Charles-César de Faÿ de La Tour-Maubourg

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Charles-César de Faÿ
de La Tour-Maubourg
La Tour-Maubourg en 1797
La Tour-Maubourg en 1797
Fonctions
Député de la noblesse aux États généraux
(Sénéchaussée du Puy-en-Velay, Languedoc)
3 avril 178917 juin 1791
Élection 17 avril 1789
Monarque Louis XVI, Roi de France et de Navarre, puis roi des Français
Député à l'Assemblée nationale constituante
17 juin 179130 septembre 1791
Député de la Haute-Loire au Corps législatif
24 nivôse an IX (14 janvier 1801)28 mars 1806
Membre du Sénat conservateur
28 mars 1806avril 1814
Membre de la Chambre des pairs
4 juin 1814mars 1815
Pair des Cent-Jours
2 juin 181524 juillet 1815
Membre de la Chambre des pairs
5 mars 181928 mai 1831 (†)
Successeur Just Pons Florimond de Faÿ de La Tour-Maubourg
(à titre héréditaire)
Biographie
Nom de naissance Marie-Charles-César-Florimond de Faÿ de La Tour-Maubourg
Date de naissance 11 février 1756
Lieu de naissance Grenoble (Drapeau du Dauphiné Dauphiné)
Date de décès 28 mai 1831 (à 75 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Père Claude-Florimond de Faÿ, comte de Coisse (1712-1790)
Mère Marie-Françoise Vachon de Belmont
Conjoint Marie-Charlotte-Henriette Pinault de Thenelles (1760-1837)
Enfant(s) Just-Pons-Florimond (1781-1837)
Adèle (1783-1811)
Alfred-Florimond-Louis (1784-1809)
Rodolphe (1787-1871)
Marie-Stéphanie-Florimond (1790-1868)
Éléonore (1799-1831)
Charles-Armand-Septime (1801-1845)
Profession Officier général
Résidence Château de Maubourg

Charles-César de Faÿ de La Tour-Maubourg
Liste des députés des États généraux de 1789, par ordre, bailliage et sénéchaussée
Liste alphabétique des membres de l'Assemblée constituante de 1789
Liste des députés de la Haute-Loire
Liste des membres du Sénat conservateur

Marie-Charles-César-Florimond de Faÿ, comte de La Tour-Maubourg (Grenoble, 11 février 1756[1] - Paris, 28 mai 1831) est un officier général et parlementaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Charles-César de La Tour-Maubourg était issu de « l'ancienne famille des Faÿ, qui tire son nom de la terre de Latour en Velay, et a compté, au milieu du siècle dernier (XVIIIe siècle), un maréchal de France[2]. » Il épouse (non commun de biens), Marie-Charlotte-Henriette Pinault de Thenelles (1760-1837).

Latour-Maubourg était colonel (mestre de camp) du régiment de Soissonnais (grade auquel il avait été promu le 13 avril 1780), et chevalier de l'ordre de Saint-Louis[3], quand il fut élu, le 3 avril 1789[4], député de la noblesse du Puy-en-Velay aux États généraux. Latour-Maubourg l'avait emporté sur Armand XXIII Jules-François, duc de Polignac, malgré l'immense faveur dont la famille de ce seigneur jouissait alors[5].

Latour-Maubourg avait déjà fait preuve de sympathie envers la Révolution en renonçant aux privilèges de baronnie dont il pouvait se prévaloir aux États de Languedoc[5],[2] : « il se montra le chaud partisan de la liberté et de l'égalité, sans cesser d'être l'ami de l'ordre[5] ».

Quand la minorité de son ordre alla se réunir au tiers-état, Latour-Maubourg, qui comptait parmi les dissidents, prononça ces paroles solennelles :

« Nous cédons à notre conscience, mais c'est avec douleur que nous nous séparons de nos frères, nous venons concourir à la régénération publique[6]. »

Dans la nuit du 4 août, il renonça à un privilège héréditaire dans les États d'Artois, commençant ainsi « la régénération de l'État par la réforme des institutions, et la réforme des institutions par l'abolition des restes de la féodalité[6] ».

