oppenheimer, Flammarion, coll. « Grandes Biographies »,‎ juin 1995, 294 p. (ISBN 2-08-066799-8, résumé) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes[modifier | modifier le code]