Lorsque la guerre civile dévastait le Comtat venaissin et les départements méridionaux, il se prononça pour la réunion d'Avignon à la France ; mais, « ami sincère de la liberté, il voulut que le peuple fût consulté et qu'il exprimât librement son vœu[6] ».

Fuite du roi à Varennes[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative de la rencontre du 23 juin 1791 à Boursault (Marne), entre Épernay et Dormans.

Le 21 juin 1791, le lendemain de la fuite du roi, il proposa de s'assurer, par un nouveau serment, des chefs des commandements de terre et de mer : il jura lui-même fidélité à la nation et à l'Assemblée nationale, et proposa d'envoyer à toute l'armée la formule de ce nouveau serment. Le même jour, chargé par l'Assemblée d'aller délivrer deux aides de camp arrêtés par le peuple, il s'acquitta avec bonheur de cette mission difficile et périlleuse.

Lorsqu'on apprit à Paris l'arrestation du roi à Varennes-en-Argonne, il fut député par l'Assemblée, avec Barnave et Pétion, comme commissaire chargé de ramener Louis XVI à Paris. Aussi dévoué au roi qu'à la constitution, Latour-Maubourg céda à ses deux collègues l'honneur de rester avec la famille royale dans l'intention, sans doute, de les intéresser à la grandeur malheureuse, et se plaça dans une voiture de suite, avec Mme de Tourzel. Son dévouement, à cette occasion, restera incompris de Marie-Antoinette[7].

Fait prisonnier avec La Fayette[modifier | modifier le code]

Charles-César de Latour-Maubourg
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Cavalerie
Grade Lieutenant général : 19 août 1814
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement Régiment de Soissonnais-Infanterie
Régiment de chasseurs des Flandres
Distinctions Légion d'honneur
(Commandant)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)

Le 6 juillet, au moment de la déclaration de Pillnitz[4], lorsque la guerre parut imminente et la crainte de l'invasion étrangère rendit nécessaire la présence à leurs régiments des députés militaires, Latour-Maubourg reçut l'ordre de rejoindre son régiment, qui était à Metz et faisait partie de l'armée du Centre commandée par La Fayette, qui était son ami[5]. Devenu maréchal-de-camp le 6 février 1792, il prit le commandement de l'avant-garde après la mort du général Gouvion. « Il partagea l'indignation que firent éprouver à Lafayette les événements du 20 juin 1792, et s'associa à ses efforts pour en faire punir les auteurs[6] ».

Le 10 août vint bientôt briser ses espérances. Enveloppé dans la proscription de Lafayette, il prit la fuite le 18 avec son général en chef. Il avait le projet de se retirer en Hollande, mais il fut arrêté le 19, à dix heures du soir, avec Lafayette et plusieurs autres, par les avant-postes autrichiens. Il protesta inutilement contre son arrestation : conduit à Luxembourg et jeté dans les prisons du château avec Lafayette, Alexandre de Lameth et Bureau de Pusy, il fut ensuite livré au roi de Prusse, qui le fil conduire à Wesel, puis à Magdebourg. Il y resta jusqu'en l'an III.

Lorsque Frédéric-Guillaume II de Prusse fit la paix avec la France, Latour-Maubourg considéré comme « otage de la Révolution[4] », ne fut point remis en liberté, mais fut livré à Léopold II, empereur germanique et archiduc d'Autriche, qui le transféra avec ses compagnons dans les prisons de la forteresse d'Olomouc en Moravie. Alexandre Lameth obtint bientôt sa délivrance par l'entremise de sa mère, secondée par le maréchal de Broglie, dont elle était la sœur ; mais Latour-Maubourg et ses amis, Lafayette et Bureau de Puzy, conservés par la Coalition « comme victimes expiatoires de la liberté, furent soumis à des tourmens d'une cruauté révoltante[6],[4] ». Latour-Maubourg « n'eut pas même la consolation d'être admis à voir sa femme, qui était allée le rejoindre », pourtant, « comme Lafayette, il protesta n'avoir rien de commun avec les émigrés armés contre leur patrie[2] ».

Le général Bonaparte, poursuivant contre l'archiduché d'Autriche le cours de ses victoires, la força, au mois de vendémiaire an VI, à demander la paix à la France : les conditions en furent réglées par le traité de Campo-Formio ; et l'une de ses conditions fui la mise en liberté de Latour-Maubourg et de ses compagnons. C'était pour eux la fin de la captivité, mais non de l'exil. Le comte, en restant jusqu'en 1799 à l'étranger, n'y accéda point aux vues de l'émigration[5].

Latour-Maubourg ne rentra en France qu'après le coup d'État du 18 brumaire an VIII.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Revenu en France, il s'occupe de faire reconstruire le château familial, détruit sous la Révolution par un incendie (les demeures privées construites à cette époque sont rares...). Soucieux de la gestion de son patrimoine, il participera au financement des activités industrielles de Pierre Samuel du Pont de Nemours, fondateur de la célèbre dynastie américaine (en). Mais cela ne l'empêche pas d'accéder à diverses fonctions politiques.[réf. nécessaire]

Élu, par le Sénat conservateur, député de la Haute-Loire au Corps législatif, le 24 nivôse an IX[4] (14 janvier 1801 : il est secrétaire pour la session de 1803[3]), nommé, par le premier Consul, membre de la Légion d'honneur (4 frimaire an XII) puis commandant de l'Ordre (25 prairial suivant), il fut appelé au Sénat conservateur le 28 mars 1806, il fut appelé au Sénat conservateur et en devint, en 1812, l'un des secrétaires de la haute assemblée[4].

Il fut envoyé en 1807, en qualité de commandant militaire dans les départements de l'Orne, de la Manche, du Calvados, de la Seine-Inférieure et de l'Eure, pour l'organisation de la Garde nationale : à Cherbourg, il contribua à l'achèvement des travaux du port[5]. Les fonctions de commissaire extraordinaire lui furent confiées, en 1810, pour les départements de la Loire-Inférieure, du Morbihan, du Finistère, des Côtes-du-Nord et d'Ille-et-Vilaine.

En 1813, comme commissaire extraordinaire, il fut chargé de prendre des mesures de salut public dans les départements de la Normandie, où il avait été envoyé six ans auparavant. Dans toutes ces missions importantes, mais « il usa de la dictature qui lui était conférée avec une réelle modération[4] » (« revêtu de pouvoirs illimités, dont l'exercice touchait à l'abus, il munira une sagesse et une modération qui lui acquirent de nouveaux droits à l'estime et à la reconnaissance du gouvernement. Partout la paix publique, la concorde entre tous les citoyens et le respect des lois furent le prix de ses efforts[6] »).

Au Sénat, dans la séance du 3 avril de la même année, il fit un rapport sur un projet de sénatus-consulte relatif à l'augmentation de l'armée, rendue nécessaire par les désastres de la campagne de Russie (1812) et la défection du roi de Prusse ; il fit mettre 180 000 hommes à la disposition du ministre de la Guerre, et obtint la création de 4 régiments de gardes d'honneur à cheval.

1814-1815[modifier | modifier le code]

Le comte César de Latour-Maubourg commandait à Caen, au moment où le trône impérial tomba[5]. Le 8 avril 1814, il donna son adhésion à la déchéance de l'Empereur et déposa les pouvoirs qu'il en avait reçus. Le 11, il annonça, par un ordre du jour, que n'ayant aucun ordre du gouvernement provisoire, il cessait toute fonction, mais qu'il restait a son poste pour être encore utile, sinon par son autorité, au moins par ses conseils.

Il fut ensuite nommé par Monsieur, lieutenant général du royaume, le 19 août 1814 (Charles, comte d'Artois), commissaire extraordinaire à Montpellier[3]et fut envoyé en qualité de commissaire dans les départements du midi, où son caractère conciliateur modéra beaucoup la réaction violente qui commençait à s'y manifester[5].

« Tout est changé en France : le langage de Latour-Maubourg, son attitude, sont les mêmes ; il défend avec la même ardeur, avec la même énergie, l'indépendance, les libertés de son pays et cette légalité protectrice toujours réclamée par les vaincus, et dont l'oubli compromet si souvent la victoire[6]. »

Le 4 juin suivant, Louis XVIII le nomma pair de France. Il défendit constamment, dans la session de 1814, les principes constitutionnels, et fut toujours fidèle à la cause qu'il avait si puissamment secondée dès les premières années de la Révolution.

Le 2 juin 1815, il accepta la pairie de Napoléon, et on le vit, toujours fidèle à ses principes, « signaler avec courage dans cette assemblée les actes arbitraires de cette malheureuse période[6] » :

« Depuis deux mois, dit-il, dans la séance du 20 juin, l'Empereur nous a annoncé que la monarchie constitutionnelle allait commencer : or, un des articles les plus importans de la constitution est que nul ne peut être exilé, arrêté, détenu, que de la manière prescrite par les lois. Nous devons demander aux ministres qu'ils nous lassent un rapport sur les exilés et les détenus ; la plupart ne le sont que sous les plus frivoles prétextes et prévenus seulement de délits imaginaires : sous l'empire d'une constitution, aucun individu ne doit être retenu prisonnier sans en connaître les motifs. Il faut que les uns en sortent sans délai, et que les autres soient renvoyés devaut les tribunaux pour être jugés[6]. »

Dans la séance du 21, il demanda la publicité des délibérations relatives aux « désastres du Mont-Saint-Jean »[6] :

« Pourquoi, dit-il, un comité secret ? Je n'en conçois pas la nécessite. Il faut que notre délibération soit publique, afin que nos sentimens soient connus de la nation entière[6]. »

Dans celle du 22, lors de la discussion qui suivit l'exposé de la situation des armées après la « malheureuse journée de Waterloo[6] », il s'écria :

« Ces nouvelles ont tout le caractère de l'invraisemblance : si les faits ne sont pas vrais, je demande que le ministre de la guerre soit mis en état d'accusation pour avoir voulu tromper la Chambre des pairs et celle des représentans. »

Il vota, le 23, en faveur de la proposition de déclarer Napoléon II empereur des Français, par le fait de l'abdication de Napoléon Ier, et en vertu des constitutions de l'Empire (constitution de l'an XII et acte additionnel de 1815). Il avait obtenu la parole, le 20 juin, pour une motion tendant à faire révoquer les commissions de haute police qui, disait-il, « avaient porté le trouble dans toutes les familles » : la précipitation des événements, et la crainte de gêner l'action du gouvernement, l'avaient empêché, les jours suivans, de prendre la parole ; mais, dans la séance du 25, lorsque, loin d'abolir ces commissions, on vint proposer des mesures de sûreté publique destructives de la liberté individuelle, il combattit avec force ces nouvelles mesures, en démontra l'inutilité, et demanda l'abolition des commissions.

Seconde Restauration[modifier | modifier le code]

Louis XVIII comprit Latour-Maubourg au nombre des pairs qui étaient censés avoir donné leur démission en acceptant le mandat impérial, et une ordonnance royale du 24 juillet 1815 le priva de la pairie, qui lui fut rendue, quatre ans après, par une autre ordonnance du 5 mars 1819, en considération des services rendus par sa famille à la légitimité : il siégea jusqu'à sa mort[5] et y défendit toujours les opinions libérales[2].

Latour-Maubourg fut nommé, le 18 mai de la même année, et le premier au scrutin, l'un des cinq membres de la commission spéciale chargée de l'examen du projet de loi relatif à l'abolition du droit d'aubaine, mais il ne reparut plus à la tribune[6] et mourut à Paris, le 28 mai 1831. Il fut inhumé au cimetière de Montmartre[8].

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

État de service[modifier | modifier le code]

Sources [10],[11]:

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Rubans des décorations
Legion Honneur Commandeur ribbon.svg Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon.svg

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext comte sénateur de l'Empire ComLH.svg
Blason Charles César de Fay de La Tour-Maubourg (1753-1831).svg
Armes du comte Defay de Latour-Maubourg et de l'Empire

De gueules, à la cottice d'or chargée en abîme d'une fouine d'azur ; franc-quartier des comtes-sénateurs.[14],[12],[15],[16]

Orn ext Comte (baron-pair) ComLH.svg
Blason ville fr Saint-Étienne-de-Boulogne (Ardèche).svg
Armes du comte de La Tour-Maubourg, baron-pair héréditaire,

De gueules à la bande d'or, chargée d'une fouine d'azur.[17],[13],[3],[15]

Supports 
Deux lions[3].
Devise 
« Par toute voie chemine[17] » ;
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Fouine (fayne en patois[17]) ⇒ Faÿ).

Ascendance et postérité[modifier | modifier le code]

Charles-César de Faÿ était le fis aîné de Claude-Florimond de Faÿ de La Tour-Maubourg (1712-1790), comte de Coisse (dit « le comte de La Tour-Maubourg »), et de Marie-Françoise, fille de Nicolas Vachon (1687-1752), marquis de Belmont, docteur en droit, avocat au parlement de Grenoble.

Son père, Claude-Florimond de Faÿ (1712 - 1790), capitaine de cavalerie, chevalier, seigneur (« comte ») de Coisse[18], baron de Dunières, seigneur du Mazel, de Pleyné, de Salette, de Joyeuse La Roue, de Riotord, de La Motte-de-Galaure, baron de Privas, veuf et sans hoirs de son premier mariage avec Marie Agnès Césarine de Faÿ-Gerlande (1736-1753), avait hérité de tous les biens du grand-père de cette dernière (le maréchal de Latour-Maubourg) en Velay et en Vivarais (dont le domaine de Maubourg), avec charge de reprendre le nom de La Tour-Maubourg Page d'aide sur l'homonymie.

Charles-César avait deux frères cadets et une sœur :

  1. Victor (1768-1850), marquis de La Tour-Maubourg (1817), également général d'Empire puis pair de France (1814) et ministre de la Guerre (1819-1821) ;
  2. Marie (1770 - 12 août 1850), mariée avec Gérard Bidault de Maisonneuve, dont postérité ;
  3. Just-Charles-César (en) (La Motte-de-Galaure, 8 juin 1774 - Paris, 17 février 1846). Colonel de l'armée française sous l'Ancien Régime, il est déclaré traître à la Nation le 19 août 1792, en même temps que son frère aîné et le marquis de La Fayette. Capturé par les Autrichiens, il est libéré peu après. C'est en venant rejoindre (1798, à Wittmoldt (de), Allemagne) son frère aîné libéré, qu'il fait la rencontre d'Anastasie du Motier de La Fayette (1777-1863). Il l'épouse la même année et en eut cinq filles, dont Jenny, aïeule de la reine Paola de Belgique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Extrait des [[registres paroissiaux|registres]] de [[baptême]] de l'église paroissiale de Saint-Jean-Saint-Louis de Grenoble », sur www.culture.gouv.fr, Ministère de la culture - Base Léonore (consulté le 11 novembre 2011)
  2. a, b, c et d « Latour-Maubourg (Marie-Charles-César Fay, comte de) », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition] (lire en ligne)
  3. a, b, c, d et e « De Fay, comte e La Tour-Maubourg, (Marie-Charles-César) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VII,‎ 1826 [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 10-12
  4. a, b, c, d, e, f et g « Latour-Maubourg (Marie-Charles-César de Fay, comte de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique : de la source de ce fleuve à son embouchure dans l'océan, vol. 2, Adolphe Delahays,‎ 1858 (lire en ligne)
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Gallien, « Latour-Maubourg (Marie-Charles-César de Fay, comte de) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. III,‎ 1844 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876, lire en ligne), p. 18-19
  7. Madame de Tourzel, Mémoires
  8. « La Tour-Maubourg », sur www.napoleon1er.org (consulté le 15 novembre 2011)
  9. a et b « Vermondois, du passé à lavenir d'un pays martyr », Thénelles, sur webverman.pagesperso-orange.fr (consulté le 13 novembre 2011)
  10. Côte SHD : 7 Yd 719.
  11. Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné : contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les lettres, les sciences, les arts, etc. Avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits, vol. 2, Charavay,‎ 1860 (lire en ligne)
  12. a et b Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de l'Annuaire de la noblesse,‎ 1894 (lire en ligne)
  13. a et b François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 27 septembre 2005 (consulté le 18 juin 2011)
  14. a et b « BB/29/974 page 79. », Titre de comte accordé à Marie, Charles, César Defay de Latour-Maubourg. Bayonne (mai 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  15. a et b Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de Montpellier, vol. 1-2, F. Seguin,‎ 1860 (lire en ligne)
  16. Nicolas Roret, Nouveau manuel complet du blason ou code héraldique, archéologique et historique : avec un armorial de l'Empire, une généalogie de la dynastie impériale des Bonaparte jusqu'à nos jours, etc..., Encyclopédie Roret,‎ 1854, 340 p. (lire en ligne)
  17. a, b et c Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887 « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 6 novembre 2011)
  18. Il vend Coisse pour 109 000 livres en 1754.
  19. Les sénateurs du Consulat et de L'Empire, Slatkine (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Document utilisé pour la rédaction de l’article« De Fay, comte de La Tour-Maubourg, (Marie-Charles-César) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VII,‎ 1826 [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 10-12 ;
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article« Latour-Maubourg (Marie-Charles-César Fay, comte de) », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition], 1842 (lire en ligne) ;
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleGallien, « Latour-Maubourg (Marie-Charles-César de Fay, comte de) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. III,‎ 1844 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876, lire en ligne), p. 18-19  ;
  • William Duckett (Fils), Dictionnaire de la conversation et de la lecture : inventaire raisonné des notions générales les plus indispensables à tous, vol. 12, 9 rue Mazarine et M. Levy,‎ 1856, 2e éd. (lire en ligne) ;
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleGeorges Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique : de la source de ce fleuve à son embouchure dans l'océan, vol. 2, Adolphe Delahays,‎ 1858 (lire en ligne) ;
  • Nouvelle biographie générale, tome 29, Didot, 1859.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleAdolphe Rochas, Biographie du Dauphiné : contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les lettres, les sciences, les arts, etc. Avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits, vol. 2, Charavay,‎ 1860 (lire en ligne) ;
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article« Latour-Maubourg (Marie-Charles-César de Fay, comte de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore] ;
  • Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse,‎ 1894 (lire en ligne) ;
  • L. de la Roque : Catalogue Historique des Généraux, Paris, Desaide, 1896
  • F.-J. de Basterot, Souvenirs d'enfance, de jeunesse Paris, 1896
  • R. de Nomazy, Maubourg, Édition des Houillères de la Loire, 1956
  • C. Bertholet, Contribution à l'Histoire des derniers Fay de la Tour Maubourg, Per Lou Chamis, numéro spécial, 1982.
  • Madame de Tourzel, Mémoires, Le Mercure de France, 1986.
  • Association des amis du domaine de Maubourg, Il était une fois Maubourg, 2006
  • Dictionnaire biographique des officiers généraux de Haute-Loire
  • Légion d'honneur, Les Légionnaires de Haute-Loire.
  • Jean Tulard, Jean-François Fayard, Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française (1789-1799)